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II° SECTION

MONOCOTYLEDONES CRYPTOGAMES.

Fleurs indistinctes ; étamines et carpelles nuls ou invisibles.

96° FAMILLE. — CHARACÉES.

Les Characées sont des herbes aquatiques, toujours submergées, exhalant ordinairement une odeur fétide. Leur tige, articulée et fistuleuse, n’a pas de feuilles ; celles-ci sont remplacées par des rameaux verticillés, tantôt simples, tantôt plus ou moins ramifiés. Quand ils sont simples, les organes de fructification sont placés le long de leur face interne ; lorsqu'ils sont ramifiés, on les remarque à leur sommet ou au

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niveau de l’angle formé par leurs divisions. Ces organes de fructification sont de deux sortes, tantôt portés sur la même plante, tantôt séparés sur des pieds différents. Les uns, nommés anthéridies, paraissent les premiers; ce sont de petits globules d’un beau rouge (41), composés de deux tuniques, l'extérieure transparente, membraneuse, continue, lintérieure opaque, colorée en rouge, formée de 8 pièces triangulairesdentées, s’engrenant entre elles par leurs dents. Les autres organes, appelés sporanges, sont de pétits corps ovoïdes ou presque globuleux, surmontés d’une petite couronne (coronule) à à dents plus ou moins saillantes ou indistinctes, entourés d’une membrane translucide, et offrant à Fintérieur un tégument opaque et comme formé de 5 lanières contournées en spirale.

DXXXIX. CHara (L.). CHARAGNE,

Caractères de la famille.

* Tiges opaques, fragiles quand elles sont sèches, ordinairement recouvertes d'une croûte sablonneuse.— Chara (Agardh) .*

1813. GC. vuLearis (Smith). C. commune. — C. fœtida (AI. Braun): (Vulg. Herbe à récurer.)

Plante monoîque. Tiges de 2-6 déc., gréles, glauques et pulvérulentes-grisätres par la dessication, & aiguillons nuls ou rares et trés-petits ; rameaux verticiliés par 6-10, portant sur leur face interne de petits involucres formés üe 4 bractéoles; bractéoles beaucoup plus longues que les sporanges : sporanges à coronule courte et tronquée ; anthéridies solitaires, placées au dessous des involucres. ©. Mai-août. (V. D.)

b. C. funicularis (Thuill.). Tige tordue comme une corde.

Eaux stagnantes, fossés, fond des rivières : les Brotteaux, derriere le fort; Villeurbanne, Dessine ; environs de Belley. C 1814. C. uispipa (L.). C. HiSpipe.

Plante monoïque. Tiges de 4-8 déc., robustes, glauques et pubescentes-grisätres, sillonnées et tordues, hérissées au moins au sommet d'aigquillons nombreux, longs et déliés; rameaux verticillés par 8-10, portant sur leur face interne de petits involucres formés de 4 bractéoles ou plus; bractéoles un peu plus longues que les sporanges ; sporanges à coronule étalée ; anthéridies solitaires au dessous des involucres. ®. Maiaoût.

Marais et fossés ; Vaux-en-Velin; Dessine, en allant du mowin aux sources.

(1) La couleur rouge des anthéridies disparaissant par la dessication, les planes de cette famille doivent être étudiées vivantes.

CHARACÉES. LUE

1845. GC. romenrTosa (L.). C. COTONNEUSE. — C, ceratophylla (Wallr.).

Plante dioique. Tiges de 4-6 déc., robustes, glauques et cotorneuses-grisätres, fortement sillonnées et tordues, hérissées au sommet de petits aiguillons dirigés en bas ; rameaux verticillés par 6-8, portant sur leur face interne de petits involucres formés de 4 bractéoles ou plus ; bractéoles plus courtes que les sporanges; sporanges à coronule formée de 5 dents courtes et dressées. (®. Mai-août.

Mares et fossés : Pierre-Bénite; Dessine, vers les marais tremblants.

1846. C. rraGiis (Desv.). C. FRAGILE. — C. pulchella (Wallr.).

Plante monoïque, affectant des formes très-variées. Tiges de 2-6 déc., gréles, vertes, ordinairement peu incrustées, 07 aiguillonnées, très-fragiles quand elles sont sèches; rameaux verticillés par 6-10, portant sur leur face interne de petits involucres formés de 4 bractéoles ; bractéoles ordinairement plus courtes que les sporanges ; sporanges à coronule allongée et effilée ; anthéridies solitaires au dessous des involueres. ®. Juillet-septembre.

b. C. capillacea (Thuill). Tiges et rameaux très-grêies, capillaires, trèsallongés, non incrustés.

c. C. globularis (Thuill.). Tiges et rameaux très-allongés: sporanges dégénérés, globuleux, non striés.

Mares du Rhône à la Tête-d'Or; eaux stagnantes en Bresse.

** Tiges translucides, flexibles quand elles sont sèches, rarement recouvertes d'une croûte sablonneuse. — Nitella (4gardh).

+ Rameaux simples ; sporanges et antheridies places sur la face interne des rameaux.

1847. C. cLomeraTA (Desv.). C. À FRUITS AGGLOMÉRÉS. — C. batrachosperma (Balb., FL lyonn.). — Nitella glomerata (Coss. et Germ.).

Plante monoîique. Tiges de 8-12 cent., d'un vert clur, translucides, luisantes, lisses; rameaux courts, articulés, disposés en verticilles rapprochés en têtes terminales; sporanges striés, arrondis, agglomérés plusieurs ensemble autour de chaque anthéridie ; anthéridies solitaires au centre des involucres. ®@. Juin-août. +

Marais : Dessine; Vaux-en-Velin; Janeyriat; le Vély, au dessus de Hauteville, R. R.

TT Rameaux ordinairement divisés ; sporanges et anthéridies terminaux ou naissant au niveau des angles de division.

1848. C. rLexILIS (L.). C. FLexIBLE. — Nitella flexilis (AL. Braun). — N. Brongniartiana (Coss. et Germ.).

Plante monoique. Tiges de 1-4 déc., d’un vert foncé, translucides, lisses, grèles et flexibles; rameaux allongés, divisés en 2-3 pointes aiguës, mais. non mucronées, non rapprochés

918 ÉQUISÉTACÉES.

en têtes terminales; sporanges solitaires, plus gros que les anthéridies. ®. Juin-septembre.

Étangs de Lavore; marais de Bresse, à Pont-de-Vaux, etc. Y819. C. syxcanpa (Thuill.). C. A FRUITS AGRÉGÉS. — Nitella syncarpa

{Coss. et Germ.). $

Ressemble beaucoup à la précédente et affecte des formes très-variées. Plante dioïque. Tiges de 2-4 déc., d’un vert trés-clair, translucides, lisses, grêles et flexibles ; rameaux allongés, souvent simples, ferminés par une pointe. courte. et rucronée, non rapprochés en têtes terminales; sporanges plus petits que les anthéridies, agrégés au nombre de 3-4 et dépourvus de bractées. ©. Maiï-juillet.

Eaux stagnantes à la Tète-d'Or; étangs de Bresse. R.

97° FAMILLE. — ÉQUISÉTACÉES.

Les plantes de cette famille sont toutes des herbes vivaces, à racine tracante. Leur fige, cylindrique, fistuleuse, striée ou s'Ilonnée, est formée d'articles unis les uns aux autres, chacun d'eux étant muni à sa base d’une gaine dentée, qui ternine l’article précédent et remplace les feuilles. Les rameaux, quand l'espèce en porte, ont absolument Ja même structure et sont ordinairement verticillés. Leur fractification consiste en un épi ou chaton terminal, composé d’écailles assez semblables à de petites têtes de clous. Ces écailles portent sur leur suriace inférieure de petits sacs membraneux, renfermant des graines sphériques, nues, munies de 4 appendices filiformes,

DXL. EquisetTum (L.). PRÊLE.

Caractères de la famille.

* Tiges de deux sortes, les unes fertiles, colorées, ordinairement simples, les autres stériles, munies de rameaux verts.

+ Tiges stériles paraissant en même que les tiges fertiles.

1850. E, syLvaTICUM (L.). P. DES FORÊTS. f

Tiges fertiles de 2-4 déc., grêles, d’abord simples, développant ensuite vers le sommet 4 ou 2 verticilles de rameaux à la fin de la floraison ; tiges stériles de 4-8 déc., garnies de nombreux verticilles de rameaux d’un vert gai, ramiliés, arqués et pendants; gaines allongées, verdâtres à la base, roussâtres au sommet, divisées en 3-4 lobes fendus ou dentés ; épi roussâtre, ovoide ou elliptique. %. Avril-tuin. (V. D.)

Bois et pes humides des montagnes: Saint-Bonnet-le-Froid; prairies

d'Aveize; Pilat, à la République et an pré Lager, Pierre-sur-Hante; et dans l'Ain, Crôt de Châlam; Retord, sous l'ancienne chapelle, R,

ÉQUISÉTACÉES. 579

LA Tiges stériles ne paraissant qu'après la destruction des fertiles. celles-ci toujours très-simples.

1851. E. anvense (L.). P. DES CHaMPs.

Tiges fertiles de 1-2 déc., roussätres, à gaines blanchâtres à la base, profondément divisées au sommet en 8-12 dents brunes, lancéolées-acuminées ; tiges stériles de 3-6-déc., d’un vert pâle, garnies de nombreux verticilles de rameaux sillonnés, quadrangulaires, un peu rudes; épi oblong, roussâtre. %. Mars-avril. (V. D.)

Champs sablonneux. C.

1852. E. recmaregra (Ehrh.). P..DEs MarÉcaGEes. — E. churneum (Schreh.). — E. fluviatile (Duby).

Tiges fertiles de 2-3 déc., robustes, blanches ou d’un blanc roussâtre, à gaines très-longues, d’un brun noirâtre au sommet, profondément divisées en 20-30 dents longuement acuminées ; tiges stériles de 6-10 déc., robustes, d’un beau blanc d'ivoire, munies de nombreux verticilles de rameaux anguleux, filiformes, allongés, un peu rudes; épi oblong, gros, noirâtre au sommet. %. Mars-avril. (V. D.)

Lieux marécageux, bord des rivières. A. C.

** Tiges toutes semblables. et fertiles:

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