‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 720 sur 734 · E. PALUSTRE (L.). P. DES MARAIS · texte numérisé non relu

E. PALUSTRE (L.). P. DES MARAIS

Tiges de 3-6 déc, vertes, profondément sillonnées, lisses ou à peu près, munies de nombreux verticilles de rameaux anguleux ; gaines vertes à la base, à 6 (rarement 8-12) denis lancéolées-aigqués, noïrâtres au sommet, membraneuses-blanchâtres sur les bords; épi oblong-cylindrique, varié de noir et de roux. %. Mai-juillet. (V. D.)

b. var. polystachion. Rameaux supérieurs tous terminés par un petit épi.

Marais, fossés : la Tète-d'Or, dans les îles; Villeurbanne ; Vaux-en-Velin ; Dessine ; la Bresse et le Bugey. C.

1854. E. Limosum (L.). P. pes BouRBIERS.

Tiges de 6-10 déc., vertes, robustes, lisses, marquées de 15-20 sfries peu profondes sur la plante vivante, ne présentant de verticilles de rameaux que dans leur partie sup., ou en étant complètement dépourvues ; gaines étroitement appliquées, vertes à la base, terminées par 15-20 dents noirâtres, lancéolées-subulées; épi ovoïde, noiràtre. %. Maiaoût. (V. D.) | b. var. polystachion. Rameaux supérieurs {ons terminés par un petit épi.

Prés marécageux, étangs, fossés : Écully; Gorge-de-Loup; les Charpennes; Dessine, Yvour; Retorü, ete. P.R.

1855. E. BYEMALE (L.). P. D'HIVER.

LA

Tiges de 6-12 déc., d’un vert glaucescent, frés-rudes, à 45-20 sillons, ordinairement simples, présentant rarement quelques rameaux épars; gaines appliquées, blanchâtres au milieu, marquées de deux cercles noirs au sommet et à la base, terminées par 15-20 dents dont la pointe lancéolée et membraneuse est très-caduque ; épi court, ovoide, varié de noir et de roux. %. Mars-avril.

Bois humides, lieux fangeux : la Pape; Neuville; Pilat ; Néron ; Meximieux. i856. E. Ramosux (Schleich.). P: RAmMEuSe. — E. multiforme (Vauch.). — E.

elongatum (Wild.). — E. tuberosum (Hect.).

Ratine articulée, munie de petits tubercules aux articulations; tiges de 2-9 déc., d’un glauque blanchàtre, lisses ou peu rudes, grêles, sillonnées, tantôt rameuses dès la base, tantôt seulement au sommet, mais à rameaux toujours disposés irréguliérement, les uns stériles, les autres fertiles ; gaines évasées, un pew campanulées, à dents blanchätres, marquées de brun et {erminées par une longue pointe molle, membraneuse et caduque ; épi ovoïde, aigu, varié de noir et de roux. %. Juin-septembre.

Lieux sablonneux : la Tête-d’Or; la Mouche; vallon de Bonnand:

1857 E. varteGaTuu (Schicich. et D. C.). P. PANACRHÉE.

Racine profonde, fibreuse, sans tubercules; tiges de 2-5 déc., grisètres, grèles, venant par touffes, simples ou à rameaux courts à la base; gaines petites, noires, cylindriques, à côtes convexes, terminées par 6-8 dents grisesmembrancuses, finissant par une pointe fine, molle, caduque ;

épi ovale-oblong, pointu, sortant d’une gaine évasée en forme.

de eloche. %. Juin-septembre.

Dans une île à la Tête d'Or. R.

98° FaxiLLe. — FOUGÈRES:

Les Fougères sont des plantes vivaces, offrant laspect le plus gracieux dans la nature et dans les herbiers. Leur tige, réduite à une souche souterraine dans nos climats, émet une ou plusieurs feuilles radicales, le plus souvent pennées ou pennatifides, ordinäirement roulées en crosse avant leur développement (particularité remarquable, qui n'appartient qu’à cette ‘amille et à la suivante). Leurs fructifications sont encore plus extraordinaires : à part 2 ou 3 genres où elles se montrent en grappe, épi ou panicule, on les trouve toujours situées à la page inférieure des feuilles, tantôt couvertes d’un tégument, tantôt absolument nues, rarement bivalves, plus souvent mu-

dé trac À

FOUGÈRES. 581 nies d’un anneau articulé, qui, par son élasticité, facilite leur ouverture. Leurs graines, nommées spores, sont arrondies, oblongues ou réniformes, mais toujours frés-nombreuses et très-petites.

16 Trisu : SPICIFÈRES. — Fructifications en grappe, panicule ou épi distinct de la feuille ; feuilles non enroulées en crosse avant leur développement.

DXLI. OPHi0GLOSsUM (L.). OPHIOGLOSSE.

Fructifications disposées sur 2 rangs en un long épi linéaire : feuille entière.

1858. O. vuzcarus (L ). O comuuxr. (Vulg. Langue-de-serpent.

Tige de 1-4 déc., simple, grêle; f. unique, ovale, {rèsentière; épi pédonculé, opposé à la feuille. %. Mai-juin. (V. D.)

Lieux humides, prés tourbeux : la Tête-d'Or; marais de Cheyssin ; Yvour ; autour des étangs de Lavore; entre Alix et Bagnols ; Tarentaise, au Mont

Pilat; Meximieux, derrière le “château, aux sablicres : . lac de Bar; sous la fontaine du Vorage, à Saint-Rambert (Ain). R.R.

DXLII. BorrycHiuu (Swartz). BOTRYCHE.

Fructifications disposées en grappe terminale ou opposée à la feuille ; feuille pennatiséquée..

1859. B. Lunarra (Swartz). B. LUNAIRE. — Osmunda lunaria (L.).

Tige de 1 déc., simple: f. unique, pennatiséquée, à segments en croissant, entiers ou sinuës ; fructifications disposées en une seule grappe pédonculée, opposée à la feuille et la dépassant. %. Mai-juillet.

Prairies et pâturages élevés : Saint-Bonnet-le-Froid; Pilat, au saut du Gier et au Bessac; la Grande-Chartreuse ; et dans l'Ain, les Monts-Dain; le Poiz:t: Retord ; le Colombier du Bugey ; tout le Jura. R.

1860. B. ruTAcEU» (Wild.). B. À FEUILLES DE RUE.

Tige de 6-10 cent., simple, grêle ; /. unique, pennatiséquée, à segments ovales-oblongs, obtus, irréguliérement incisés-lobés.; fructifications disposées en 73 grappes terminales, dépassant la feuille. %. Juillet-août.

Dans un pré à Pilat, près dela ferme de Botte. R. R.R.

— Cette-espèce très-rare a été découverte à Pilat par M. l'abbé Sertre, di-

- recteur du séminaire d’AlXx.

DXLIIL Osmuxpa (L.). OSMONDE.

Fructifications disposées en panicule terminale ; feuille pennée.

18G!. O. rEGaALIS (L.). O. ROYALE. (Vuls. Fougère fleurie.)

Grande feuille ? fois pennée ; folioles oblongues-lancéolées, denticulées sur les bords, obliquement tronquées à la base ; fructifications rougeâtres, en épis serrés, formant par leur réunion une panicule terminale. %. Juin-août. (V. D.)

Marais des Avesnieres (Isère); bois marécageux de la Bresse, à Marboz; près Bourg, et probablement dans les environs. R: R. R.

LE° Triou : PHYLLOSPERMÉES. — Fructifications pla-

cées sur la page inférieure des feuilles; feuilles roulées en crosse avent leur développement.

[re Sous-Trieu : POLYPODIÉES. — Fructifications n'étant. pas recowvertes par un tégument dans leur jeunesse.

DXLIV. Poryroprum (L.). POLYPODE.

Fructifications disposées par groupes arrondis, non entremélés d’écailles scarieuses.

1862. P. vurçcare (L.). P. coumux. (Vulg. Reolisse des bois.)

Racine traçante et à saveur sucrée; f. de 2-4 déc., profondément pennatipartites, à partitions oblongues, obtuses, entières, parfois ondulées ou finement denticulées sur les bords, à nervure médiane saillante en dessous; fructifications disposées sur 2 rangs parallèles à cette nervure. %. Presque toute l’année. (V. D.)

Rochers. vieux murs humides, bois. C.

1863. P. PHEGOPTERIS (L.). P. PHÉGOPTÈRE.

Racine traçante ; f. de 1-4 déc., longuement pétiolées, triangulaires-acuminées dans leur contour, 4 fois pennées, folioles connces à la base, les deux in. plus écartées et dé-

etées, toutes pennalifides, à pinnules oblongues, obtuses où

tronquées, pubescentes et ciliées; groupes de fructifications disposés en lignes sur les deux bords de chaque lobe des folioles, à la fin confluents. %. Juin-août.

Bois couverts : le Mont-Pilat; bois de la Faye. dans les montagnes dn Bean jolais ; la Grande-Chartreuse; le Jura. R.

1864. P. pryortents (L.). P. DRYOPTÈRE.

Racine traçante; f. de 1-4 déc., élégantes et délicates, d'un vert tendre, faibles, élalées, longuement pétiolées, à pétiole gréle, nu jusqu’à sa base, triangulaires dans leur contour, 2-3 fois pennées, à folioles opposées, divisées en pinaules où lobes oblongs, obtus, un peu crénelés ; groupes de

frustifications disposés sur 2 lignes parallèles et foujours disvinctes. %. Juiliet-août. (V. D.)

Bois couverts. rochers humides : Saint-Romain-de-Couzon ; Anjoux. dans le Beaujolais; Duerne; Haute-Rivoire: le Mont-Pilat; le Valromey; Pierre- Châtel ; Virieu, ete.; aux environs de Belley. P. C.

- 1865. P. cazcareux (Smith). P. pu caccaire. — P. Robertianum (Hoffm.).

Diffère du précédent 1° par ses feuilles d’un vert jaunätre, raides, dressées et non étalées, à pétiole garni vers sa base de petites écailles roussätres; 2° par les pinnules- un peu plus étroites, ordinairement entières; 3° par les groupes de fructifications confluents à la malurité. %. juillet-août.

Haies et bois humides des terrains calcaires : Mont-Carrat, près de Saint- Chef (Isère); environs de Nantua. R.

1866. P. Raormieum (L.) P. nes Gnisoxs. — P. alpestre (Hoppe). — Aspidium molle (Swartz).

« Cette belle Fougère, dit M. de Candolle, peut se décrire par une seule phrase: elle a toute la forme de FAfhyrium filér fœmina, mais ses groupes de fructifications ne sont jamais recouverts par un tégument.»—F. de 3-6 déc., vertes, {urgement oblongues-lancéolées dans leur contour, plus étroites à la base et au sommet, ? fois pennées, à folioles profondément pennatifides, alternes, divisées en pinnules oblongues, incisées-denticulées au sommet; groupes de fructifications distincts, disposés sur 2 rangs parallèles dans chaque pinnule. %. Juin-août.

Lieux humides des hautes montagnes : le Mont-Pilat; la Grande-Chartreuse. R.

DXLV. CETERACH (C. Bauhin). CÉTÉRACH.

Fructifications disposées par groupes oblongs ou linéaires, entremelés d’écailles scarieuses et brillantes qui recouvrent à la fin toute la face inférieure des feuilles.

1867. C. orricianum (D.-C.). C. oFrIcINAL. — Asplenium ceterach (L.). — Grammitis celerach (Swartz). {Vulg. Dorade.)

Petite plante croissant par toufles; f. pennatipartites, à partitions obtuses, alternes, entières, vertes en dessus, recouvertes en dessous d’écailles brillantes, d’abord argentées, à la fin rousses. %. Juillet-août. (V. D.) .

Murs et rochers. P.R.

Ile Sous-Trinu: ASPIDIÉES. — Fruclifications recouvertes d'un tequment pendant leur jeunesse.

DXLVI. Asprpium (Rob. Br.). Asprprox.

Groupes de fructifications arrondis, épars ou disposés par

séries régulières, recouverts dans leur jeunesse d'un fégurent en bouclier, atfaché par le centre et s’ouvrant par toute la circonférence.

1868. A. Loncairis (Swartz). À. LONCHITE.— Polystichum lonchitis (Roth).— Polypodium lonchitis (L.).

F, de 2-4 déc., oblongues-lancéolées, 4 fois-pennées, à fo-

lioles lancéolées, courbées en faulx, bordées de dents acumi-

nées et piquantes, munies à la base, du côté sup., d’une oreillette aigué; pétiole et axe des feuilles couverts d’écailles

roussâtres; groupes de fructifications disposés sur 2 lignes.

régulières et toujours distinctes. %. Juillet-août. Bois des montagnes : Pilat; la Grande-Chartreuse; Retord; Arvières; au dessus de l'Abergement de Varey, en allant à Saint-Rambert.

1869. A. ACULEATUM (Swartz). À. A AIGUILLONS. — Polystichum aculeatum (Roth). — Polypodium aculeatum (L.).

Plante de 1-8 déc., très-variable. F. oblongues-lancéolées, 2 fois pennées, à folioles lancéolées-acuminées, divisées en pinnules inégalement ovales, bordées. de dents terminées par une pointe sétacée, raide el piquante, les inf. souvent munies à la base d’une oreillette saïllante, les sup. sessiles et confluentes; pétiole et axe des feuilles couverts d’écailles roussâtres; groupes de fructifications assez petits, disposés dans

chaque pinnule sur 2 lignes régulières, d’abord distincts, à.

la fin confluents. %. Juin-août. (V. D.)

a. var. vulgare (Doell.). F. raides; pinnules inf. rétrécies à la base, légère ment décurrentes.

b. var. angulare (Kit). F. moins raides, pius étroites ; pinnules presque toutes distinctement pétiolulées.

e. var, Plukinetii (D. C.). F. plus étroites et moins élevées; pinnules soudées et confluentes à la base, de telle sorte que les feuilles sont simplement pennées, à folioles pennatifides.

d. var. divaricatum. Folioles plus étalées, et même les inférieures déjetées.

Haies et bois ombragés: Écully; Charbonnières; Francheville; Roche- Cardon ; l'Argentière; Pilat; la Grande-Chartrense; le Bugey et la Bresse. La variété ç à Roche-Cardon,; la variété d à Francheville.

DXLVII. Porysricaum (Roth). PoLysric.

Groupes de fructifications arrondis, épars ou disposés par

séries régulières, recouverts dans leur jeunesse d’un tégument arrondi-réniforme, attaché par le centre et par un pli enfoncé, s’ouvrant par côté, mais non par toute la circonférence.

1870. P. oneorrenis (D. C ). P. onéoPrÈRE.—Aspidium orcopteris (Swartz:. — Polypodium pterioides (Vill.).

F. de 3-8 déc., oblongues-lancéolées dans leur contour,

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