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P. AQUILINA (L.). P. AIGLE IMPÉRIALE

Racine traçante, presque horizontale; f. très-grandes, de 6-15 déc., 2-3 fois pennées, à pinnules oblongues ou linéaires-lancéolées, coriaces, enroulées sous les bords, les inf. pennatifides, les sup. entières ; pétiole à partie inf. noirâtre, offrant comme un aigle à deux têtes dans la section oblique de sa base. %. Juillet-septembre. (V. D.)

Lieux stériles, bois, haies. C. C. C.

— Gilibert indique à Pilat le Pteris crispa (L.).

DLIV. ADIANTHUM (L.). ADIANTHE.

Fructifications en groupes interrompus, oblongs ou arrondis, placés sur le bord des feuilles; tégument continu avec ce bord et s’ouvrant de dedans en dehors,

MARSILÉACÉES. 591 - 1890. A. caPicLus VenErIs (L.). À. cApiLLAIRE. (Vulg. Capillaire de Montpellier.)

Plante de 1-3 déc., faible. F. 2-3 fois pennées, à folioles cunéiformes à la base, arrondies et irrégulièrement inciséeslobées au sommet, portées sur des pédicelles capillaires; pétiole grêle, faible, allongé, d’un brun noirâtre et luisant. %. Juin-novembre. (V. D.)

Grottes et rochers humides aux Étroits: cascade de Cervérieux ; source du Groin, près d’Artemare. R.

99° FAMILLE. — MARSILÉACÉES.

Les Marsiléacées sont de petites plantes aquatiques que leurs feuilles roulées en crosse avant leur développement rapprochent des Fougères, mais qui se distinguent de toutes les plantes précédentes par leurs fructifications radicales. Ce sont des coques globuleuses, coriaces, épaisses, divisées en plusieurs loges par des cloisons membraneuses. Ces loges présentent deux sortes d'organes : les uns, analogues à des graines dures, à enveloppe transparente et gonflée par l’eau ; les autres, semblables à de petits ballons membraneux, pleins d’une gélatine où nagent des globules sphériques bien plus petits que les graines.

DLV. MansiLEA (L.). MARSILÉE.

Fructifications ovoïdes, comprimées, pédicellées, réunies sur un pédoncule commun, s’ouvrant en 2 lobes à la maturité ; feuilles composées.

1891, M. quaDrtFOLIA (L.). M. A QUATRE FEUILLES.

Tiges rampantes; pétiole allongé, grêle, portant 4 folioles lisses, vertes, cunéiformes à la base, arrondies au sommet. disposées en croix, flottantes à la surface de l’eau; capsules noirâtres, velues. %. Juillet-octobre.

Bord des étangs et des mares : Oullins; Vaux-en-Velin; Dessine; Janeyriat ; étangs de la Dombe et de la Bresse.

— Cette plante ne fructifie que quand l’eau est abondante.

DLVI. PILULARIA (L.). PILULAIRE.

Fructifications globuleuses, sessiles, solitaires, s’ouvrant en 4 lobes à la maturité; feuilles linéaires, trés-entiéres. 1892. P. GLOBULIFERA (L.). P. A GLOBULRS,

Tiges filiformes, radicantes; f, d’un vert gai, linéaires-

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sétacées, réunies en touffes; capsules brunâtres, velues, de la grosseur d’un petit pois. %. Juillet-septembre. (V. D.)

Lieux inandés, bord des étangs : Montribloud ; Saint-André-de-Corey. — Fructilie rarement.

b. P. natans (Mérat). F. allongées et flottantes, —Dans une mare entre Tassin et Saint-Genis-les-Ollières. R. É

100° FAMILLE. — LYCOPODIACÉES.

Cette dernière famille des plantes vasculaires touche aux Mousses de très-près par ses petites feuilles entiéres, acérées, imbriquées, quelquefois même terminées par un poil. Elle ren‘erme des plantes vivaces, herbacées, à tige rameuse, souvent dichotome, couchée-radicante au moins dans sa partie inférieure. Leurs fructifications se composent de capsules crustacées, très-petites, placées le long de la tige à l'aisselle des feuilles ou à l’aisselle de pctites bractées, et alors disposées en épis terminaux. Ces capsules sont tantôt uniformes, tantôt de deux sortes : les unes à 2 battants, remplies d’une poussière inflammable, très-fine et très-abondante; les autres, plus rares, s’ouvrant par 3-4 valves, et contenant ordinairement 4 corps globuleux, rudes, marqués en dessous de 3 côtes saillantes. .

DXLVII. Lycoronium (L.). LYCOPODE.

Caractères de la famille.

1893. L. cLavatus (L.). L. À MAssuEs.

Tiges de 2-10 déc. ou plus, longuement rampantes, rameuses-dichotomes , à rameaux forifères ascendants; f. éparses, linéaires, ferminées par une longue soie; épis en massue oblongue, longuement pédonculés, ordinairement géminés, portant les fructifications à l'aisselle de petites bractées roussätres, ovales, aristées. %. Juillet-septembre. (V. D.)

Bruyères humides, bois montueux, rochers : le Mont-Pilat; Pierre-sur- Haulc ; le bois des Volières, aux Echeyts (M. Chabert); le Bugey. A. R.

1894. L. suNtPERtFOLIUM (D. C.). L. A FEUILLES DE GRENÉVRIER. — L. annotinum (L.).

Tiges rampantes, rameuses-dichotomes inférieurement, à rameaux florifères ascendants ; f. d’un vert pâle, éparses sur 4-5 rangs, linéaires-lancéolées, raides, étalées, denticulées au sommet, mucronées, mais sans poil terminal; épi cylindrique, sessile, solitaire, portant les fructifications à l'aisselle de bractées ovales et cuspidées, différentes des feuilles. %. Juin-août. (Y. D.)

Bois des hautes montagnes : le Mont-Pilat, an Bessae, à la source du Furens ; Pierre-sur-Haute; la Grande-Chartreuse, R. R,

LYCOPODIACÉES. 593 1895. L. iNuNDaATuu (L.). L. INONDÉ.

Tiges de 5-20 cent., rampantes et radicantes, appliquées sur la terre, à rameaux florifères dressés et très-simples ; f. imbriquées, très-serrées, linéaires-lancéolées, trés-entiéres, sans poil terminal; fructifications disposées en épi terminal, solitaire, renflé en massue, muni de bractées d’un vert jaunâtre, semblables aux feuilles. %. Juillet-septembre.

Prairies tourbeuses : Chazay-d'Azergue; le Mont-Pilat, dans les prés de Tarentaise ; Pierre-sur-Haute. R.

1896. L. s£LAGo (L.). L. SÉLAGINE.

Tiges de 1-2 déc., divisées dès la base en rameaux dressés, parallèles, à peu près égaux; f. d’un vert foncé, linéaireslancéolées, raides et piquantes, très-serrées; fructifications placées à l’aisselle des feuilles, le long des rameaux. %. Juinaoût. (V. D.)

Bois et rochers herbeux :-le Mont-Pilat, au dessus du saut du Gier; Pierresur-Haute. R.

1897. L. SELAGINOIDES (L.). L. FAUSSE SÉLAGINE. — Selaginella spinosa (AL. Braun).

Tiges de 3-5 cent., grèles, couchées à la base, à rameaux florifères simples et dressés; f. lancéolées, éparses, un peu étalées, bordees de petits cils spinescents; fructifications de deux sortes : les sup. à 2 valves et remplies de poussière, les inf. à 4 valves renfermant un seul globule; épi terminal, unique, à bractées jaunâtres, plus grandes que les feuilles ei denticulées comme elles. %. Juillet-août.

Pelouses et bruyères humides des hautes montagnes : le Mont-Pilat, dans

les pâturages du grand bois; Pierre-sur-Haute; la Grande-Chartreuse ; le Reeulet ; Retord en Valromey; le Colombier du Bugey.

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