‹ Étude des Indications et de la Technique des Butées ostéoplastiques dans les subluxations et luxations congénitales invétérées de la Hanche et en particulier dans leurs variétés postérieuresChapitre 13 sur 54 · REMARQUES DE TECHNIQUE OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

REMARQUES DE TECHNIQUE OPÉRATOIRE

La confection de ces butées ostéoplastiques de stabilisation au-dessus d’une tête fémorale siégeant soit en regard du cotyle, soit au-dessus de lui, soit au-dessus et en avant de lui, doit être considérée comme une opération simple; on est toujours étonné de trouver la tête beaucoup plus antérieure qu’on ne le croyait; cependant, différents points techniques méritent d’être soulignés.

L'opérateur doit être suffisamment aidé : trois aides sont nécessaires dont deux pour assister directement le chirurgien, le troisième étant chargé uniquement de manœuvrer le membre et de veiller au maintien de la position du sujet.

La bonne mise en position du sujet réclame une abduction forcée : faut-il se contenter de rompre les adducteurs qui font obstacle ou faut-il les sectionner chirur-

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gicalement ? Le seul ennui de la rupture c'est l’hématome qui l’accompagne, mais nous lui donnons néanmoins la préférence pourvu qu’elle soit pratiquée doucement : en procédant ainsi, par myorrexis suffisant juste à l’allongement désiré, on peut avoir lascutaice que les muscles reprendront bien. Dans la section, on réalise d’emblée un écartement maximum quelquefois sans proportion avec le résultat souhaité, qui compromet la réparation musculaire. Or les adducteurs seront nécessaires quand la hanche solide pourra reprendre l’usage de ses mouvements. Cependant, pour Lance, la section serait préférable, la reconstitution des adducteurs étant susceptible plus tard de replacer le levier en position d’adduction.

L’incision, verticale à sa partie antérieure, peut avoir, en cas de suppuration ou de tendance chéloïdienne, l’inconvénient de laisser une bride rétractile susceptible de gêner l'extension complète : aussi conseillons-nous de lui donner, dans sa moitié inférieure, un peu de concavité antérieure.

En cours d’intervention l’hémostase est facile : l’opération est peu sanglante : cependant, il faut lier avec soin la circonfiexe iliaque superficielle toujours rencontrée pour ne pas aggraver le risque d’hématome que doit déjà faire redouter le suintement entraîné par la taille de d'os iliaque.

La manipulation du greffon constitue une manœuvre d'importance capitale. Il doit être saisi avec une pince à longs mors plats : « la pince à séquestres » est celle que nous employons ; deux pinces seront nécessaires lors de sa préparation pour le casser en trois endroits ; quand

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la lame osseuse qui le double est relativement épaisse, on l'aura entaillée auparavant avec la pince coupante.

Après quoi, en attendant son utilisation, 1l y aura intérêt à le conserver dans du sérum.

11 faut savoir tailler de larges volets iliaques, d’abord pour -que la pose du greffon soit une chose facile, ensuite pour que la tête trouve un appui qui écarte l’idée de la récidive. Maïs le trait postérieur est particulièrement difficile à mener. La lame du ciseau ne peut être très postérieure ni suffisamment parallèle à l’aile iliaque, l'instrument étant repoussé en avant et soulevé par la masse fessière réclinée; si bien que le toit abaissé ne circonscrira jamaÿñ par en arrière la tête : c’est là qu’un greffon en arceau peut utilement le compléter.

Le greffon n’est pas toujours entré en forçant dans son angle-dièdre : il peut être là assez mobile pour qu’on puisse redouter qu’au moment de la réimplantation des muscles de couverture, il ne se déplace et ne se mette en mauvaise position. C’est affaire d’ingéniosité que de rechercher comment par un point de catgut, on peut ramener contre de greffon quelques unes des fibres musculaires qui l’avoisinent, coapter.certaines fibres profondes du petit fessier et du tenseur de façon à constituer au contact du greffon une petite arche musculaire qui le maintienne «en place provisoirement.

Au moment où l’on reconstitue la couverture musculaire de l'articulation, on veillera à suturer avec soin le bord supérieur du moyen fessier au fascia lata, au contact de la crête iliaque ; une mauvaise réparation de ce muscle laisserait au-dessous de la crête iliaque une dépression inesthétique, et entraînerait la déficience de ce

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