TROISIÈME CAS
Le cas le plus difficile à envisager au point de vue thérapeutique est celui de ces luxations postérieures généralement hautes où la tête est complètement dépourvue d’appui; dans ce cadre, entrent toutes les luxations bilatérales négligées, et celles que le chirurgien, les ayant vues trop tard, n’a pas voulu réduire, supputant le risque d’une double ankylose consécutive. C’est la catégorie des plus grands infirmes.
1° S'il s'agissait de luxations unilatérales ou bilatérales Jeunes avec un raccourcissement n’excédant pas 5 à 7 em., on pourrait tenter tout d’abord, par manœuvres externes, d'amener la tête fémorale dans la partie antérieure de la fosseiliaque au-dessus et en avant du cotyle, au-dessous de l’épine iliaque antérieure et supérieure, pour la stabiliser à ce niveau au moyen d’une butée osseuse.
C’est une transposition, que l’on réalise par abduction et hyper-extension forcées avec rupture des adducteurs, après quoi, le membre est porté et immobilisé dans la premièré position de Lorenz, puis l’on procède à la confection de la butée absolument comme dans le cas précédent, suivie d’un appareillage identique (c’est dans un tel cas qu il convient de particulièrement bien appuyer par en arrière la tête au moyen du greffon arciforme).