‹ Étude des Indications et de la Technique des Butées ostéoplastiques dans les subluxations et luxations congénitales invétérées de la Hanche et en particulier dans leurs variétés postérieuresChapitre 24 sur 54 · RESULTATS ET VALEUR DE LA METHODE · texte numérisé non relu

RESULTATS ET VALEUR DE LA METHODE

La méthode des butées ostéoplastiques est susceptible, en effet, de procurer des résultats excellents :

I. SUBLUXATIONS, ET LUXATIONS INTERMÉDIAIRES ET ANTÉRIEURES RÉDUITES OU NON

Pour les subluxations et luxations intermédiaires et antérieures abordées par la voie antérieure et butées dans le cotyle ou le néocotyle, selon la technique précisée par Lance, les observations publiées et celles que nous venons de recueillir sont probantes.

En six semaines, les greffons soudés à l’os iliaque bien loin de disparaître, ont constitué une butée définitive. La radiographie la montre de face sous les apparences d’un ergot, d’un éperon curviligne net et opaque surplombant largement la tête ; des épreuves successives montrent que le dôme ainsi créé s'accroît. Quelquefois, c’est une masse osseuse considérable qui vient faire cale au-dessus de la tête. M. Contremoulins, à son laboratoire de l’hôpital N ecker, nous à permis de juger sur d’admirables radiographies stéréoscopiques, du relief de cette butée osseuse, véritable dôme débordant en tous sens k tête fémorale et que l’on dirait fait de plusieurs

couches en coulées de lave.

sb

Du fait seul que la tête a un appui désormais correct contre un toit cotyloïdien la surplombant horizontalement :

1° L'’articulation retrouve sa stabilité. Le membre peut supporter le poids du corps ; en outre, les douleurs disparaissent. On ne saurait trop insister sur ce fait que c’est le mouvement d’ascension de la tête, le déplacement vertical qui est douloureux dans ces hanches subluxées ou luxées, et non pas le roulement de la tête dans le cotyle.

2° L’articulation retrouve sa mobilité : l’ankylose n’est pas à craindre, car le volet se présente le périoste en bas et l’opération est extra-capsulaire. Le fait que la tête, dès qu’elle est garantie contre toute ascension, reprend tous ses mouvements, flexion, extension, abduction, sans douleur, prouve bien que c'est le seul mouvement d’ascension qui est responsable des phénomènes douloureux.

A l'appui de ce fait, nous possédons en dehors des luxations congénitales, une observation très caractéristique

OBSERVATION

S... Jean, 17 ans, est porteur d’une coxalgie avec pseudarthrose intra-cotyloïdienne responsable : 1° d’une grosse infirmité flexion de la cuisse avec adduction, raccourcissement important; 2° de douleurs empêchant la marche.

Il est opéré le 15 mars 1926 : on lui fait une arthrodèse extraarticulaire.

Revu le 8 novembre 1926, il dit que ses douleurs ont disparu : or, sa hanche est restée mobile darts la flexion et l'ex nsion, c'était donc le tiraillement dans le sens vertical qui était nocif.

Notons, en passant, que ce malade présente encore une légère

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