‹ Étude des Indications et de la Technique des Butées ostéoplastiques dans les subluxations et luxations congénitales invétérées de la Hanche et en particulier dans leurs variétés postérieuresChapitre 30 sur 54 · LA QUESTION DU GREFFON · texte numérisé non relu

LA QUESTION DU GREFFON

Est-il bien nécessaire, dans le cas favorable où la tête fémorale luxée a repris sa place dans le cotyle, d’apporter au-dessus d’elle des matériaux de greffe ? N’est-il pas possible de se contenter simplement d’abattre à la façon d’une charnière contre la face supérieure de la capsule articulaire, le volet ostéo-périostique détaché de l'aile iliaque ? :

Les premiers auteurs qui tentèrent de refaire le plafond du cotyle pour remédier au vice anatomique de la hanche luxée n’avaient pas procédé autrement ; d’abord HUGH FERGUSON, en 1904, qui ayant réduit la luxation

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d’une enfant de 2 ans 1/2, avait ensuite découpé un lambeau ostéo-périostique sur l'aile iliaque pour le retourner et le fixer à la capsule, et avait obtenu la guérison ; ensuite J. J. CLARKE, de Londres. Mais quand ALBEE en 1913, ELLIS JONES en 1915, eurent proposé de soutenir ce lambeau à l’aide de greffons pris au tibia, tous les chirurgiens français (DELAGENIÈRE 1916, MAUCLAIRE 1922, DUJARIER et HALLOPEAU 1923), adoptèrent cette façon si rationnelle de procéder.

Il est intéressant de connaître l’opinion ET A des Américains sur cette question, car leurs chirurgiens d'enfants après s'être adressés exclusivement à la méthode orthopédique pour les luxations congénitales de la hanche, actuellement sont entrés dans une phase essentiellement opératoire.

GALLOWAY opère toutes les luxations congénitales dans le but de les réduire à ciel ouvert en libérant le cotyle de la masse fibreuse qui représente les vestiges du ligament rond : c'est de 20 mois à 2 ans que l’intervention garantit, dit-il, le maximum de succès. Dans le cas d’un cotyle si aplati ou d’un toit cotyloïdien si abrasé que le succès néanmoins apparaisse improbable, il intervient de façon plus importante : S'il s’agit d’un adulte, il pratique ce qu’il appelle l’opération de DICKSON, c’est-à-dire qu'il fixe la tête sur place au moyen d’une butée constituée par un volet ostéo-périostique iliaque au-dessus duquel il dispose quelques petits fragments pris sur l'os iliaque, en guise de greffons; s’il s’agit d’un enfant jeune, il se contente d’abaisser le pont-levis au contact de la capsule et ne se préoccupe d’aucun greffon.

Peut-être la mise en place du greffon est-elle négli-

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