‹ Étude des Indications et de la Technique des Butées ostéoplastiques dans les subluxations et luxations congénitales invétérées de la Hanche et en particulier dans leurs variétés postérieuresChapitre 31 sur 54 · MENT C00E · texte numérisé non relu

MENT C00E

geable chez les tout jeunes enfants, mais, pour notre part, il nous semble infiniment plus sûr d'y recourir en tous cas pour se prémunir contre toute possibilité de récidive : un échec après l'intervention sanglante est un événement particulièrement malheureux.

Chez ses opérés, LANCE a pratiqué quatre fois le simple abaissement du volet ostéopériostique, sans apport de greffon. Il s’agissait d'enfants de 5 et 6 ans (3 cas de luxations réduites ne tenant pas, 1 cas de reluxation). L'opération y gagna en rapidité (de 23 à 30 minutes).

Mais, trois fois, après l’opération, la tête eût tendance à s'échapper, et l’on dût mettre en œuvre une extension continue en hyperextension ; 1 fois, le résultat immédiat fut bon. Dans tous les cas, il est vrai, le résultat éloigné fut satisfaisant.

La nature du greffon n’est plus guère soumise à discussion : actuellement, la chirurgie osseuse, quel que soit le but de ses greffes, s’est prononcée en faveur du greffon ostéopériostique de Delagenière.

Rappelons pour mémoire la greffe d’os mort employé

par Hollopeau lors de sa première opération.

Galloway dit avoir employé avec succès des fragments d'os de bœuf : il publie, en juillet 1926, dans le Journal of Bone and Joint Surgery, l’observation d’une butée ainsi faconnée ayant entraîné de bons résultats fonctionnels. Mais l’étude des images radiographiques successives jointes à son texte, montre que le fragment animal greffé s’est résorbé; il est vrai qu’à son contact, de l’os neuf est apparu qui a modelé la butée.

Le prélèvement de la greffe peut se faire sur diffé-

rents os.

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