‹ Étude des Indications et de la Technique des Butées ostéoplastiques dans les subluxations et luxations congénitales invétérées de la Hanche et en particulier dans leurs variétés postérieuresChapitre 50 sur 54 · COTE · texte numérisé non relu

COTE

Première intervention le 14 mai 1926 ; elle porte sur la hanche gauche.

On pratique une « résection-butée » : par une incision en étoile à 3 branches dont le sommet est au grand trochanter (2 branches verticles, la troisième se dirigeant en avant), on se donne accès sur la région trochantérienne; incision verticale du fascia lata; la région trochantérienne bien exposée, on détache au ciseau la face externe du grand trochanter qui est relevée avec le moyen et le petit fessiers qui s’y insèrent. On repousse les fibres d’insertion du petit fessier à l’aile iliaque. On met en évidence la capsule de la tête luxée.

La capsule est ouverte sur sa face supérieure parallèlement au col ; la tête luxée par cette brèche.

Au ciseau et au marteau, on sectionne le col fémoral non loin de la tête en s’aidant de deux écarteurs introduits sous le col comme enclume.

Le segment réséqué capito-cervical est soigneusement mis à part.

La capsule est fermée au catgut.

Le segment réséqué est segmenté en trois fragments qui sont utilisés en guise de greffons pour réaliser la butée.

Le col amputé est appuyé contre la partie de la fosse iliaque externe qui est dans d’axe du cotyle et qui s’offre à lui.

Au-dessus de cette nouvelle tête articulaire, on détache de l’os iliaque un auvent osseux que l’on rabat à son contact.

Au-dessus de l’auvent, on dispose les trois segments du col en ayant soin de bien faire dépasser le fragment postérieur.

Quelques fibres musculaires du petit fessier sont rabattues au contact des fragments pour les immobiliser.

On rabat le segment trochantérien avec l’attache des muscles fessiers et on le fixe par quelques points de catgut au périoste trochantéro-diaphysaire.

Suture du fascia lata.

Suture cutanée par un surjet de fil de lin et mobilisation plâtrée par un grand plâtre en extension avec légère abduction et rotation externe.

Les suites sont parfaites.

Uhe radiographie faite le 15 juin 1926 montre un gros segment osseux calant nettement en haut la tête. La mobilisation se fait assez rapidement et la malade autorisée à marcher en juillet peut déjà prendre un solide appui du côté opéré.

La malade revient au début d'octobre 1926. L'intervention a été pleinement couronnée de succès : la hanche est devenue solide.

Trois mois après l'opération, la malade pouvait se tenir'en équilibre à cloche-pied sur son seul membre gauche. Quand elle veut prendre un ‘appui solide sans souffrir, c’est du côté opéré qu’elle porte le poids de son corps. ;

Une radiographie faite de 20 octobre 1926 montre d’ailleurs que la nouvelle tête articulaire est parfaitement appuyée : les greffons se sont fondus en un vaste dôme osseux qui circonscrit lar-

gement le moignon cervical.

| «Cette ‘hanche “gauche possède des mouvements ; elle réalise une flexion de 30°, une abduction de 10 à 15°.

L’attitude vicieuse du côté de la hanche opérée a été grandemént corrigée (vberime ‘le‘monitre la photographie ci-jointe), néanmoins, il persiste un léger ‘degré de flexion de la ‘cuisse sur le bassin'ét une légère enséllure de ce côté.

‘La malade se trouve ‘tellement améliorée par ce début, qu’elle se soumet avec empressement à une opération identique de l’autre “Côté.

Deuxième intervention : « résection-butée » pour la hanche droite.

‘Longue incision suivant la moitié antérieure de la crête iliaque droite et descendant vérticalement sur la partie haute de la cuisse à partir de l’épine iliaque antéro-supérieure.

Incision du fascia lata et découverte de la face externe du grand trochanter. Par le procédé de la tabatière, on détache de la face externe du trochanter d’insertion osseuse des fessiers et ses muscles avec leur attache sont relevés et décollés à la rugine et à la compresse, de facon à mettre à nu la fosse iliaque externe ét à découvrir la capsule : celle-ci apparaît épaissie, blanchâtre, elle est ouverte selon l’axe du col sur sa partie supérieure. Luxée par cette brèche, la tête apparaît déformée, bosselée de chondrophytes. Elle est réséquée au ciseau et au marteau sur deux écarteurs-enclume, la section portant sur le col nôn loin du massif trochantérien .plus bas que lors de la première intervention, de façon à ce que le moignon de col restant soit bien sur l’axe du cotyle ; on résèque un peu des lèvres capsulaires, puis l’on suture le manchon.

Le greffon est préparé :

‘Le segment osseux réséqué est fragmenté en trois morceaux; pendant ce temps, les deux aides font l’hémostase.

Taille d’un volet ostéopériostique aux dépens de l'aile iliaque au-dessus du cotyle, volet qui est :abaissé au contact du manchon capsulaire et dans l’angle dièdre cruenté, :on:place en forçant les

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