‹ Étude des Indications et de la Technique des Butées ostéoplastiques dans les subluxations et luxations congénitales invétérées de la Hanche et en particulier dans leurs variétés postérieuresChapitre 49 sur 54 · DE LUXATIONS POSTÉRIEURES INVETÉRÉES TRAITÉES PAR BUTÉES · texte numérisé non relu

DE LUXATIONS POSTÉRIEURES INVETÉRÉES TRAITÉES PAR BUTÉES

OBSERVATION XVII

Luxation postérieure, butée trop postérieurement dans la fosse ihiaque externe : ostéotomie de correction.

Lem.. Margueritte (12 ans), observation exposée au chapitre « Technique » de ce mémoire).

L'enfant est amenée au début de mars 1926 pour une boiterie importante du membre droit, une fatigue rapide à la marche qui ne peut être supportée qu'une demi-heure au maximum, et des douleurs de la hanche droite toujours nocturnes réveillant l’enfant.

Les examens clinique et radiographique montrent que l’enfant. présente une luxation haute postérieure de la hanche droite coexistant ave une luxation de la tête fémorale gauche qui est en antéversion et en antéposition.

Le 11 mars 1926, le P' OMBREDANNE confectionne une butée pour stabiliser la tête fémorale droite luxée. On trouvera le compte rendu de l’opération dans notre mémoire : la tête est butée dans la fosse iliaque externe.

La malade est revue le 15 octobre 1926 : les douleurs ont disparu complètement, mais la boiterie est plus marquée et la fatigue plus rapide qu'avant l'opération. L'examen approfondi (voir mémoire), permet de conclure à la mise en plate trop postérieure de la butée qui n’a pas porté remède au déséquilibre antéro-postérieur du col, mais néanmoins a stabilisé la tête. Les photographies ei-jointes en témoignent.

Une ostéotomie de correction est pratiquée par nos soins, le 4 novembre 1926 (GARNIER) :

Inciison à la partie supérieure et externe de la cuisse, oblique en bas et en avant, selon l’axe fémoral, incision du périoste, découverte de l’os par la méthode des trois rugines.

Ostéotomie sous-périostée à un travers de doitgt au-dessous

EH IOGrES

du grand trochanter, le ciseau mordant obliquement de dehors en dedans, de haut en bas et d’arrière en avant, de façon à avoir deux surfaces de coupes très obliques. :

Surjet de catgut sur les aponévroses; surjet cutané au crin.

La malade est disposée sur le pelvi-support : la cuisse droite est portée dans l’hyperextension en rectitude (les deux surfaces de coupes fémorales pivotent l’une sur l’autre dans le plan sagittal tout en gardant le contact); du côté non opéré, la cuisse est mise en flexion sur le bassin. Par cette manœuvre, au niveau des deux membres, on voit disparaître du même coup du côté opéré et la flexion de la cuisse et l’ensellure. Le membre opéré est également porté en abduction à 15° et en rotation externe.

L’attitude de correction est fixée par un grand plâtre prenant le bassin, la fesse et le membre; le plâtre fait, on déprime la région sous-trochantérienne à l’aide du poing pour appuyer en dedans la tranche de section diaphysaire.

Une radiographie montre que l'attitude de correction est tout à fait satisfaisante dans le plâtre. Celui-ci reste en place 3 mois.

Malade revue en mars 1927 : elle marchait en position correcte, sans cassure postérieure de la hanche, sans douleurs.

OBSERVATION XVIII

Double luxation postérieure haute. — Double « résection butée »

Pan. Yvette (13 ans).

Fillette n’ayant jamais été traitée, amenée pour une impotence presque absolue et une déformation considérable dues à une luxation double très postérieure et très haute. L’adduction-flexion est si marquée que les genoux viennent en contact et se croisent. L’enseliure est telle que la vulve regarde directement en arrière (Voir photographie ci-contre). L’adduction du côté gauche est plus marquée. Li

La malade se présente avec une radiographie faite le 23 novembre 1925 (sur laquelle on peut lire que les deux têtes sont luxées en arrière et très haut, que les cotyles sont complètement aplasiés et le bassin peu développé. La tête droite semble complètement libre ; elle est complètement cachée en arrière de l’os iliaque. La tête gauche prend contact contre l'os iliaque sur une

ébauche de néocotyle.

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