PREMIER CAS
C’est de beaucoup le plus facile.
Manœuvres. — S'il s’agit d’une subluxation, en un temps préliminaire, il suffit de porter le membre en abduction simple pour que la tête réintègre le fond du cotyle.
S'il s’agit d’une luxation vraie unilatérale, la réduction s’obtiendra par les procédés habituels qu’il est souvent indispensable d’essayer succesivement :
réduction par traction verticale de Lorenz, réduction par flexion-adduction puis par abduction et rotation externe, ou même réduction par flexion extrême à 180° selon le procédé de Balencie qui fait entrer en jeu l’élasticité des ischo-jambiers pour refouler la tête bien audessous de l’ischion.
Tous ces procédés aboutissant à la mise en position de Lorenz : la cuisse à angle droit sur le bassin et dans le plan frontal.
Technique.
Position. — Pedant la constitution de la butée, le malade étant fixé sur un pelvi-support, le membre sera maintenu dans cette « première position de Lorenz ».
Il est absolument capital, en effet, de descendre la tête pour qu’elle quitte le contact du plafond cotyloïdien si l’on veut pouvoir abaisser celui-ci; or il résulte des