‹ Étude des Indications et de la Technique des Buttées ostéoplastiques dans les subluxations et luxations congénitales invétérées de la HancheChapitre 12 sur 38 · RANCE MORE · texte numérisé non relu

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gicalement ? Le seul ennui de la rupture c’est l’hématome qui l’accompagne, mais nous lui donnons néanmoins la préférence pourvu qu’elle soit pratiquée doucement : en procédant ainsi, par myorrexis suffisant juste à l’allongement désiré, on peut avoir l’assurance que les muscles reprendront bien. Dans la section, on réalise d’emblée un écartement maximum quelquefois sans proportion avec le résultat souhaité, qui compromet la réparation musculaire. Or les adducteurs seront nécessaires quand la hanche solide pourra reprendre l’usage de ses mouvements. Cependant, pour Lance, la section serait préférable, la reconstitution des adducteurs étant susceptible plus tard de replacer le‘levier en position d’adduction.

L’incision, verticale à sa partie antérieure, peut avoir, en cas de suppuration ou de tendance chéloïdienne, l’inconvénient de laisser une bride rétractile susceptible de gêner l'extension complète : aussi conseïllons-nous de lui donner, dans sa moitié inférieure, un peu de concavité antérieure.

En cours d'intervention l’hémostase est facile : l’opération est peu sanglante : cependant, il faut lier avec soin la circonflexe iliaque superficielle toujours rencontrée pour ne pas aggraver le risque d’hématome que doit déjà faire redouter le suintement entraîné par la taille de l'os iliaque.

La manipulation du greffon constitue une manœuvre d'importance capitale. Il doit être saisi avec une pince à longs mors plats : « la pince à séquestres » est celle que nous employons ; deux pinces seront nécessaires lors de sa préparation pour le casser en trois endroits ; quand

la lame osseuse qui le double est relativement épaisse, on l'aura entaïllée auparavant avec la pince coupante.

Après quoi, en attendant son utilisation, il y: aura intérêt à le conserver dans du sérum. |

Il faut savoir tailler de larges volets iliaques, d’abord pour que la pose du greffon soït une chose facile, ensuite pour que la tête trouve un appui qui écarte l’idée de la récidive. Mais le trait postérieur est particulièrement difficile à mener. La lame du ciseau me peut être très postérieure ni suffisamment parallèle à l’aile iliaque, l'instrument étant repoussé en avant et soulevé par la masse fessière réclinée; si bien que le toit abaissé ne circonscrira jamais par en arrière la tête : c’est là qu’un greffon en arceau peut utilement le compléter.

Le greffon n’est pas toujours entré en forçant dans son angle dièdre : il peut être là assez mobile pour qu’on puisse redouter qu'au moment de la réimplantation des muscles de couverture, il ne se déplace et ne se mette en mauvaise position. C’est affaire d’ingéniosité que de rechercher comment par un point de catgut, on peut ramener çontre Je greffon quelques unes des fibres musculaires qui lavoisinent, coapter certaines fibres profondes du petit fessier et du tenseur de façon à constituer au contact du greffon une petite arche musculaire qui lemaintienne -en place provisoirement.

Au moment où l’on reconstitue la couverture musculaire de l'articulation, on veillera à suturer avec soin le bord supérieur du moyen fessier au fascia lata, au contact de la crête iliaque; une mauvaise réparation de ce muscle laisserait au-dessous de la crête iliaque une dépression inesthétique, et «entraînerait la déficience de ce:

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tracteur, si important dans la marche lors du temps de simple appui. Cette suture est relativement difficile car le muscle est soulevé par la saillie des matériaux osseux apportés.

La suture cutanée est réalisée de façon rapide et correcte par le surjet au fil de lin ; mais l'emploi du fil d’argent ou du crin en surjet peut paraître profitable à qui redoute la macération dans l’appareil plâtré.

Pour le pansement, des compresses avec une légère couche de coton cardé seront appliquées sur la plaie à l’aide d’une bande vaselinée imperméable à l’eau de l’appareil plâtré. La surveillance en sera facile dans l’appareillage du service.

La confection de cet appareillage nécessite l'emploi d’un pelvi-support perfectionné. C’est toute la marche de l'opération, d’ailleurs, et non pas seulement l’appareillage, qui est dominée par la bonne position orthopédique du sujet.

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