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accorée en avant par des coussins, la cuisse malade est en extension, maintenue par un aide qui exécutera les rotations susceptibles de faciliter la résection de la tête.
EXÉCUTION DE LA BUTÉE. — On procède directement à l'attaque de la hanche par voie externe sans prélever au préalable de greffon : |
Premier temps : Découverte du grand trochanter et de la région fessière antérieure.
L’incision cutanée doit suivre le tiers antérieur de la crête iliaque puis descendre sur la face externe de la cuisse, mais en se recourbant fortement en arrière pour se terminer à trois travers de doigt au-dessous du grand trochanter. j
Puis l’on incise verticalement le fascia lata en arrière: du tenseur en prolongement du trochanter ; cette incision verticale doit être suffisamment longue si l’on ne veut pas être gêné ultérieurement par les deux lèvres rigides de cette aponévrose et être obligé en particulier d’entailler perpendiculairement sa lèvre postérieure; l’incision sera menée d'emblée jusqu’à la crête iliaque en haut, en bas jusqu’à la face externe de la diaphyse.
Dégagé du fascia lata qui l’encadre au niveau de l'union fibreuse du tenseur et du grand fesiser, le grand trochanter apparaît par sa face externe que martèle le moyen fessier ; le bord antérieur du massif osseux donne attache au petit fessier, et l’on est frappé par la direction de ces deux muscles qui, de verticale, est devenue voisine de l’horizontale. De ce fait, le petit fessier pourra être une telle cause de gêne au moment de la confection du pont-levis qu’on sera obligé de réséquer partiellement. ses fibres charnues.
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Deuxième temps : Découverte de la fosse iliaque ex-: terne et de l’articulation.
Mettant en œuvre le procédé de la tabatière d’Ollier, on sectionne alors le grand trochanter : au ciseau et au marteau, de bas en haut et de dehors en dedans, on détache la partie externe du massif trochantérien portant l’attache du petit et du moyen fessiers.
On peut alors relever ces deux muscles avec leur insertion fémorale, puis désinsérer sur l'os iliaque à la rugine et à la compresse les fibres inférieures du petit fessier, de façon à bien exposer la fosse iliaque externe au-dessus de la tête fémorale luxée.
La capsule déformée apparaît alors épaissie, blanchâtre.
Troisième temps : On pratique la résection; on ouvre la capsule selon l’axe du coi, sur sa face supérieure; ses deux lèvres sont tendues par deux pinces. On luxe par cette brèche la tête fémorale qui, souvent apparaît déformée, irrégulière, avec des chondrophytes. Deux écarteurs ou deux rugines introduits de part et d’autre sous le col fémoral le projettent en haut et jouent le rôle d’une enclume sur laquelle, au ciseau et au marteau, on pratique à la partie moyenne du col une section qui détache la tête et la partie attenante du col. Ce segment osseux est soigneusement recueilli.
Immédiatement, on procède à la suture de la capsule par des points de catgut séparés.
Quatrième temps : Il consiste dans l’amorçage d’une butée ostéo-plastique au-dessus du cotyle sur l’axe duquel le moignon du col sera amené, en regard de l'os iliaque, pour jouer l'office de tête articulaire. Le mem-
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bre étant porté par l’aide préposé à sa manœuvre en abduction légère (15°) et extension (pour bien déplacer en bas et en avant le moignon du col), on taille, audessus de l'insertion capsulaire, um volet ostéo-périostique iliaque que l’on abaïsse vers la capsule.
Le cinquième temps est pour les aïdes un temps d’hémostase, pour l'opérateur, le temps de préparation du greffon : c’est le segment osseux capito-cervical obtenu par la résection qui va servir de greffon ‘“: il est scié dans le sens du grand axe du col, de facon à en faire trois morceaux.
Sixième temps : On achève la butée en disposant, dans l’angle dièdre cruenté compris entre le volet et l’os iliaque, ces trois fragments : l’un en avant et en haut, le second en haut, le troisième en arrière où il doit déborder le volet vers le bas.
Septième temps, temps de réparation; il consistera :
dans la réimplantation du fragment trochantérien sur la diaphyse, qui sera assurée simplement par des points de catgut passés dans les tissus fibreux qui tapissent fragment et diaphyse. Dans. certains cas, il y aura intérêt à faire une réimplantation basse à la partie inférieure de la tranche de section fémorale pour que le moyen fessier qui a retrouvé sa direction verticale retrouve aussi sa tension.
On procèdera ensuite à la suture du fascia lata par des points séparés.
Enfin, c’est la suture de la peau.
Le pansement se fera à l’aide de quelques compresses recouvertes d’une minche couche de coton cardé (et non