‹ Étude des Indications et de la Technique des Buttées ostéoplastiques dans les subluxations et luxations congénitales invétérées de la HancheChapitre 30 sur 38 · L... René (13 ans · texte numérisé non relu

L... René (13 ans

Luxation congénitale réduite dans l’enfance. Reluxation de la hanche droite en variété intermédiaire (néocotyle). Boiterie douloureuse.

1° Réduction et contention dans un plâtre en première position de Lorenz.

2° 15 jours après, butée (16 décembre 1926).

L'enfant est immobilisé en première position de Lorenz sur le support de Ducroquet.

Incision antérieure.

Dénudation de la fosse iliaque externe jusqu’à l’insertion de la capsule sur le pourtour du cotyle. Taille et rabattement du volet osseux. è

Aucun prélèvement ostéopériostique n’a été fait sur le tibia; comme il est impossible d'accéder au grand trochanter dans cette position, on prélève 3 greffons sur la partie moyenne de la fosse iliaque externe. Fixation des greffons.

Réparation museulo-aponévrotique comme à l’habitude. Immobilisation plâtrée.

Suites bonnes : un certain degré de rougeur de la ligne de suture, un petit suintement sérosanguin, qui cèdent en 3 jours aux pansements humides alcoolisés.

Un mois après, hanche déjà solide, mobile, non douloureuse.

Pas revu depuis.

OBSERVATION XIV

Luxation réduite ne tenant pas.

Butée ostéoplastique avec greffon diaphysotrochantérien Fracture sous-trochantérienne au moment de la mobilisation passive.

W.... Raymond (3 ans 1/2).

Enfant qui présentait une luxation double postérieure, traitée en mai 1925. Malgré des plâtres successifs en 1926, le côté gauche ne tient pas.

Mo EeS

Le 13 janvier 1927, confection d’une butée ostéoplastique.

On ne prélève pas de greffon sur le tibia.

L'enfant ayant été fixé en première position de Lorenz sur le pelvisupport, on se porte d'emblée sur la hanche. Incision suivant le tiers antérieur de la crête iliaque et descendant verticalement en arrière du tenseur.

Le trochanter est très postérieur, et difficilement accessible : un aide exécute une rotation interne du membre, qui porte le trochanter en avant : on y accède par section longitudinale du fascia lata, et sur son bord antérieur, en descendant un peu sur la diaphyse, on prélève le greffon au ciseau et au marteau.

Puis, on repasse entre tenseur et couturier, on désinsère le tenseur et le tiers antérieur du moyen fessier, qui sont rejetés en arrière et découvrent la partie antérieure de la fosse iliaque externe, au-dessus de l’insertion capsulaire. Juste au ras de cette insertion, le ciseau mène le trait qui permet de détacher le toit du cotyle.

L'aide préposé à la manœuvre du membre le porte en abduction : la tête réduite est abaissée dans le cotyle : on peut alors abattre au contact de la tête le toit du cotyle. Dans l’angle dièdre cruenté, on encastre le greffon, faconné en arceau : mis en place, il apparaît grêle. ,

Réfection des plans musculaires et aponévrotiques. Surjet cutané au fil de lin.

Immobilisation, en première position de Lorenz, dans un appareil plâtré fenêtré au niveau de la plaie.

Suites opératoires satisfaisantes, malgré l’apparition d’un gros hématome avec très légère suppuration en un point. Les fils sont enlevés le 10° jour.

Le plâtre est retiré le 3 février. Mais le membre garde la position de Lorenz, les mouvements sont extrêmement limités. Une mobilisation sous-anesthésie est décidée. A peine est-elle tentée, avec douceur, sous éther, qu’il se produit une fracture : fracture sous-trochantérienne. Cette fracture est réduite ligne à linge, comme en font foi deux radios successives, mais nécessite une nouvelle immobilisation plâtrée avec abduction extrême.

Une fois consolidation obtenue, on ramène le membre en bonne position à l’aide d’une extension continue. La mobilisation ultérieure se fait dans de bonnes conditions.

L'enfant sort en mai, pouvant marcher, la flexion et l’abduction sont limitées.

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