‹ Étude des Indications et de la Technique des Buttées ostéoplastiques dans les subluxations et luxations congénitales invétérées de la HancheChapitre 29 sur 38 · DEV) VA · texte numérisé non relu

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Actuellement, le 20 movembre, la malade marche très correctement sans souffrir. Elle a des mouvements parfaits en tous sens et peut porter sa cuisse en abduction presque à l’angle droit.

OBSLRVATION XI Reluxation (subluxation)

Mes... Georgette (13 ans).

Enfant ayant présenté une luxation congénitale droite de la hanche, réduite à l’âge de 5 ans.

Elle revient, le 12 juillet 1926, à l’âge de 13 ans, pour une boiterie apparue progressivement et de façon récente. Cette boiterie va. en s’accentuant; cependant, elle n'empêche pas l’enfant de faire quotidiennement 3 kilomètres pour aller à l’école ; de temps en tenrps, elle accuse, néanmoins, quelques douleurs, un peu de fatigue.

» À l'examen : on note que la marche est difficile, qu’elle s’accompagne d’un Trendelenburg accentué.

L’abduction du membre droit est très limitée;

11 y a un raccourcissement de 3 cm. environ;

On note au niveau du sommet de la masse des adducteurs contre Ta face externe de la grande lèvre droite une petite cicatrice, enfouie au niveau d’une dépression, qui témoigne d’une section ancienne des adducteurs ; ‘

La radiographie montre une aplasie du cotyle droit très fuyant, une subluxation avec antéversion de la tête fémorale droite.

Opération : le 14 octobre 1926, reconstitution du toit du cotyle (Professeur OMBREDANNE) :

1° Prise d’un greffon ostéopériostique sur le tibia gauche;

2° Le membre est porté en abduction forcée, puis immobilisé en première position de Lorenz sur le pelvi-support pendant toute la durée de l'opération.

Incision suivant le tiers antérieur de la crête iliaque droite, puis descendant verticalement le long de la face externe de la euisse droite.

On repère l’insertion du tenseur du fascia lata et du couturier ; incision des aponévroses entre les deux muscles.

Désinsertion du tenseur et de la partie antérieure des fessiers profonds qui, réclinés en haut et en arrière, découvrent l’insertion

supérieure de la capsule et la partie de la fosse iliaque externe qui la surplombe, Celle-ci étant bien exposée (utilisation du eyclope pour éclairage correct), on taille une profonde tranchée en menant Je ciseau au ras de l'insertion capsulaire et on abaisse un toit cotyloïdien agrandi au contact de la capsule ; dans l’angle dièdre cruenté on introduit en forçant le greffon tibial préalablement façonné en arceau à trois pans.

Suture du fascia lata et du moyen fessier mis en place à la lèvre aponévrotique qui suit la crête iliaque.

Surjet cutané au fil de lin;

Pansement, bande vaselinée, coton cardé;

Appareillage plâtré en première position de Lorenz, à l’aide de l’appareil articulé à verrou.

Dans des suites opératoires, il faut noter ce rarissime accident d’un sphacèle aseptique du lambeau cutané postérieur au niveau de sa partie inférieure ; après apparition spontanée d’un sillon d'élimination, il se détache une escarre de 8 cm. de haut sur 2 cm, de large. Après suppuration, sans signes généraux, la température restant constamment à 37°, la guérison se fait rapidement, mais il persiste un orifice fistuleux.

Le 20 novembre, la malade est débarrassée de son plâtre. Elle mobilise activement sa cuisse droite qui a déjà retrouvé l’amplitude de presque tous ses mouvements, et en particulier, une abduction de 60°.

La radiographie montre les greffons bien en place, cernant largement en haut et en dehors la tête jusqu’à atteindre en dehors l’horizontale passant par le milieu du trochanter.

Cependant, la suppuration persiste toujours un peu, 2 orifices fistuleux sont maintenant constitués. L’examen radiographique (vues stéréoscopiques) montre 2.séquestres à la partie haute de la butée, plus exactemnt au niveau de l’angle dièdre osseux créé dans l’os iliaque : la masse de la butée semble située en avant du stylet introduit par l’orifice supérieur de la fistule, et indépendante du trajet.

Intervention le 28 janvier 1927 (Ch. GARNIER). Incision angulaire, suivant exactement l’angle de l’ancienne cicatrice, sur une longueur. de 10 em. environ. Résection en demi-lune de la zone cutanée portant les orifices fistuleux, et du tissu fibreux sousjacent' adhérent à cette peau. On tombe, facilement sur les 2 séquestres, tout à fait détachés. On curette le trajet fistuleux profond qui intéresse l’os iliaque obliquement, a tendance à le forer complètement, mais passe en dedans de la masse de la butée qui est perçue solide, en dehors et en haut. Cependant, dans le trajet

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une lame osseuse plate est engagée, mobile. Elle est enlevée : elle représente sans doute un des greffons primitifs. Méchage. 2 crins ferment incomplètement la peau. Réunion complète obtenue alors en 3 semaines.

OBSERVATION XII Reluxation (subluxation)

Lag.… Andrée (19 ans).

Cette jeune fille dit avoir été traitée à l’âge de 5 ans et de 12 ans par M. BROCA pour une boiterie du côté gauche qui aurait disparu après immobilisation plâtrée. Cependant, après la sortie du plâtre, elle aurait présenté des douleurs passagères au niveau de la hanche droite, mais ne l’obligeant point à garder le lit.

En septembre 1926, elle est prise de douleurs atroces au niveau de la hanche droite, qui la forcent à s’aliter, douleurs survenant par crises extrêmement vives avec quelquefois irradiation à la face interne de la cuisse et du genou (trajet du saphène interne?)

À l’examen, la marche est relativement correcte: il n’y a qu’une très légère boiterie qui s’accentue, dit la malade, après de longues marches.

A l’examen de la hanche, les mouvements sont relativement libres, mais on réveille les douleurs à la pression sur la tête fémorale, laquelle est relativement bien palpable en avant.

La radiographie montre une subluxation de la hanche droite: avec antéversion de la tête, à noter une amorce spontanée de butée compensatrice.

Opération : le 4 novembre 1926, reconstitution du toit du cotyle, selon la technique-type de LANCE, en utilisant un greffon | tibial qui est faconné en arceau à trois pans.

Suites opératoires, très bonnes.

Revue en mars 1927 : la boiterie persiste légèrement, après longues marches. Mais toute douleur a disparu.

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