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mise au point des indications et de la technique des butées ostéoplastiques appliquées aux subluxations et luxations congénitales de la hanche dans toutes leurs variétés.
Les luxations invétérées, c'est-à-dire les luxations ce tout âge incoercibles ou irréductibles, et les subluxations, sont susceptibles d’être opérées pour des troubles importants.
Elles peuvent entraîner
— des douleurs,
— une fatigue rapide ou même une impotence absolue à la marche,
— une boîterie qui peut varier d'aspect selon qu’elle relève d’une perte de l’équilibre transversal ou de l’équilibre antéro-postérieur du corps,
— une attitude vicieuse o ül’adduction du fémur, dans Je plan frontal, se combine à sa flexion avec ensellure compensatrice dans le plan sagittal.
En fait, les circonstances cliniques dans lesquelles se posent les indications de la méthode sont variables.
I. Tantôt on se trouve en présence d’un sujet porteur d'une :
luxation ancienne n'ayant jamais été traitée.
a) Il vient consulter pour des DOULEURS survenant par crises : crises à caractère pseudo-coxalgique, sié-
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geant à la hanche, irradiant dans le genou, quelquefois à caractère pseudo-sciatique ; ces douleurs d’abord courtes, espacées, se sont rapprochées et prolongées. Le malade, dans certains cas, les a supportées pendant des années, mais elles sont devenues permanentes, nocturnes ; parallèlement, la hanche s’est tout à fait enraïdie. Certes, le sujet présente une boîterie nette dont on démélera les éléments, mais elle existait avant l’apparition des douleurs, elle passe au second plan. Ce que l’on notera surtout, c’est que le malade ne peut prendre appui sur son seul membre inférieur luxé sans perdre l’équilibre.
La radiographie montre, en effet, que si la tête fémorale luxée a un appui osseux sur l’os iliaque, appui souvent étendu, cet appui est mal orienté; qu’elle répond à un néocotyle susjacent au vrai cotyle, en position intermédiaire ou antérieure, mais que, fait important, cette tête au lieu d’être surplombée sur un toit iliaque horizontal, est en regard d’une surface iliaque oblique.
Dans ce premier type clinique
Le vice anatomique : c’est avant tout l'insuffisance de l'appui osseux supra-cotyloïdien ; les éléments de la boîterie : le raccourcissement et l’adduction du membre (surtout marqués dans les luxations intermédiaires), passent au second plan.
Le vice physiologique : c’est avant tout l'instabilité au moment de l’appui de la tête fémorale, son glissement lent de bas en haut, le long du plan incliné, réalisé par le toit iliaque ; les éléments de la boîterie : l'insuffisance du moyen fessier et la dénivellation des leviers fémoraux passent au second plan. Tous ces facteurs physio-
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logiques ont pour corollaire la perte de l'équilibre transversal du corps.
Le signe pathologique majeur n’est pas la boîterie, il est d'ordre subjectif : c’est la douleur engendrée par le lent mouvement d’ascension de la tête qui tiraille les Hgaments articulaires, en réalisant des lésions d’entorse chronique : ce déplacement de la tête dans le sens vertical doit être considéré comme le seul mouvement nocif de ces hanches. Mais la douleur va de pair avec un symp-. tôme objectif important, l'impossibilité d'appui solide sur le membre luxé. À la longue, l’entorse chronique entraînera à sa suite des lésions d’arthrite sèche, et quand le malade vient tardivement, la radiographie, en effet, montre que la tête est déformée.
b) Dans d’autres cas, le sujet porteur de la luxation ancienne non traitée, vient consulter non point pour des douleurs, mais pour des TROUBLES FONCTIONNELS, de caractère variable :
Son membre inférieur (quelquefois les deux membres sont également déformés), est en position si vicieuse d’adduction-flexion, que les genoux se frottent dans la marche ; comme il s’agit, en général, d’un sujet féminin, la vulve est barrée, à la miction l’urine ruisselle sur la cuisse. Les soins de propreté sont entravés.
— ou bien le sujet se plaint d’une fatigue de plus en plus rapide, d’une réduction progressive de sa capacité de marche : les distances qu’il parcourt sont de moins en moins grandes ; peu à peu une canne ou même deux cannes lui sont devenues nécessaires.
— ou encore, c’est le symptôme boîterie de plus en