‹ Étude des ipécacuanhas (volume 2)Chapitre 1 sur 44 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il est peu de substances médicinales qui aient été autant •étudiées que ripécacuanha. Depuis 1625, un nombre prodigieux de dissertations et de travaux particuliers ont été /aits sur cette matière et, cependant, il est sans contredit peu de substances au sujet desquelles il y ait encore tant à faire. Il n’est pas un point de cette étude qui n’ait besoin d’éclaircissement, et l’on est effrayé, en abordant ce travail, du nombre d’inconnues qu’il reste à résoudre.

En choisissant cette étude, nous n’avons pas eu la prétention de faire un travail complet; nous avons voulu seulement faire une synthèse de ce qui a été publié sur les Ipécacuanbas, grouper les données acquises pour mieux montrer celles qui restent à acquérir. Bien que nous ayons ensuite essayé d’aborder quelques-unes des questions qui restent à élucider, le temps restreint dont nous avons pu disposer ne nous a pas permis de pousser bien avant cette

étude. Nous no voulons pas rinteiTonipre et nous considérons notre thèse non comme un travail complet, mais comme une sorte d’entrée en matière; nous travaillerons à en trouver les conclusions.

Nous diviserons notre travail en deux parties. Dans la première, nous étudierons les Ipécacuanhas fournis }:ar la famille des Rubiacées, substances que l’on dési^^ne habituellement sous le nom à' Ipécas vrais. Nous examinerons ripécacuanha officinal au point de vue de la matière médicale, de la com})Osition chimique, de l’action physiologique, de la thérapeutique et de la pharmacologie. Nous consacrerons un chapitre spécial à l’Ipécacuanha stiié noir; puis nous grouperons dans un seul chapitre les autres sortes citées habituellement dans les Traités de matière médicale. Nous terminerons enfin par un chapitre sur les falsifications de l’Ipéca et par l’index bibliogra- ])hique.

Dans la deuxième partie, nous étudierons les substances végétales qui peuvent être substituées à l’Ipécacuanha, en nous arrêtant davantage sur celles qui ])roviennent des Amaryllidées, des Aristolochiacées, des Violariées et des Asclépiadées. Nous terminerons aussi cette partie par un index bibliographique.

Parmi les figures que nous avons plaées dans notre travail, vingt ont été empruntées à Vlllsioire nalurelle médicale de Moquin- Tandon et à la Matière médicale deM. le professeur Gauvet Parmi ces dernières, un certain nombre ont été faites par nous pour cette publication. Nous devons la communication de ces figures à MM. J. -R. Baillière et fils.

Parmi les autres figures, deux ont été empruntées à la

Flore du Brésil de Martius, les autres sont encore iné • dites.

Si imparfait que soit ce travail, il nous eût été presque impossible de le mener à bien, si nous n’avions trouvé dans plusieurs de nos maîtres et dans quelques-uns de nos camarades des guides éclairés ou des collaborateurs complaisants.

Nous remercions tout d’abord M. le professeur Cauvet, qui depuis cinq ans n’a cessé de nous donner les preuves d’un haut intérêt et qui a bien voulu accepter la présidence de notre thèse.

Que M. le professeur Soulier reçoive aussi nos remerciements pour toute la sympathie qu’il nous a témoignée pendant nos études.

Enfin, nous ne saurions trop exprimer notre reconnaissance à M. le professeur Morat, qui nous a ouvert largement son laboratoire pour nos. recherches physiologiques et qui nous a prodigué ses conseils, à M. le profes- S(‘ur (ilénard qui a bien voulu nous communiquer quel- ({ues-uns de ses travaux inédits, ainsi qu'à M. le professeur agrégé Florence, à qui nous devons la partie la plus intéressante de notre thèse, l’analyse de l’Ipéca strié noir.

Nous prions M. le 1)'' Reboul, chef de travaux du laboratoire de physiologie, de croire à notre vive gratitude pour l’aide qu’il a bien voulu nous prêter.

Enfin, que M. Pacaud, qui nous a aidé avec la plus grande complaisance à faire nos recherches de biblio- : graphie étrangère, reçoive ici nos remerciements.

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