PARIS
LIBRAIRIE J.-B. BÀILLIÉRE et FILS
5U. Ut .
INTRODUCTION
i x II est peu de substances médicinales qui aient été autant
o^étudiées que l'Ipécacuanha. Depuis 1625, un nombre pro-
* digieux de dissertations et de travaux particuliers ont été
ôfaits sur cette matière et, cependant, il est, sans contredit,
■^peu de substances au sujet desquelles il y ait encore tant
rfà faire. Il n'est pas un point de cette étude qui n'ait be-
/soin d'éclaircissement, et Ton est effrayé, en abordant ce
^travail, du nombre d'inconnues qu'il reste à résoudre.
En choisissant ce sigetde thèse 1 , nous n'avons pas eu la
prétention de faire un travail complet; nous avons voulu
seulement faire une synthèse de ce qui a été publié sur les
Ipécacuanhas, grouper les données acquises pour mieux
montrer celles qui restent à acquérir. Bien que nous ayons
ensuite essayé d'aborder quelques-unes des questions qui
restent à élucider, le t iraps restreint dont nous avons pu
1 Ce travail a fait le sujet «le njtre thèse (Thèse de doctorat, Lyon, 1888, no 433) nous avons ajouté un bon nombre de nouvelles recherches dans ce tirage à part. \
INTRODUCTION
disposer ne nous a pas permis de pousser bien avant cette étude. Nous ne voulons pas l'interrompre et nous considérons notre thèse non comme un travail complet, mais comme une sorte d'entrée en matière; nous travaillerons à en trouver les conclusions.
Nous diviserons notre travail en deux parties. Dans la première, nous étudierons les Ipécacuanhas fournis par la famille des Rubiacées, substances que Ton désigne habituellement sous le nom d' Ipécas vrais. Nous examinerons l'Ipécacuanha officinal au point de vue de la matière médicale, de la composition chimique, de l'action physiologique, delà thérapeutique, de la toxicologie et de la pharmacologie. Nous consacrerons un chapitre spécial à l'Ipécacuanha strié noir ; puis nous grouperons dans un seul chapitre les autres sortes citées habituellement dans les Traités de matière médicale. Nous terminerons enfin par un chapitre sur les falsifications de l'Ipéca et par l'index bibliographique.
Dans la deuxième partie, nous étudierons les substances végétales qui peuvent être substituées à l'Ipécacuanha, en nous arrêtant davantage sur celles qui proviennent des Àmaryllidées, des Aristolochiacées, des Violariées et des Asclépiadées. Nous terminerons aussi cette partie par un index bibliographique.
Parmi les nombreuses figures que nous avons placées dans notre travail, vingt-quatre ont été empruntées à Y Histoire naturelle médicale de Moquin- Tandon et à la Matière médicale de M. le professeur Gauvet. Parmi ces dernières, un certain nombre ont été faites par nous pour cette publication. Nous devons la communication de ces figures à MM. J.-B. Baillière et Fils,
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Si imparfait que soit ce travail, il nous eût été presque impossible de le mener à bien, si nous n'avions trouvé dans plusieurs de nos maîtres et dans quelques-uns de nos camarades des guides éclairés ou des collaborateurs complaisants.
Que M. le professeur Soulier reçoive nos remerciements pour toute la sympathie qu'il nous a témoignée pendant nos études.
Enfin, nous ne saurions trop exprimer notre reconnaissance à M. le professeur Morat, qui nous a ouvert largement son laboratoire pour nos recherches physiologiques et qui nous a prodigué ses conseils, à M. le professeur Glénard qui a bien voulu nous communiquer quelques-uns de ses travaux inédits, à M. le professeur agrégé Florence, à qui nous devons une des parties les plus intéressantes de notre thèse, l'analyse de l'Ipéca strié noir.
Nous prions M. le D r Reboul, chef de travaux du laboratoire de physiologie, de croire à notre vive gratitude pour l'aide qu'il a bien voulu nous prêter.
Que M. Pacaud, qui nous a aidé avec la plus grande • complaisance à faire nos recherches de bibliographie étrangère, reçoive ici nos remerciements.
ÉTUDE
DES IPÉCACUANHAS
DE LEURS FALSIFICATIONS