‹ Etude des ipécacuanhasChapitre 39 sur 58 · AUTRES SORTES D'IPÉCACUANH AS · texte numérisé non relu

AUTRES SORTES D'IPÉCACUANH AS

avons trouvé une certaine quantité dans un lot d'Ipéca cuanha blanc du Brésil (Ionidiumjqne nous avons reçu de la Pharmacie centrale.

Examen histologique. — Au microscope, cette racine offre la structure suivante :

1° Suber constitué par des cellules aplaties dans le sens radial, brunes à la surface, incolores dès la troisième couche. Ces cellules, allongées tangentiellement, présentent un alignement radial.

2° Un parenchyme cortical, constitué par des cellules larges polygonales, à parois minces. Ces éléments sont gorgés de grains d'amidon et renferment souvent des paquets de raphides. Les grains d'amidon sont très volumineux (voir planche VIII), le hile est excentrique, les stries assez nettes et souvent à l'un des pôles se trouve fixé un second grain de plus petite dimension.

3° Un liber contenant aussi de l'amidon mais en moindre quantité. (Nous l'avons présenté vide sur la figure pour en faciliter l'examen.) Ses éléments ne diffèrent des cellules du parenchyme cortical que par leurs moindres dimensions et par leur allongement tangentiel.

4° Les limites du cambium sont mal définies.

5° Un bois dense et parcouru par de nombreux rayons médullaires qui tantôt sont unisériés, tantôt, comme dans notre dessin, sont constitués par deux ou trois rangées de cellules peu distantes les unes des autres et formant des sortes de golfes divisant ainsi le bois en de nombreux faisceaux. Les fibres ont une paroi épaisse, un contour presque quadrangulaire et renferment de nombreux grains d'amidon. Des vaisseaux ponctués d'un calibre considérable, dont souvent un seul occupe la largeur d'un faisceau du

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bois, criblent la coupe et donnent au cylindre central un aspect très caractéristique.

Examen chimique. — L'étude chimique de cet Ipéca n'apas, à notre connaissance été faite avant Flùckiger, car, ainsi que nous l'avons dit plus haut, l'espèce analysée par Pelletier n'est certainement pas l'Ipécacuanha ondulé. Flûckiger n'a pu constater dans cette racine la présence de l'émétine. Il pense que cette substance doit être exclue de la pratique médicale. On ne peut douter cependant qu'il ne possède des propriétés vomitives démontrées par son usage médical ordinaire des Brésiliens. Si donc on ne doit pas le substituer à l'Ipéca officinal, au moins, dit M. Cauvet, peut-on l'employer à défaut d'autre.

Nous venons de décrire les différentes sortes d'Ipécacuanhas que fournit la famille des Rubiacées. Ainsi qu'on a pu le voir par cette étude, aucune d'elles ne doit remplacer l'Ipécacuanha officinal, et si quelques-unes, douées de propriétés vomitives assez énergiques, peuvent lui être substituées, encore ne pourrait-on le faire que si l'Ipéca officinal venait à manquer.

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