‹ Etude des ipécacuanhasChapitre 5 sur 58 · BOTANIQUE · texte numérisé non relu

BOTANIQUE

aussi aux nœuds des petites branches qui sont couchées sur la terre ; elles sont d'abord amincies et presque glabres, puis elles deviennent bientôt deux ou trois fois plus volumineuses, pour s'amincir encore à leur extrémité. La partie qui s'est épaissie, par la transformation de l'écorce en réservoir de matériaux de réserve, se courbe de différents côtés et présente un grand nombre de renflements annulaires, parfois très rapprochés les uns des autres.

Les tiges qui sortent de ce rhizome ont une base ligneuse et une partie supérieure herbacée. Elles sont droites ou couchées, quadrangulaires, hautes de 15 à 40 centimètres, très rarement 1 mètre, épaisses d'environ 6 millimètres; elles portent un petit nombre de ramifications glabres dans presque toute leur longueur, excepté au sommet, où elles sont pourvues de poils brunâtres. Les entre -nœuds de la tige sont de longueurs très inégales. A l'extrémité, se trouvent trois ou quatre paires de feuilles opposées, ovales, entières, couvertes à leur face supérieure de poils aigus, épars. Cette face est de couleur vert foncé ou olivâtre ; la face inférieure, au contraire, n'a de poils que sur les nervures. Ces feuilles sont atténuées à la base en un pétiole pubescent et canaiiculé. Chaque paire de feuilles est accompagnée de deux stipules profondément divisées, jusqu'à leurs bases, en 4 ou 5 lanières étroites à leur sommet ; ces stipules sont réunies par leur base, qui est membraneuse. Elles simulent au premier abord une stipule unique interpétiolaire.

L'inflorescence générale est une cyme unipare, devenant le plus souvent un sympode. Les pédoncules sont longs de 1 ou 2 centimètres, grêles, pubescents et dressés.

Les fleurs sont hermaphrodites, petites, blanches,

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serrées, réunies au nombre de 8 à 60 ; elles forment un capitule terminal, environné à sa base par un involucre tétraphylle, pubescent, constitué par quatre bractées à base presque cordiforme. Les deux extérieures sont orbiculaires-acuminées et un peu ondulées ; les deux internes sont plus petites et ovales.

Tube calicinal obovale,adhérent,à limbe supère et à 5 dents triangulaires. Corolle infundibuliforme, supère, 5lobée, à lobes trois fois plus courts que le tube; celuici est supérieurement, à partir de son milieu, couvert de poils nombreux. Le calice et la corolle sont pubescents en dehors. Cinq étamines insérées au sommet du tube de la corolle, à filets courts, alternes avec les divisions de la corolle. Étamines à filets connés avec le tube de la corolle. Anthères linéaires, 4 ou 5 fois plus longues que Jarges, dorsifixes, introrses. Chaque loge s'ouvre par une fente longitudinale. — Ovaire infère ovoïde, biloculaire ; chaque loge est uni-ovulée et surmontée d'un disque épais, cylindrique, glabre. Style inclus, se terminant par un stigmate bifide de même grandeur que les anthères.

Le Psj/chotria ipecacuanha, comme la plupart des espaces de ce genre, présente deux formes : l'une microstylée, l'autre macrostylée ; il est très probable que la fécondation ne se produit que par le croisement des deux formes, car Burck qui n'a observé à Buitenzorg que des Psychotria microstylés nous dit qu'ils ne fructifient pas.

D'après Meyer, la fécondation de la plante doit se produire par l'intervention des insectes dont l'activité est toutefois vraisemblablement très limitée à cause de la saison des pluies qui, au Brésil, suit la floraison de la plante.

L^ fruit est une drups ovoïde, peu charnue légèrement

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