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Certaines publications récentes, et en particulier celles des D' Labarraque, Landry, Brémond, nous ont facilité la tâche et encouragé dans nos vues.
Obs. I (personnelle). — Laryngocèle mixte, opération en . un lemps, guérison.
Le malade, âgé de 42 ans, entre à Lariboisière en janvier 1930, inquiété par l'apparition récente de troubles de la voix et d’une gêne respiratoire progressive.
D'emblée, il attire l'attention sur l'existence d’une tuméfaction cervicale droite, dont il a noté l'apparition il y a de longues années, dont il a ensuite suivi l’augmentation progressive et qu’il rend responsable aujourd’'hui des troubles qui l'ont forcé à consulter : dysphonie et dyspnée.
À l’interrogatoire, le malade apprend qu’il a remarqué pour la première fois l'existence de cette tuméfaction cervicale il y a 11 ans, en 1919.
Ilraconte ensuite comment cette formation anormale, dont il avait d’ailleurs rapidement soupçonné la nature lui-même, comment «cette poche à air », pour employer son expression, avait progressivement pris de l'extension jusqu'à devenir nettement visible extérieurement.
Il ajoute enfin comment l'absence de tout autre phé: nomène, lui avait fait tenir cette anomalie plus comme une curiosité que comme une affection demandant une enquête médicale, et de fait, jusqu’à ces derniers mois,
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le malade n’avait jamais présenté ni la moindre altération de la voix ni la moindre gêne respiratoire.
Dyspnée et dysphonie remontent done à deux mois ; la dyspnée était tout d'abord une simple dyspnée d’effort. Depuis une quinzaine de jours, elle est devenue permanente. Le malade a l'impression de toujours manquer d'air. Il éprouve constamment la sensation d’un obstacle intra-laryngé. La nuit, sa respiration est encore plus gênée. Des crises paroxystiques angoissantes le réveillent, l’obligent à s'asseoir brusquement et à faire de grands efforts avant de retrouver son souffle. |
La dysphonie s’est installée de même façon il y a environ deux mois. Le matin, la voix est éteinte ; dans la journée, elle demeure constamment rauque, à aucun moment, elle ne s’éclaire complètement. Ce n’est jamais -une voix bitonale. Ce n’est pas la voix de bois du cancer. C'est une raucité pareille à celle d’une laryngite chronique banale.
Par ailleurs, le malade accuse la sensation fréquente d’un chatouillement intra-laryngé occasionnant assez fréquemment des accès de toux.
Il n'existe pas de douleurs. La donlen s'effectue normalement.
Examen de la région cervicale : Dans la région latérale droite, on note, à la simple inspection, une voussure soulevant les téguments sur la largeur d’une paume de main et sur une hauteur d’un centimètre environ.
Cette saillie s'étend en arrière jusqu’au bord antérieur du sterno-masloïdien. Elle se prolonge en avant jusqu’à deux centimètres environ de la ligne médiane. En bas,