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vocale gauche. Pendant l’expiratiôn, cettecorde vocaleest fixée mais seulement dans sa partie antérieure, tandis -que sa partie postérieure exécute librement ses mou- * vements. Ainsi, ont été créés des rapports qui ont permis au courant d’air expiratoire d'entrer directement dans le ventricule et justement dans sa partie antérieure
là où vient déboucher l’appendice.
Obs. X (Meyer, 1902).
L'enfant est en observation depuis l’âge de 9 ans. En mai 1893, il fut apporté fortement cyanosé avec un larynx rempli de papillomes. L’intubation n’a pas réussi et on a été obligé de pratiquer une trachéotomie. Quelques temps après, les papillomes sont extirpés mais rapidement des récidives obligent à remettre en place une canule.
En 1901, l’ablation de bourgeons charnus formés à l’angle supérieur de la glotte permet enfin l’ablation de cette canule. Désormais, le larynx est libre de papil-
lomes. Pendant la respiration normale, les deux cordes vocales paraissent profondément lésées, minces. Pendant la phonation, les bandes se rapprochent de la ligne médiane mais, dans ce mouvement, elles sont brusquement projetées en haut tandis que leur volume augmente considérablement. Ces phénomènes sont dus à une insufflation du ventricule de Morgagoi. L'air peut entrer facilement dans ce dernier grâce à la diminution de largeur des cordes vocales. L’atrophie des cordes explique donc la formation de la laryngocèle.
Cette étude des obsérvations les plus démonstratives.
nous permet d'admettre pour tous les cas de laryngocèle, une pathogénie simple et univoque se résumant en deux mots: prédisposition congénitale,surpression intraventriculaire.
La laryngocèle devient ainsi une véritable hernie laryngée, en tous points analogue à une hernie inguinale. Elle s'effectue en eflet de même façon que cette dernière à travers un trajet congénitalement préformé. Dans ce trajet s'engage, brusquement ou progressivement, à l'effort, un sac herniaire. Ge sac est constitué en tous points par la muqueuse larvngée distendue: Il est indépendant des plans de recouvrement dont on peut l'isoler facilement.
Et cependant, cette pathogénie si simple ne semble pas, à première vue, pouvoir rendre compte de tous les cas publiés sous le nom de laryngocèle.
Voici, en particulier, relatées intégralement, trois observations qui semblent mettre en défaut cette interprétation pathogénique.
Obs. XI (HurcHINSON, 1861).
Perforation du larynx et formation d’une pneumatocèle au cou : Le malade âgé de 23 ans, d'aspect phtisique entre le 2 janvier pour une tumeur située à la partie antérieure du cou au niveau de la partie inférieure du larynx. Cette tumeur régulièrement ronde a le volume d’un œuf de pigeon. On sent-une fluctuation bien nette et la tumeur ne diffère d’un abcès sur le
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point de s'ouvrir que parce que la peau n’est aucunément enflammée. En comprimant la tumeur, ôn peut la vider avec la plus grande facilité, mais elle se remplit dès les premiers efforts de toux. La percussion révèle une sonorité tympanique. On ne peut douter, dans ces conditions, qu’il n'existe une communication avec le larynx à travers la membrane cricothyroïdienne.
Il s’agit, sans aucun doute, d'un malade tuberculeux. L'état général est très altéré. Le malade a présenté, il y a trois mois, plusieurs hémoptysies. Il existe plusieurs adénopathies cervicales. L’éenrouement s’accompagne de dysphagie et d’une toux violente. La laryngocèle est vraisemblablement secondaire à l’ulcération de lésions tuberculeuses laryngées.
Obs. XII (Broca).
Cette observation est relatée dans la thèse de Koutnik : Tumeur gazeuse du cou d’origine laryngée paraissant survenir à la suite d’intubation répétée du larynx. Incision de la poche. Extirpation partielle. Persistance d’un trajet fistuleux.
D. Louis, âgé de 3 ans 1/2, entre à l'hôpital Trousseau pour un croup compliquant une rougeole. Il est tubé aussitôt après son arrivée. Dans la nuit, on pratique de nouveau lintubation du larynx, le premier tube ayant été dégluti. Le lendemain, l’enfant est tubé à nouveau trois fois. Il sort de l’hôpital Trousseau 4 semaines environ après le début du croup. Les parents s’aper-