DIAGNOSTIC
Il ne souffre pas grande difficulté.
La laryngocèle externe se reconnaît aisément à ses caractères bien particuliers : sonorilé, expansion à la toux, réductibilité. ;
Une seule question peut se poser en sa présence. S'agit-il d’une laryngocèle vraie ou d’une tumeur gazeuse banale développée au devant du larynx ? Nous avons discuté cette question au chapitre de la pathogénie, en insistant sur les caractères distinctifs séparant les deux affections. Nous avons essayé de montrer comment tout était différence entre la véritable hernie laryngée et la tumeur gazeuse simple, Secondaire, suivant les cas, à une perforation traumatique (tubage), à une perioration pathologique (tuberculose ou syphilis laryngée), à l'ouverture d’un abcès cervical à l’intérieur de la cavité laryngée. Nous dirons plus loin, au chapitre du traitement, comment, opératuirement, ces différences s’affirment encore avec plus de netteté.
Le diagnostic de laryngocèle interne pure peut être plus délicat. L’affection peut être confondue avec toutes les tumeurs bénignes du lary2x, tumeurs kystiques en
GEORGES h
particulier. Dans les cas où on est privé du meilleur si- 8ne, à Savoir la variabilité du volume de la tumeur suivant le rythme respiratoire, rappelons queles deux meilleurs ar$uments, en faveur d’une laryngocèle, tiennent dans le fait que la tumeur est dépressible (stylet) et que Sa Surface est sillonnée d’arborisations vasculaires.
Laryngocèle externe
En relisant les différentes observations publiées eten n'envisageant que le côté thérapeutique, on trouve les auteurs divisés en deux camps. Les uns, et les plus nombreux, sont partisans d’un traitement médical simple, les autres conseillent de recourir au traitement chirurgical.
Les abstentionnistes déconseillent l'opération en s’appuyant avant tout sur deux arguments :
1° La poche de laryngocèle est une mince pellicule adhérente aux muscles, adhérente au tissu conjonctif. Le plus souvent, on ne peut la détacher que par lambeaux et avec grande difficulté ;
2° Dans beaucoup de laryngocèles, on ne peut arri- . ver à trouver la poche, car il n’existe pas de paroi pro- *HTÉ:
Ces auteurs conseillent de combattre la tuméfaction cervicale par la compression. Celle-ci, réalisée suivant les cas à l’aide d’un bandeau cervical ou à l’aide d’un tampon de coton maintenu d’une façon permanente