‹ Étude des phénomènes volcaniquesChapitre 1 sur 105 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

"s La récente éruption de la Martinique a rappelé ^ l'attention sur le Volcanisme et, bien qu'elle ne soit ' qu'un accident géologique sans iniportance et qui 1;^ passera inaperçu dans Thistoire du globe, elle occupe 1^ un des premiers rangs sur la liste des hécatombes K humaines.

«^ Le moment semble donc opportun de résumer nos

I connaissances sur la question mais, toutefois, sans faire le procès de certaines théories au profit d'autres. Nous pensons, en efTet, que dans l'état actuel de la science, on ne peut proposer que des hypothèses.

Le Volcanisme^ d'autre part, est aussi vieux que le monde ou à peu près : les coulées d'orthophyres et les tufs orlhophyriques antérieurs au carbonifère, sont les produits d'éruptions volcaniques analogues à celles du Vésuve de nos jours. Il ne procède peutêtre pas de causes exclusivement terrestres et il se pourrait, suivant la tendance actuelle, que des influences cosmiques encore peu connues jouent un rôle dans la production des cataclysmes éruptifs.

nfiii les causes des paroxysmes étant peut-être nonireuses et d'ordres différents, il se pourrait que les verses théories imaginées et exposées dans cet ivrage soient toutes exactes, et que les causes des uptions empruntent, suivant les circonstances, ntôt aux unes et tantôt aux autres.

Le Volcanisme^ tel que nous l'envisageons dans A ouvrage, ne comprend pas seulement les érup- >ns et les tremblements de terre. Intimement lié, après nous, aux diverses phases de la formation de icorce terrestre et à ses modifications anciennes ou ce n tes, brusques ou instantanées, son étude doit em- 'asser la Formation des reliefs du sol et des champs de icture généralement métallifères, l'étude des massifs londamment pourvus de sources thermo-minérales dans certains cas de gisements de pétrole.

En outre, l'étude des déjections volcaniques des modifications subies par leurs enc/aue^ permet entrevoir la genèse des roches et des minéraux, , c'est autant de pierres apportées à l'étude de la rmation du Globe, l'un des problèmes les plus beaux les plus hardis auquel l'Homme s'est attaqué. J'exprime ici mes remercîmenls à M. Vélnin pro- )seur à la Faculté des Sciences et à M. Lacroix ofesseur au Muséum d'Histoire Naturelle qui, cette is encore, ont bien voulu mettre leur laboratoire à ï disposition.

Janvier 1903.

François MIRON.

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