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FORMATION DU CRATÈRE

mâles, de nouveaux cours d'eau, de ruisseaux de boue sont des phénomènes prémonitoires assez fréquents.

Les glaces et les neiges qui recouvrent certains volcans éteints placés dans la zone secouée, fondent parfois subitement en provoquant des inondations désastreuses.

Fréquemment aussi des perturbations atmosphériques se manifestent : orages, pluies diluviennes, chaleur accablante, froid subit, cyclones.

L'éruption se produit enBn et son allure sera à peu de chose près la même, qu'il s'agisse d'un volcan éteint qui rentre en activité ou de la création d'un volcan nouveau.

Il se produit dans le sol, plaine ou montagne, une ou plusieurs ouvertures qui livreront passage aux produits volcaniques, mais suivant que la poussée interne aura eu ou non à vaincre une grande résistance pour ouvrir le sol la forme des ouvertures et la violence de l'explosion varieront.

30« Formation du cratère (^). — Si le sol est peu

résistant et si la quantité de gaz accumulés dans les profondeurs n'est pas trop grande, une explosion peu violente ouvrira une Assure de faibles dimensions.

Cette dernière s'établira dans la plaine en l'absence d'ancien cratère ou sur les flancs de celui-ci, s'il existe. Fréquemment elle n'est que la réouverture d'une vieille fente obstruée par les laves.

L'Etna a présenté des fissures de 20 kilomètres de longueur et de 5 mètres de largeur.

Une fente formée au cours de l'éruption de 1851 sur les flancs de la Montagne Pelée, à la Martinique, s'est réouverte cette année lors de l'éruption du mois de mai.

D'autres se produiront, s'il y a lieu, pour permettre la sortie des produits volcaniques. ^

(1) Le développement de la formation des cratères et des cônes volcaniques fait L'objet du chapitre VI.

30 LES ÉRUPTIONS VOLCANIOUES

31. — Les choses se passent diffère mment si le sol est très résistant, quand une très grande quantité de gaz tend à s'échapper et surtout quand les laves internes sont acides.

Une explosion, souvent d'une suprême violence, se produit, projetant des débris arrachés au sol ; il se forme alors, non plus une fissure mais, dans un sol horizontal, une série de fentes rayonnant autour d'une ouverture circulaire souvent d'un grand diamètre, dénommée cratère (Texplosion.

On trouve les cratères de cette catégorie dans les sols très durs :

Le cratère de Tazenat, près Manzat, eu Auvergne, dans le granité.

Les cratères de TEiffel dénommés maare, dans les schistes et calcaires dévoniens.

Le maare de Gillenfeld près Laach a une profondeur de plus de 200 mètres.

La formation d*un cratère d'explosion dans un sol montagneux, comme c'est le cas, pour la réouverture d'un ancien volcan dont la cheminée est obstruée par des laves très compactes, du type andésitique par exemple, ou par un culot trèç épais de laves ordinaires — se traduit par la formation d'une ouverture circulaire et Técrètement de la montagne. Une seule explosion fit perdre au volcan Timboro, à Sumatra, 1 600 mètres de sa hauteur, par la projection d'une partie de sa masse évaluée à 1 400 kilomètres cubes, soit 3 fois le volume du Mont Blanc : 12 000 personnes furent ensevelies.

Le cratère du Pavin en Auvergne s'est ouvert dans la masse de basalte d'une éruption antérieure.

Le cratère principal de la Montagne Pelée appartient à la même catégorie.

En temps de repos, ces cratères se transforment en lacs : le lac Pavin en Auvergne, le lac des Palmistes au sommet

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