‹ Étude des phénomènes volcaniquesChapitre 22 sur 105 · LES LAVES · texte numérisé non relu

LES LAVES

A la Soufrièi'e de la Guadeloupe on trouve de même :

Teneur en Silice Densité

pour les laves des deux bouches extrêmes.

A la Fournaise de la Réunion^ les laves issues du cratère supérieur et celles qui sortent plus bas, d'une fissure, sont caractérisées par :

Teneur en Silice Densité

56,20 Vo 2,40

47. — Le fait qu'actuellement des laves acides, et des laves basiques sortent simultanément en différents points du globe, semble en contradiction avec la répartition des couches laviques suivant leur densité : ce n'est qu^apparent et il faut examiner toute la série des roches éruptives pour voir cette tendance nettement accusée.

Le granité et la granulite, types des roches acides voient leurs émissions prendre fin respectivement avec le permien et le carbonifère. Par contre, les mélaphyres et les spilites apparaissent avec le permien et le trias et les basaltes les plus anciens datent de Toligocène.

Il y a donc tendance marquée à la basacité, mais la période de transformation n'est pas achevée, et pendant un certain temps encore les laves acides et les laves basiques viendront simultanément au jour, jusqu'à épuisement de l'écume siliceuse et venue des laves basiques seules, si Tordre de classement des éléments du bain interne est bien celui que nous croyons.

Autant que possible, nous donnerons, pour chacun des volcans étudiés (voir V* Partie), la composition des laves qu'il rejette ; dans ce qui va suivre nous allons examiner la manière d'être de la lave et de ses coulées.

48. Montée de la lave. — L'ascension des laves dans la cheminée se fait plus ou moins lentement : nous avons vu que le début des coulées pouvait être postérieur de plusieurs mois à l'ouverture du cratère.

Tantôt, à un moment donné, la lave s'élève brusquement et se déverse, tantôt elle monte d'une façon continue et lente ; souvent, aussi, elle monte, descend, et accomplit ce mouvement oscillatoire pendant un temps plus ou moins long avant de s* élancer au dehors.

Au Strombolij l'altitude du cratère est de 1 000 mètres ; l'amplitude du mouvement oscillatoire de la lave est de iO mètres.

Le même phénomène se produit au Mauna Loa (voir au n* »44).

40. Formation de fissures adventives. — Pendant l'ascension de la lave et la durée de ses mouvements oscillatoires, pour peu que le cratère soit à une altitude un peu grande, la pression exercée par la colonne liquide sur les parois de la cheminée croît pour atteindre, dans certains cas, une valeur considérable.

On peut imaginer la valeur de cette pression en considérant qu'au Cotopaxi la hauteur de la colonne lavique audessus du niveau de la mer, dépasse 6000 mètres et à l'Etna, 3000 mètres.

La pression des gaz ajoute son action à celle de la lave.

Les parois de la cheminée tendent à s'écarter, les anciens cratères et fissures sont sollicités à se réouvrir sans préjudice de la formation, pour la même cause, de fissures sur les parois du cône.

Le plus fréquemment, les fissures prennent naissance en dessous du cône terminal de débris qui recouvre la cheminée ; quelquefois ce cône terminal se fend sur toute sa hauteur.

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