‹ Étude des phénomènes volcaniquesChapitre 41 sur 105 · C. R. LX · texte numérisé non relu

C. R. LX

LES ËRUPTIOnS TOLCAMtOCBS

1 chlorure de sodium et présenUùenf une tempéraline àa rouge. En outre, leurs dépôts étaient beau- 19 riches en sels de cuivre que ceux des fumerolles t même, parfois, le sel de cuivre était si abondant iquait le chlorure de sodium.

Ftitnerolles acides. — De tous les cratères sortaient irolies acides formées principalement d'acide chloe, de chlorure de fer et surtout de chlorhydrate liaque. L'acide sulfureux et le soufre s'y renconen petite quantité, et l'acide sulfbydrique faisait toujours défaut.

Fumerolles alcalines. — M. Fouqué les observa à la partie inférieure de la lave et jamais dans les il en compta des centaines, liaient ordioairement arrondies taudis que les !s acides étaient allongées et linéaires : très pauvres ure de fer, elles étaient surtout caractérisées par :e teneur en carbonate d'ammoniaque et en chlode la même base. Les fumées blanches qu'elles ent étaient fortement alcalines et se précipitaient 33 oriûces en un dépôt de chlorhydrate d'ammomfermant une trace de sulfate de la même base, late très volatil ne se déposait pas.

fre et l'acide sulfhydrique accompagnaient les ammoniacales, mais l'acide sulfureux s'y présenfaibles proportions que sa présence devait résulter ition d'une partie de l'acide sulfhydrique.

'fumerolles de vapeur d'eau. — Elles se renconombreuses sur les cratères prêts de s'éteindre «nage de ceux-ci. M. Fouqué n'y trouva ni acide [ue ni acide carbonique.

FUMEROLLES DE VAPECR d'eAU 75

106. — Nous pourrions citer maints autres exemples qui confirment ce que nous avancions plus haut et qui fut révélé et coordonné pour la première fois par Sainte-Glaire- Deville (»).

107. — L'avancement ou la rétrogradation d'une fumerolle se fait quelquefois très lentement, quelquefois brusquement; il semble même, dans certains cas, que des termes de la série soient omis par la soudaineté et la violence des bouleversements internes. Une transformation lente est toujours accompagnée d'une période intermédiaire pendant laquelle, aux produits précédemment dégagés s'ajoutent un ou plusieurs du terme suivant et la nature de la fumerolle ne peut plus être déterminée que d'après celle du produit gazeux, prédominant et caractéristique.

108. — Mais en même temps que les fumerolles dégagées par les appareils adventifs rétrogradent, il y a avancement au contraire dans le cratère central ; les acides chlorhydrique et sulfureux mélangés à 90 Vo de vapeur d'eau réapparaissent et la température monte jusqu'à ce que des éboulements dans la cheminée viennent réduire l'intensité du dégagement gazeux.

109. — L'avancement ou la rétrogradation des fumerolles en même temps que s'accentue l'intensité ou la décroissance du phénomène éruptif, constitue une loi générale applicable aux volcans à laves acides comme à ceux à laves basiques ; toutes les expériences de contrôle faites depuis 1852 l'ont confirmé.

liO. — La marche d'une fumerolle présente donc le

(1) G. R. LX, p. 552 et LXII, p. 1374.

rèl dans l'étude d'une éruption que celle de la ■e dans l'évolution d'une flfevre.

ment permet de diagnoâliquer une recrudescence ]es forces internes tandis que la rétrogradation ■de d'une acalmie.

Mais si l'on compare la composition chimique, h \t donné, de la série des fumerolles jalonnant i, on constate une richesse d'autant plus grande 8 oxydables que l'on s'éloigne davantage du acipal.

lerait donc, comme l'indiquait Sainte-Claire 'un volcan est un appareil où viennent converger s de la combustion des divers composés gazeux.

que l'on s'éloigne de ce centre, on trouve les ne combustion de moins en moins énergique.

D'où provient l'oxygène nécessaire à une oxydamanifeste en un seul point ? Telle est la question, comme l'indique M. de Lapparent, une rentrée a cheminée centrale ? On sait, par exemple, que lées d'usine, dout la section est trop grande, is produits de la combustion en une colonne le tandis qu'une couronne d'air froid suit une erse le long des parois intérieures, fene provient-il des roches? Mais en même temps fait une quantité d'hydrogène correspondant à sa saturation et ce dernier, s'il existe dans la fumée, ne s'y trouve pas en quantité suffisante er cette hypothèse.

ceci semble en contradiction avec l'hypothèse de Stromboli réduit à la phase solfatarienne depuis iiècle émet des vapeurs sulfhydriques et ammoir son cratère principal, au travers ou tout au

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