‹ Étude des phénomènes volcaniquesChapitre 56 sur 105 · FORME DES CÔNES · texte numérisé non relu

FORME DES CÔNES

IIK

La masse présente une siratificatioa grossière de lits alternés de cendres, de scories, de débris plus gros, saivant Tordre de sortie du cratère des différents matériaux projetés.

Par leur constitution même, ces cônes ne présentent qu'une faible résistance aux agents d'érosion.

Les pluies creusent sur leurs flancs de profonds ravins qui vont en s'élargissant du sommet à la base et où s'accumulent les débris entrcdnés. Mais une nouvelle éruption pourra combler ces inégalités de surface. Au SœmHngy à Java, la profondeur de ces ravins atteint 900 mètres.

173. — Lorsque les projections tombent assez loin du cratère pour que les éboulements ne retournent pas à la

Fig. 19

cheminée^ le cône présente une double pente (Qg. 19). Le talus intérieur est formé par les éboulements de la crête.

Fig. 20

in A. — Au cours d'une éruption ultérieure, un cône parasite pourra s'élever à l'intérieur du premier (fig. 20 (voir n« 169).

116 LES ËnUPTIONS TOLCANIOUES

ITS. — La formation de ces cônes est très rapide ; ainsi, en 1874, à l'Etna, quelques heures suffirent h l'éreclloa d'un c6ne principal el de 3S cônes secondaires dont un avait 2S mètres de hauteur ; on a estimé h 1.380.000 mètres cuhes le volume de ces 36 cônes.

En 18fU(, sur les flancs du même volcan, plusieurs cônes de 100 mètres de hauteur s'élevèrent en 3 jours.

176. Cdnes mixtes. — L'intrusion des laves entre les strates des cônes de débris, en formation, se produit fréquemment et donne au massif une grande solidité. Dans ce cas, on trouve successivement, en partant de l'axe : un

Fig. 21. - Cône miite, typa Nouvel l6-Z«Iande.

de débris à pente de 30 à 40'*, une succession de es de laves et de débris à pente de 10 à 20° et enfin auches stratifiées et à pente fwble, faites des parties is ténues (fig. 21).

Rangitoto, en Nouvelle-Zélande, el le grand cône lal de l'Etna appartiennent à cette catégorie.

V. Canes de tur». — De couleur jaune par suite de alation de l'osyde de fer, les nappes sont faites de ïs, de débris, de projections, de pierres qui ont été

DÔMES d'intumescence 117

brassés dans l'eau et ont ensuite séché. Leur inclinaison varie de 13 à 30«.

1*78. Cônes de cendres. — Des projections presque exclusivement formées de cendres peuvent former des cônes très pointus que Ton reconnaît facilement à rallongement des flancs dans le sens des vents dominants.

179. — La couleur des cônes de débris est rouge au début, mais la végétation qui s'y attache la fait passer au noir.

Les cendres soustraites à l'action de Tair sont blanches ou noires mais elles rougissent sous Taction de Toxygène atmosphérique.

180. Dimensions des cônes volcaniques célèbres. — Les cônes de débris s'élèvent parfois à des hauteurs prodigieuses, et voici, pour les plus célèbres, la hauteur du sommet au-dessus du pied :

Cotopaxù Mexique, hauteur 3.000 mètres, inclinaison 40*.

Sœmbing, Java »

Vulcano^ Lipari »

Erèbe, au pôle austral »

Vésuve^ Italie »

Etnaj Sicile »

Klioutchevskoî, au Kamchatka, le plus actif des volcans actuels, hauteur 5.000 mètres, périmètre à la base 330 kilomètres.

Kilimandjaro f en Afrique, hauteur 6.130 mètres, périmètre à la base 350 kilomètres.

18 t. Dômes dlntumescence. — La poussée des laves en îgnîtion contre un point de l'écorce, sous l'action

LES ÉROPTIOIIB VOLCANIOUES

peut, si elle est lente et sans à coups, incurver s et provoquer la formation d'un d6me qui est mescence, comme M. Gilbert l'a signalé au mont tu mont Helsworth, dans l'Utah, oii les intrusions entre les strates sédimentaires de la montagne breuses (Qg. 22).

it Hiller, les strates du sommet ont été enlevées

^,„— -.^ et laissent voir

le trachyte. Au

montHelsworth

on ne voit que

des liions de

trachyte ; les

strates sédi-

p. 22 mentaires sont

horizontales au

t à la base et inclinées à 4^* sur les flancs. La hau-

ective de ces deux montagnes est de â.OOO mètres

mètres.

e la théorie des dômes d^Qtumescence — dernier e celle des cratères de soulèvement abandonnée ujourd'hui — soit encore discutée. M, de Lapparent, it sur le mode de formation du cratère d'efTondreîantorin (voir n" 100), croit à sa possibilité. te, des observations faites sur tous les points du résulte que l'on ne connidt aucun volcan sur les quel on retrouve les couches du sol environnant; :t dit la formation d'un volcan ne redresse pas les lu sol autour du cratère.

Couronnes. — Certains cônes volcaniques sont . à quelque distance, par une sorte de rempart ébris, de cendres, de lave présentant une pente

douce vers l'extérieur, raide vers Tintérieur, et une hauteur pouvant atteindre 800 à 900 mètres.

On attribue la formation des couronnes à l'explosion ou à l'effondrement d'un ancien cône volcanique sur les fondations duquel le cône en activité de nos jours s'est élevé.

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