‹ Étude des phénomènes volcaniquesChapitre 55 sur 105 · FORME DES. CRATÈRES · texte numérisé non relu

FORME DES. CRATÈRES

blocs empruntés aux parois quand celles-ci ne sont pas taillées dans une roche compacte.

Chaque éruption nouvelle Tébrëche, Taggrandit ou le réduit^ modifie l'inclinaison des parois, et quand, ce qui est en somme peu fréquent, la lave s*épanche par le cratère principal dont les matériaux généralement détritiques sont peu stables, une brèche s'ouvre dans ses flancs et forme le cratère égueulé, en fer à cheval, dont on voit des types en Auvergne, entre autres aux Puys de la Vache, de Lassolas et au Puy Noir.

160. — Un cône se dresse parfois sur le fond du qratère, par lequel s'évacueront les produits volcaniques, gaz, projections. Généralement construit de débris, il ne présente qu'une faible résistance, ses dimensions varient fréquemment, et souvent même, il disparait pour se réédifler en un autre point (voi n^ 174).

170. — Après que le phénomène éruptif proprement dit a cessé, la lave se solidifie et obture la cheminée ne laissant que quelques fentes qui donneront issue aux fumerolles. Mais il arrive souvent que, par ces fissures, on perçoit nettement la lave en ignition et même dans certains cas, le culot n'existant en quelque sorte qu'à Tétat rudimentaire, le fond du cratère paraît occupé par un lac de lave en ébuUition.

Cette dernière forme est nettement caractérisée au 5/rombolij et pendant plusieurs années on put la constater au Vésîive.

171. Cône volcanique. — Aussitôt que le cratère s*est formé, commencent les émissions de débris puis de laves^ et Ton voit le cône s'élever.

Celui-ci peut être exclusivement fait de lave, quand ce pro-

MiRON. — Les phénomènes volcaniques. S

LB8 ÉBOPTIOKS VOLCAHIQUËS

tibi fluide s''4panclie dès le àébut et qiu les ^rajectioas éfaut ou à peu près -, sa forme «dépendra de U conâgu- 1 du sol.

ne «ounalt qu'na petit Domla-e de cAues de cette oaié- «Q Islande, h-Odadahreum — à la Réunion, au pitou 'and Brûlé — aux ilee Sandwich, aux volcans de a-Kea et de àtauna-Lea.

Fig. 17. — Profil du liBans-Lea.

derniers représentent plutôt des montagnes plates es cônes, la pente des laves étant en moyenne de 6 même, par endroits, de 3° (ûg. 16 et 17).

t. Cônes de débris. — Le plus commun est le cône iris, montagne creuse, à profil souvent parfaitement itrique, qui s'élève au-dessus du cratère.

:6ne est, comme l'indique son nom, fait par l'accumulation de projections de tontes grosseurs, cendres, bombes, débris rocheux du sous-sol, blocs de laves lancés et retombés autour du jPig. 18 cratère.

L'inclinaison à l'estérarie de 30 à 45° ; à l'intérieur, elle est souvent voi- B 75 à 80° (flg. 18).

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