LA MARTINIQUE
La Guadeloupe est formée parla réunion de deux massifs, Tun de nature sédimentaire et Tautre de nature essentiellement volcanique ; la première s'appelle Grande-Terre et la seconde Basse-Terre.
Sur cette dernière se dresse la soufinère dont on voit encore aujourd'hui les coulées trachytiques, el dont les dernières éruptions eurent lieu en 1778, 1797, 1812, 1836. De nombreux cratères rejettent actuellement des vapeurs sulfureuses.
Montserrat, — On y voit des fumerolles sulfureuses.
Nièves. — Des vapeurs sulfureuses couronflent la montagne.
Saint-Christophe, — En 1692 le volcan Misery eut une éruption ; aujourd'hui son cratère est occupé par un lac.
Saiîit-Eustache. — On y voit un volcan aujourd'hui éteint.
Un volcan sous-marin situé sous 7° latit. N. et 4° long. E. de l'île de Fer, eût sa dernière éruption en 1824.
^53. La Martinique. — Au Sud de l'île, est le Morne Vauclair, volcan éteint depuis les temps les plus reculés ; vers le Nord, le Carbet ou montagne aux cinq pitons et, enfin, plus au Nord, le Mont Pelé.
Les îles des Antilles sont les sommets culminants d'une chaîne immergée, reliant le Venezuela à la Floride et fermant la mer des Caraïbes dans laquelle elles plongent sous une pente moyenne de 25 Vo-
Le massif volcanique de la Martinique figure un cirque de 30 kilomètres de grand axe. Au centre, se dresse le Carbet, 1207 mètres d'altitude, surmonté de 5 pitons volcaniques. Le Mont Pelé, 1350 mètres d'altitude, portant jusqu'en avril 1902 un cratère, au sommet, occupé par le lac des Palmistes.
Un cralëre latéral ou plutôt un gouffre est sur la fissure d où jaillirent les produits de Téruption de 1851.
D'après M. de Lapparent, la constitution de l'île, au point de vue volcanique^ se serait faite par une éruption d'andésite kpyroxèiie^ de couleur sombre, à 56 V© de silice, avec cristaux de sanidine et de plagioclase qui forma le squelette de la Montagne Pelée. Puis, un épanchement de liparite de couleur gris clair, à 75,67 Vo de silice, avec cristaux de sanidine, gros individus de quartz bipyramidé et grandes tablettes hexagonales de mica disséminés dans la pâte vitreuse ^ forma le massif du Garbet. Par la suite, vinrent des épanchements de basalte à anorthite et de dolérite.
Seul, le Mont Pelé a donné des signes d'activité depuis très longtemps ; il a rejeté des laves andésitiques en 1851 et au cours de l'éruption de 1902-1903 (voir n« »68), il vomit des cendres, des bombes d'andésite, des boues, mais pas de laves. Il serait donc passé dans la catégorie des volcans explosifs.
!254. Volcans des Iles de la Sonde. — Il y aurait beaucoup à dire si Ton voulait rapporter les détails des éruptions en nombre incalculable qu'a vues l'homme dans ces régions volcaniques par excellence. Beaucoup causèrent des désastres effroyables auprès desquels les plus fortes éruptions américaines disparaissent.
Néanmoins, nous ne leur consacrerons que peu de lignes, le mode éruptif étant à peu près uniforme dans ces contrées : explosion du cratère, projection de cendres, émission de boues.
De nos jours, les émissions de lave sont très rares.
A Sumatra on compte 60 volcans dont 8 actifs.
Le Merapi (altitude 2848 mètres) a quelquefois rejeté des laves.
De 1875 à 1878, le Kaba a rejeté des cendres qui cou-