PÉTROLE
chaleur et de la pression produirait les hydrocarbures du pétrole ainsi du reste que M. Berlhelot Ta réalisé dans son laboratoire.
Une troisième théorie préconisée par Ste-Claire Deville, à la suite de son étude des hydrocarbures dans les fumerolles implique au pétrole une origine volcanique (*).
Elle repose sur ce fait que :
« Les poches de pétrole ont été rencontrées sur toute l'échelle des terrains, depuis le micaschiste du Venezuela jusqu'au terrain tertiaire du Caucase ;
Dans une zone déterminée, les poches se trouvent dans Tune quelconque des assises du sol à condition que cette assise renferme des couches perméables ;
Les gisements pétrolifères se trouvent uniquement dans les régions plissées, parallèlement à une chaîne de montagnes, et sur la courbure externe des plissements. »
Ces faits résultant de l'étude des gisements dispersés en tous les points du globe, il semble donc bien qu'il y ait une relation étroite entre la présence du pétrole et les plissements voisins. Mais quelle est l'origine, la source du pétrole aussi bien ici, que dans les fumerolles volcaniques ?
Il est bien difficile, croyons-nous, d'avancer une hypothèse sérieuse à cet égard.
L'hydrogène pourrait bien être fourni par l'eau, mais d'où viendrait le carbone? Il est vrai qu'on en trouve dans les micaschistes et les gneiss. Peut-être, suivant l'hypothèse de M. de Launay, voir n<* 96, existe-t-il combiné aux métaux, dans le noyau igné, et réagissant sur la vapeur d'eau, dans des conditions particulières, forme-til des hydrocarbures ?
Ou bien, l'hypothèse de Daubrée et Berthelot, formation d'acétylures alcalins et décomposition ultérieure par la vapeur d'eau, indique-t-elle la genèse des hydrocarbures
(*) Fr. Miron. — Les huiles minérales chez Masson.
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qui parla suite se sont accumulés et ont été comprimés sous les voussoirs, au cours des mouvements de plissement de récorce dans laquelle nous trouvons aujourd'hui le pétrole, comme une trace du travail gigantesque accompli dans révolution de notre planète.
S85. Théorie des phénomènes volcaniques de il. Stubel» de Leipzig. — L*éiiergie éruptive résiderait dans la lave elle-même, — le magma, ainsi que le dénomme M. Stubel — et, comme preuve, ce géologue rappelle que sur les coulées se forment des fumerolles, des cônes, des cônes de scories, des explosions, etc., phénomènes reproduisant, en petit il est vrai, les phases d'une éruption.
L'origine du magma est Tobjet de toute une théorie nouvelle que l'auteur appuie sur des coupes géologiques, des études pétrographiques et dont le résumé peut être ainsi présenté.
Vers la fin de sa me solaire, la Terre se couvrit d'une couche de matériaux solidifiés par refroidissement à la surface de laquelle des produits internes se déversèrent par les failles, en formant ce que M. Stubel appelle une cuirasse.
Ces épanchements continuèrent à se produire mais, de plus en plus difficilement, au fur et à mesure que la croûte solide devenait plus épaisse, et ils formèrent des forjers pénphériques,^\x%CQ^\Xh\Q9, eux-mêmes de donner lieu à des épanchements secondaires.
Lorsque seules, quelques failles encore libres, permirent l'écoulement des laves, il se produisit à leur ouverture extérieure des épanchements de grande étendue, sous forme de
plateaux, et, par retrait, les chèques, les couronnes rappelant les cratères lunaires.
La Terre a perdu sa luminosité, et les éléments condensables de l'atmosphère sont précipités et collaborent à la production des roches cristallines.
Les phénomènes geysériens se localisent, et Teau froide circulant à la surface, permet Téclosion de la vie et remanie les dépôts anciens, enfouit certains foyers périphériques tandis que les manifestations volcaniques des autres foyers périphériques diminuent d'ampleur.
Les volcans actuels seraient dus à ceux de ces foyers périphériques qu'enfouirent les dépôts sédimentaires ; pour M. Stubel, les 'plateaux basaltiques, tertiaires et post-tertiaires des Indes, de l'Amérique du Nord, de l'Islande, de l'Abyssinie, de la Syrie, auraient cette origine. Enfin, pour l'auteur^ les soubassements des volcans modernes auraient une origine semblable à celle du Gm^gios (voir n** !843), et seraient dus à une poussée lente venue de l'intérieur.
A ces amas, M. Stubel donne le nom de volcans néogènes, et rappelle qu'ils se présentent sous la forme de dômes surbaissés, massifs, incompatibles avec une formation par coulées successives alternant avec des projections de débris, — généralement entourés d'un bourrelet et portant au sommet une dépression.
Quand, par la suite, soit par le jeu des forces internes seul ou combiné à l'action destructive des agents atmosphériques, le volcan néogène rentrant en activité se complète d'un cône de débris poussé à son sommet déprimé, ce cône est désigné par M. Stubel sous le nom de volcan polygène, aux yeux duquel les alternances de repos et d'activité des bouches ignivomes seraient une preuve que les foyers volcaniques sont localisés et sans communications avec le noyau central.