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L'intoxication éthylique était courante dans l’ancienne Egypte, et nous en trouvons la confirmation Jusque dans la mythologie par les débordements de la déesse Sokmit. Nombreuses sont les scènes de beuverie dans l’art.
Les femmes même ne s’en tenaient pas à l’écart ; un hôte exhorte ses convives à boire et une convive de lui répondre :
« Donne-moi dix-huit coupes de vin, vois j’aime l'ivresse » et le peintre la montre en train de vomir.
À partir de la XIXe dynastie l’ivrognerie commence à être réprouvée, ce qui en laisse supposer la grande extention. Ruffer après dissection de nombreuses momies a pu apporter la preuve de l’existence de cirrhose du foie chez certains sujets.
Par ailleurs, ce que nous savons de la médecine à cette époque nous permet de penser que les égyptiens pouvaient parfaitement avoir noté une corrélation entre l’intoxication éthylique et les manifestations ascitiques qu'elle peut entraîner. Quoi de plus naturel alors qu'ils aient voulu rendre cette affection monstrueuse et repoussante et se préserver du même coup
de son atteinte possible par une amulette protectrice.