‹ Etude des Représentations Pathologiques dans l'Art EgyptienChapitre 26 sur 44 · TETE · texte numérisé non relu

TETE

Si l’on observe maintenant les seins l’on ne peut manquer d’être frappé par le fait qu’ils ne présentent aucun caractère de grossesse. Ce ne sont point là les seins turgescents, hypertrophiés, et pleins de sève de l’être en gestation ; mais ce sont des mammelles flasques pendant sur le thorax ; des seins de vieille femme, et non ceux d’un être jeune en puissance d’enfantement.

L'hydropisie devait être en Egypte un symptôme aussi courant qu'il l’est de nos jours ; et ces abdomens distendus par l’ascite devait être un objet d’étonnement assez vif pour frapper l'imagination populaire. Cette femme hydropique dont parle les livres saints est une preuve de plus de l’intérêt que prenait à cette affection les peuples de l'Orient.

Il serait certainement vain de rechercher la cause exacte de cet épanchement liquidien.

Néanmoins l’on peut supposer qu'il est peu vraisemblable que l’on ait eu à caricaturer des grabataires ; il est plus logique de penser que l’on a du plutôt copier des cas ambulatoires des malades atteints d’une affection chronique, encore compatible avec la marche et un certain degré d'activité. Elles sont nombreuses ces affections, mais il en est une qui se présente naturellement à l'esprit : la cirrhose alcoolique. Nou croyons en avoir retrouvé une autre représentation

sur une statue civile que nous étudierons par ailleurs.

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