‹ Etude des Représentations Pathologiques dans l'Art EgyptienChapitre 34 sur 44 · RD ER · texte numérisé non relu

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phisme tient surtout à la répartition des masses graisseuses et non pas à une modification importante du squelette. .

D'autre part les moulages des crânes fortement dolichocéphales de ses filles pris sur le vivant et conservés au musée de Berlin authentifient les déformations craniennes semblables à celle de leur pèret.

Le gynécomorphisme du roi avait été remarqué par plupart des auteurs.

Les premiers égyptologues se fièrent aux dires de Manethon et le prirent pour une femme.

Lhôte en particulier voyait la confirmation de cette hypothèse dans le fait unique dans l’histoire de l'Egypte qu’Akhnaton se faisait entourer par des flabellifères femmes aux crânes rasés comme des hommes.

Mariette croyait que le roi par suite de quelque mésaventure de guerre avait été capturé et transformé en castrat. Signalons que des fouilles récentes faites par Chevrier à Karnak ont révélé une statue d’Amenophis IV, dont le corps n’a pas de sexe.

Mais la certitude de son mariage contracté la

troisième année de son règne avec Nefertiti, fille de

1. La déformation du crâne des filles d’Akhanaton peut être expliquée de deux façons : 1° cette dolichocéphie est congénitale ; 2° elle est acquise. Le crâne des fillettes était déformé pendant leur jeune âge pour plaire au roi. Cette pratique existe actuellement parmi certaines tribus sauvages d’Afrique.

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Doushrata, le grand amour qu’il porta à cette femme pleine de grâce, la naissance de ses six filles ont fait rejeter le doute qui planait sur son sexe.

Ruffer examine la momie d’Akhnaton et de son père Amenophis III et conclut que l’aspect particulier du pharaon qui nous occupe était dû à une obésité héréditaire et pathologique.

Pour nous l'obésité et le gynécomorphisme du roi relevant d’un syndrome adiposo-génital consécutif à l'hydrocéphalie.

L'aspect particulier de l’obésité avec prédominance aux parties inférieures du corps : bassin, cuisses, abdomen, seins, tandis que la poitrine est étroite et les membres supérieurs normaux ; l’absence des cheveux, la finesse de la peau, le gynécomorphisme, sont des caractères de l’obésité hypophysaires. Ils se retrouvent au complet chez Akhnaton.

L’étiologie de ce syndrome qui mit finprématurément à la vie de cet homme remarquable peut être envisagée.

Nous avons vu que dans les représentations successives de ce roi, le crâne prend une forme de plus en plus allongée. Or le crâne attribué à Akhnaton présente, suivant le Professeur Fergusson, les caracteres indubitables de l’hydrocéphalie ; et celle-ci a été signalée (Zondeck) comme une des causes de la dys-

trophie adiposo génitale. Elle peut être du type chro-

es

nique inflammatoire ou être due à une tumeur cérébrale ou à un autre processus envahissant l’espace intra-crânien.

Si le syndrome adiposo-génital que nous constatons chez Amenophis IV avait été dû à une tumeur cérébrale on conçoit que dans les premieres années de son règne, alors qu’il était bien portant, il ait pu effectuer des réformes religieuses importantes, protéger une nouvelle forme de l’art et procréer des enfants. Plus tard lors de l’apparition et de l’accentuation du syndrome hypophysaire caractérisés au point de vue psychique par une apathie, une somnolence, :une irritabilité et des troubles d'équilibre mental, on comprend qu'il soit resté sourd à l’appel des gouverneurs qui demandaient des secours pour les provinces en détresse.

Pour terminer cette courte étude sur l’un des plus remarquables rois de l'Egypte, nous ne pouvons nous empêcher de songer à un autre cas de syndrome adiposogénital qui atteignit lui aussi un des plus grands hommes des temps modernes : Napoléon Ier.

R. Carel dans une thèse très documentée rattache l’obésité tardive de l’empereur à ce syndrome. Nous n’approfondirons pas ici ce cas pathologique qui sortirait nettement du cadre de notre étude. Mais nous .

nous contenterons seulement de rappeler que vers la

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