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les douleurs, les vomissements, l’arrêt des matières et des £az, le météorisme abdominal. C'était Ià la conception de la symptomatologie de l’occlusion, telle qu’on la trouvait rédigée par J. Hepp dans le Précis de pathologie chirurgicale de 1947. Ce même auteur dans un article récent souligne qu’il s’agit là d’une conception trop traditionnelle, ne pouvant « servir de viatique dans la pratique de chaque jour ».
Les douleurs abdominales restent un symptôme fidèle. Les coliques intermittentes et paroxystiques sont les plus caractéristiques et témoignent habituellement d’une occlusion par obturation. Mais il est des douleurs évoluant d’un seul tenant dans les occlusions par strangulation souvent trompeuses. quand, sur un fond de douleur continue ne se greffe aucun paroxysme. Enfin, rarement il est vrai, les douleurs peuvent être d'intensité minime même dans les occlusions serrées.
Les vomissements, du fait de leur apparition souvent tardive, n’ont qu'une valeur séméiologique de second ordre.
L'élément capital est l’arrêt des matières et surtout des gaz qui peut être authentifié précocement.
L’examen s’attachera à mettre en évidence deux signes capitaux : le météorisme abdominal et les ondes péristaltiques. Mais le météorisme n’est pas un signe indispensable au diagnostic, les observations d’occlusions « à ventre plat » ne sont plus exceptionnelles et sont le fait des occlusions haut situées, c’est-à-dire les plus graves.
Dans tous les cas où le doute subsiste, la radiographie vient apporter une contribution de premier ordre. Les radiographies sans préparation restent les plus intéressantes et Porcher préconise.la prise de 3 clichés : debout, en décubitus latéral, en décubitus dorsal. Les deux premiers permettent de mettre surtout en évidence « les images hydro-aériques : bulles, arceaux, cornues ». Les modifications du calibre des anses, les modifications des parois et des plis s’analysent mieux sur le cliché de face en décubitus dorsal.
Quel que soit le syndrome qui ait attiré l’attention sur l’appareil digestif, des investigations complémentaires sont nécessaires pour affirmer la tumeur du grêle.
RDA
Il. — Les données de l'examen digestif