‹ Étude des Schwannomes de l’Intestin GrêleChapitre 50 sur 55 · Les récidives locales ou générales · texte numérisé non relu

Les récidives locales ou générales

Si les récidives générales ,avec leur ascite et leurs métastases dont les plus précoses sont pulmonaires, sont toujours d’origine néoplasique, les récidives locales posent parfois des problèmes. En effet, une schwannomatose digestive, en l’absence de dégénérescence, qu’elle soit associée ou non à des manifestations cutanées de la Maladie de Recklinghausen, peut récidiver : de petites tumeurs, que l’on a méconnues ou dont la diffusion interdisait l’exérèse, sont susceptibles de créer de nouvelles complications.

Sur quelles données peut-on alors s'appuyer pour faire un diagnostic de bénignité ? |

a) Sur la fréquence relative de la dégénérescence sarcoma- Leuse:

Environ 16 % des schwannomes quel que ‘soit leur siège dégénèrent si l’on se réfère à la statistique de Preston-Walsch et Clarke qui porte sur 61 cas. Nous avons retrouvé une fréquence analogue : 7 cas sur 39.

b) Sur les données de l'examen histologique.

Nous avons, en effet, vu combien pouvait souvent être trompeuses les constatations macroscopiques. L'examen microscopique est plus fidèle, il existe cependant deux écueils :

Dans la schwannomatose diffuse on peut laisser en place la seule tumeur dégénérée.

La lecture de la lame peut soulever des controverses. Ainsi dans le cas de Graffin, Hirschberg fait des réserves sur la malignité possible alors que Grigouroff et Leroux en font un cas de schwannome typique avec monstruosités cellulaires sans malignité ; pour ces auteurs les figures de division nucléaire observées sur les coupes ne seraient pas des images de mitose mais des images de souffrance nucléaire.

De telles restrictions semblent devoir imposer une surveillance post-opératoire à longue échéance.

Page 1