TON
\u bout de 48 heures, cette huile laissa déposer ure matière grenue, blanche, formant une masse assez compacte pour ne pas se détacher en renversant le flacon. Cette substance recueillie et examinée donna tous les caractères de la Margarine ordinaire, son poids était de 4 gr. 50.
Cette substance grasse solide n'existe pas, du moins à l'état libre dans l'huile obtenue par, expression comme nous allons le voir tout à l'heure. |
500 autres grammes d'amandes mondées et pilées furent soumis à la presse, le tourteau, pulvérisé une seconde fois, fut exprimé fortement, et le rendement, après filtration, fut de 125 gr. d'huile jaunâtre et parfaitement limpide, ce qui fait 25 070. |
Cette huile étadiée avec beaucoup de soins à donné les caractères SuIVants :
Elle est soluble dans l'éther, le sulfure de carbone, le chloroforme, la benzine et autres dissolvants des huiles ordinaires, insoluble dans l'alcool mème bouillant.
Sa saveur est à peu près celle de l'huile d'amandes douces, mais encore plus agréable, et Jose avancer que plus d’un gourmet en huiles d'olives pourrait s'y méprendre en la dégustant. Sa densité à — 10 degrés est de 928, cette température étant ceile à laquelle l'expérience à été faite.
C'est une huile non siccative : avec le réactif Poutel, elle donne une masse solide, grenue, d'un beau rouge orangé par suite de la transformation de son oléine en élaïdine.
Comme l'huile d'amandes douces, elle ne se eongèle que sous une tres basse température, comme l'expérience suivante va le démontrer
Une certaine quantité d'huile à été soumise à un froid variant de
» degrés à — 8 degrés au-dessous de 0° pen-
Het P EUR
dant 5 heures et demie. D'abord le mélange réfrisérant fut porté à — 5°, et au bout d'une heure environ l'huile commenca à se troubler légèrement vers sa partie inférieure, et sa consistance devint un peu plus visquense. La température fut abaissée et maintenue entre — 7° et — 8°; au a de deux heures et demie, sa solidité était assez prononcée pour qu'on püt renverser le tube qui la eoatenait sans que la masse bougeât ; cependant une légère couche d huile demi-fluide restait encore À la surface. LS
A cet état, elle ressemblait à une solution gélatinense parfaitement homogène, moitié opaque, moitié transparente, et ne présentant pas l'aspect grenu qu'offre l'huile d’olives figée.
Un point remarquable à noter, c'est que, aussitôt sortie du mélange réfrigérant, c'est-à-dire une minute après, elle redevient très fluide, la température ambiante étant de 5° audessus de 6°.
Avec l'acide sulfurique pur, elle donne une belle couleur cramoisie; et, mélangée dans les proportions de 15 parties d'acide pour 25 d’' huile, il se produit une élévation de température de 48°, et on obtient une masse rouge très épaisse.
Avec (lacide suliurique et l’acide azotique à P. E. mé- Lingés à vol égal, on obtient une coloration rouge sale.
Avec l'acide azotique étendu, elle Éabetee un peu.
Avec une solution de bichromate de potasse dans l'acide sulfurique pur, on obtient une masse rouge très consistante.
Si nous Jetons ua cou) d'œil sur l’ensemble de toutes ces propriétés, nous verrons que cette huile se rapproche un peu de celle des amandes douces. Cependant ses caractères propres sont assez tranchés pour ne pas la confondre avec cette dernière. En effet, tandis que l'hnile d'amandes douces donne avec le réactif Poutet une masse blanchâtre, l'huile de courges
donne ue masse rou, se orangé; de-plus, l'huile d'anandes douces ne pr oduit avec l’acide care ie (dans les mêmes proportions) qu'une élévation de 42° en donnant un mélange épais qui devient d’un gris fer fonce. HER ni
Enfin, Phuile de COourges en pri isence de l'acide sulfurique à V. E., dégage en présence de lale ook une odeur’ de cassis. Peut-être ce phénomène est- il dù à une réaétion entre l'acide sulfoléique et l'alcool soumis à une forte température, lesquels donneraient naissance à un sn particulier? C'est ‘ce que Je n'ai pu m ‘expliquer. Rte A
Restait à chercher la composition de cette huile qui, comme tous les corps gras, est un éther de la glycérine. Voici les résultats des o; pérations qui out été faites dans ce but :
100 gr. d'huile furent convertis en emplâtre de plomb avec la litharge; au bout de trois heures, la réaction fut achevée. L’emplâtre avait une magnifique couleur chair; sa consistance était tout à fait celle de lemplâtre simple.
Utilisant la singulière. proprieté que possède léther de dissoudre Poléate de plomb et de laisser le margarate, ce savon de plomb fut, traité par Q. S. d’éther, puis la solution filtrée fut abandonnée à l évaporation spontanée dans une capsule tarée.
La quantité d° oléate de plomb obtenue fut exactement de 115 gr., sa consistance était très épaisse et (à une belle couleur citron. +
Cet oléate de plomb fut décomposé par un courant d’hydrogène sulfuré, et il se forma une bouillie noire de sulfure de plomb et d'acide oléique mélangés; le tout fut jeté sur un filtre pour recueillir l'acide oléique.
D'autre part, le margarate de plomb fat dlécomposé par Q.S. d'acide sulfurique étendu, en avant bien soin d'éviter la formation d'acide sulfomargarique: le tout fut repris par l’éther,
et la solution éthérée décantée fat abandonnée à l’évaporation spontanée qui donna l'acide margarique.
Cet acide pesé exactement donna une quantité de 14,15, Il est blane, cristalhisé en masse, il entre en fusion à + 42°, et la fusion est complète à 64°. IT est assez soluble dans l'alcool, et soluble en toutes proportions dans l’éther.
L’acide oléique a produit un rendement qui n’a pu étre précisé à cause de la perte Imévitable dans les opérations, mais cette quantité se déduira facilement de celle de l'oléate de plomb. Cet acide est d’une couleur légèrement jaune, sa saveur est un peu âcre; 1 est soluble dans l'alcool à 90°, l’éther, les huiles fixes et essentielles. :
Avec ces résultats, 1l m'a été facile de déterminer la véritable constitution de lhuile en avant recours aux réactions suivantes :
Cf Pb OMIS OR OT OP MPD S 216 + 55 + 105,5 + 52 + 17 = 216 + 54 +52 + 105,5 +16
"7 — TT, Oléate de Plomb = 384,5 + 'H8'—= Acide oléique 282 + Sulfure de Plomb
Si done 584,5 d’oléate de plomb donnent 282 d'acide
oléique, 115 d’oléate de plomb donneront x, d’où Fate AL BAL 384,5 donnent 84,343 d'acide oléique.
Maintenant que nous avons la quantité d’acide oléique, nous n'avons plus qu'à le transformer en oléine pour avoir la quantité exacte renfermée dans les 100 gr. d'huile.
Depuis les intéressants travaux de M. Berthelot sur les corps gras, on est fixé sur leur constitution. Ce savant a montré, par l’action de l'acide oléique sur la glycérine, que l’oléine, qui est le principe le plus abondant des huiles, est formée d'us mélange de monoléine, de dioléine et de trioléine.
Nous établirons donc là seconde équation suivante :
FAR k A [l à a | | (56 LL: () Ce. ..0 OS: He ON 0e 6 [ps | RL {ls (4 56+S +48 + GAS + 102 H96= 6 +48 + 684 + 104 + 96 count 20 MT ANR HA HER sul NSRS Glycérive = 2 + Acide oléique == S416 = Lau = 4 + Trioléine — S$S4 Si 845 d'acide oléique donnent S84 de trioléime, 84,545 1QZ D PES Len d'acide olGique donneront x, d'où Scie. ts donnent SS,151 $
de trioléime.
Par conséquent, si 100 gr. d'huile fournissent 88,151 d'oléine, en retranchant ce dernier nombre de 100, on aura la quantité de margarine qui est alors de 11,869, chiffre correspondant assez au résultat obtenu en acide, C'est-à-dire que le calcal donne 11,558 d'acide margarique — quantité très exacte — et que la solution de l'équation prouve que 11,558 d'acide margarique donnent 11,869 de margarine.
En résumé, la composition de Fhuile peut être représentée Dares À
Oléine: :. SR SES Maroarinens tte EN
Le tourteau d'amandes exprimées fut épuisé par de l'eau distillée froide, et la liqueur fat divisée en deux parties,
La première fut traitée par de l'acide acétique qui précipita toute [à matière caséense et la gomme, puis la liqueur Mltrée fut addtonnée d'une grande quantité d'alcool à 90 por précipiter F'Enulsme qui fut recueniilie sur un’filtre et séchée.
Cette albumine vésétale donne Les caractères suivants :
En présence de Fam ;gdalhine, l'odeur prussique ne se développe qu'après un laps de Lemps assez long, et exire une certaine condiüon de température pour que cette réaction s'opére.
Sa dissolution dans Peau se coagule vers 55°, Avec le bicarbonate de soude elle donne un précipité blanc caillebote.
Avec la potasse elle donne d'abord une liqueur opaline, puis en ajoutant encore un peu de potasse, cette liqueur devient parfaitement himpide par suite de la formation de lalbuiminate de potasse.
Avec l'ammontaque pure à 22° elle donne une liqueur d'apparence très louche qui ne devient pas himpide par ladd'on d'ammoaque.
Avec le bichlorure de mercure, elle donne une Tiqueur blanche qui ne se clarifie nt par l'addition de l'eau ni avec le temps, puis en ajoutant quelques gouttes de chlorhydrate d'ammoniaque en solution, le Hiquide devient immédiatement fin pide. Peut-être est-ce dû à la formation dun chloroalbuminiate de mercure?
Avec l'acétate de ploinb, elle donne un abondant précipité blanc qui ne se dissout pas dans un grand excès d'acide acétique.
Avec une seule goutte d'acide acétique, elle donne un précipité blanc non coagulé, puis en ajoutant un grand excès de cet acide, le précipité se dissout, mais en conservant a la liqueur un aspect légèrement opalin.
Avec une goutte d'acide azotique pur, on obtient bien une trace de précipité, mais qui se redissout immédiatement.
Avec l'acide chlorhydrique, on n'obtient même pas de
race de précipité.
\vee léther, elle donne un précipité comme avec l'alcool.
ILest bon de faire observer que FEmulsine, employée à ces réactions, était en solution très concentrée.
La seconde partie de la Hiqueur filtrée, aprés la précipitation de là matière caséeuse, fut ehauflée pour coaguler Fémulsine et s'en débarrasser par filtration, puis le liquide fut évaporé en consistance sirupeuse. Désirant connaitre la nature du sucre coutenu dans ces amandes, une petite partie de la s'queur sirupeuse fut essavée avec la Hiqueur de Feling, et il ne se produisit aucune réduction de sous-oxyde de cuivre. Il était done à penser que la matière sucrée devait être du sucre cristalisable. Pour m'en assurer, une portion de liquide fut additionnée de quelques gouttes d'acide chlorhydrique et portée a l’ébulition.
Cette hiqueur, essavée de nouveau avec la liqueur eupropotassique, donna un précipité caractéristique de sous-oxvde de cuivre jaune. {n’y avait plus à en douter, le sucre était bien du sucre de canne. Restait à obtenir ce sucre cristallisé.
À cet eflet, une autre quantité de tourteau d'amandes fut épuisée par Peau distillée, puis la liqueur débarrassée de la matière caséeuse el de lémulsine au moven de la chaleur et de la filtration, cette Hiqueur, dis-je, fut évaporée en consistance sirupeuse, pus traitée par de lalcool pour précipiter la gomme qui fut recueillie et séchée. Le liquide restant était accompagne d'un pen de matière extractive: il fut traité par de l’acétate de plomb pour Pen débarrasser, puis souinis à un courant d'HS pour précipiter Pexces de plomb. La liqueur filtrée et évaporée en consistance très épaisse, donna par le refroidissement une masse grenue éristalline de sucre.
Tant qu'à là gomme obtenue par précipitation au moyen de l'alcool, elle donna tous les caractères de cètte substance:
ne
Une certaine quantité de semences à été incimérée, ef l'analyse des cendres à donné Îes résultats suivants :
De la potasse, de la chaux, de l'aftumine, de la magnésie, du fer a Pétat de protosel, du manganèse et un peu de silice, ces bases étant à Fétat de carbonates, phosphates, sulfates, chlorure et lodure.
Je me boraerat seulement à donner le procédé que j'ai employé pour rechercher la présence de l’iode dans ces cendres:
Une partie fut traitée par de lacide chlorydrique étendu, puis la liqueur filtrée fut additionnée d’eau de barvte, pour me débarrasser de l'oxyde de fer et des acides phosphorique et sulfurique. La hqueur filtrée fut saturée par du carbonate d’ammoniaque additionnée d'ammoniaque caustique qui précipita excès de baryte à l’état de carbonate de baryte. La liqueur surnageante, filtrée, fut évaporée à sxcité et calcinée pour décomposer les sels ammoniacaux. Le résiduvrepris par un peu d'eau distillée et additionné d’eau de chlore, donna une couleur lésvèrement rose en présence de fa benzine.
I n'y a donc pas à en douter, la présence de l’iode existe dans les semences de courges à l’état d’iodure alcalin, et ce résultat vient encore affirmer une fois de plus l’opinion si bien fondée de M. Chatin, notre Directeur, sur l'existence de l’iode . dans tous les végétaux.
En résumé, jusqu'à présent, nous avons trouvé dans les amandes : de la caséine, de l’émulsine, de la gomme, du sucre de canne, de l'huile en quantité notable et entin des sels.
I! ne nous reste plus qu'à déterminer la nature du prineipe actif de cette semence emplovée comme tæniafuge.
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Si lon considère un instant la nature de ces amañdes, 1 comprendra facilement qu'en présence d'une substance aussi complexe, des difficultés matérielles devaient à chaque instant cuiraver nos recherches.
La quanuté considérable de matère grasse empêchant toute espèce de résultat, il fallut d'abord commencer par s’en débarrasser d’une façon complète. |
Pour cela, 500 gr. de semences finement pilées furent épuisées par du sulfure de carbone, et la liqueur distillée donna toute la matière grasse que ce dissolvant avait enlevée. Puis le résidu des amandes fut épuisé une seconde fois par de l’éther, et la liqueur, distillée, ne donna aucun résultat apréciable.
Certain que le résidu était absolument privé de substance grasse, la moitié fat soumise à un traitement alcoolique à ia température de 70 à 75° pendant un quart d'heure. La liqueur filtrée et distillée au quatre cinquièmes environ donna une liqueur jaunâtre qui, traitée par Peau distillée, donna nn précipité blane brunâtre.
Le tout fut versé sur un filtre, et le précipité fut séché et redissout dans Falcool; par Pévaporation, jobtiis un résidii
ayant tous les caractères dune résine.
Voici, du reste, les propriétés de cette substance : Sa, couleur est jaune verdâtre, sa consistance un peu molle, sa saveur est légèrement âcre et amère Tamertume, qui ne se fait sentir qu'après un moment, est forte et piquante à la fois. Elle est soluble dans l'alcool, l'éther, le suifure de carbone, le chloroforme, la benzine et les huiles fixes et essentie:les.
La quantité de cette résine qui à été isolée est insignifiante relativement à celle des semences employées pour cette recherche, puisque 250 gr. n’ont donné qu’un 172 gramme de produit, au plus exactement 0,45 centigr. Mais si l'on tient compte de la soluhihté de cette résine dans les dissolvants qui ont été choisis pour enlever toute la matière grasse aux amandes, on conçoit que cette petite quantité de substance résineuse ne peat être considérable, et que la presque totalité est restée dissonte dans lhuile retirée par le sulfure de carbone. Un simple traitemeut aicop:ique, opéré à chaud sur l'huile, devait confirmer cette hypothèse.
Malheureusement, le rés du de cette opération était accompagné de matière grasse soluble dans l’aicool, laquelle fut précipitée avec la résine par Île traitement de l’eau distillée; il fut done impossible de connaïtre [a quantité exacte de résine pure contenue dans cette huile. Tant qu'aux propriétés de ce précipité, elles sont les mêmes que celle de la résine pure, à part sa consistance très molle et la tache persistante qu'il laisse sur le papier.
Malgré ce résultat incomplet, il est bon de dire que ce mélanz: résineux donna un poids de #4 gr. 60 centigr. pour 49 gr. d'huile employ. e.
Si lon se rappelle que 59 gr. 2 d'huile obtenue par le sulfure de carbone représentent 100 gr. de semences, ces # gr. 69 centigr. de résidu mixte ajoutés au tiers du poids de la résine
pure fournie par 250 er. de semences épuisées, donneront le poids total de matière grasse soluble dans l'alcool, et de résine pure contenues dans les 100 gr. de graine de courges, soit 4,13. ;
La liqueur filtrée provenant de la précipitation du résidu a coofique, fut évaporée en consistance d'extrait. Cet extrait jouissait d’une grande amertume et d’une âcreté très forte.
Ce résidu fut dissous dans l'eau distillée et traité par de l’acétate de plomb qui donna un abondant précipité jaune sale.
Cherchant à établir la nature de ce précipité, le tont fut versé sur un filtre pour le séparer de la liqueur et le traiter par de Phydrogène sulfuré. Le sulfure de plomb fut séparé par la filtration et la liqueur chauflée pour chasser l'hydrogène sulfaré resté en excès.
Cette liqueur, essavée au papier de tournesol, donna une r'action franchement acide. Gette aeidité de la liqueur ne pouvait p’ovenir que de la substance elle-même, c'est-à-dire des amandes soumises au Shnple traitement alcoolique.
- Désireux de connaitre la nature de cet acide, la liqueur fat soumise aux essais suivauts :
Une petite partie de la liqueur fut évaporée et chauffée fortement; il se dézagea une forte odeur de poire cuite, et le résidu se charboua.
Traitee par lacetate de plomb, cette liqueur acide à donné un précipite jarne sale.
L'eau de chaux et ie chlorure de calcium en solution re doanèrent aieua précipité, ni à froid ni a chaud.
L'azotata d'argent donna une liqueur opaline. Avec le p2rehlorure de fer, la liqueur prend une coloration très foncée.
Ces di Yérentes réactions prouvent que cette acidité n'était
due ni à l’un des acides oxalique, malique, citrique ou tartrique, ni à de l'hydrogène sulfuré resté dans la liqueur, et tout porte à croire que la nature de cet acide est particulière et le distingue de tous les autres acides organiques.
Une autre particularité que cette liqueur acide à donnée, c'est que, adiditionnée de quelques gouttes d'acide chlorhydrique et portée à l'ébulition elle réduit la liqueur de Fehling.
Que penser de cette réaction ? On sait que les glucosides, sous linfluence d’une fermentation ou d’un acide, donnent du glucose dans leurs produits de décomposition, et par conséquent réduisent la liqueur capropotassique.
Cette réduction de l'oxydé de euivre par cette liqueur, traitée par l'acide chlorhydrique, proviendrait-elle de la décomposition d'un glucoside? Je n'ose me prononcer sur une semblable question. |
Cela dit, passons à l’examen des différentes recherches qui oùnt été faites à effet d'isoler un principe actif autre que la résine : |
1° 500 gr. d'amandes pilées ont été chanffés pendant une heure avec de l'alcool à 90° additionné d’acide tartrique. Le tont fut jeté sur un filtre et le résidu lavé avec de nouvel alcool à 90°. La liqueur distillée au B. M. donna un résidu de couleur jaunâtre, accompagné de matière grasse.
Ce résidu alcoolique fut abandonné au refroidissement puis filtré sur un papier Berzélius mouillé par de l’eau distillée a fin de le priver de la matière grasse et de l’évaporer en consistance sirupeuse.
Une partie de cet extrait alcoolique fut traité par du bicarbonate de potasse pur et pulvérisé. Il se produisit une vive elervescence, puis le tout fut additionné de cinq fois son volume d’éther.
Une partie de la liqueur surnageante, abandoanée à l'évaporation spontanée ne donna aucun résultat. Ne m'arrétant pas à cet insuccès, un peu de potasse en solution fut ajoutée au mélange éthéré et agité fortement ; la liqueur éthérée, abandonnée à l'évaporation spontanée, ne donna encore aucan résultat.
Une autre partie de l'extrait alc)lique fut traitée comme précédemment, mais avec de l’éther acétique, et l’évaporation de la liqueur ne donna encore rien.
Enfin, le chloroforme, puis l'alcool anhvdre furent essayées, et ve résultats furent toujours les mêmes.
2° 200 gr. de tourteau d'amandes exprimées dé été chauflés avec de l'aicool a 90° aiguisé d'acide sulfarique ; le tout fut jeté sur un filtre et la liqueur reçue dans un ballon contenant un peu de chaux hydratée. Le mélange fut porté à l’ébullition pour neutraliser l'excès d'acide sulfurique, puis la liqueur filtrée fut distllés jusqu'a réduction d’an très petit volume. Le résidu avait une couicur brunâtre, et était accompagné. d’un petit précipité blanc.
Ce mélange fut traité par Q. S. d'acide sulfurique très étendu, et le précipité ne s'est pas .. le tout fut jeté sur un filtre Berzélius, et la Hi queur filirèe fut traitée par de l’'ammonaque qui ne donna aueun précipité. La liqueur fut traitée par du chloroforme, et une partie de ee liquide, abandonné à l'évaporation spontanée, ne donna aucun résultat.
Tant qu'a la nature da précipité qui ac (oh pagnas le résidu de la cornue, tout porte a croire que ce n'était qu'un swon de chaux, da moiis c'est ce que les différentes réactions qu'il a données ont démontré.
20 La mime.quaatité de tourteau de semences exprimées a été mélangée avec 20 0:0 de son poids de chaux éteinte,
9gùE
puis Le mélaige intime fut épuisé par de l'alcool à 85°. La liqueur fut acidulée par lacide sulfurique avec une légère réaction acide puis disüllée. Le résidu formé d’une liqueur brune, accompagnée d’un précipité blane fut jeté sur un filtre et la liqueur fut reçue dans un tube; on ajouta du ehloroforme et une certaine quantité d’ammoniaque et le tout fut agité fortement. La couche de chloroforme enlevée et abandonnée à l’évaporatioa ne donna aucun résidu.
Le précipité accompagnant le résidu de la cornue, n'était autre chose que du sulfate de chaux. |
4° Enfin, les 250 gr. de semences épuisées, qui avaient servi à la recherche de la résine, furent mélangés intimement avee de la chaux éteinte et chauffés avec de l'alcool à 90° pendant une deu-heure, puis le tout versé sur un filtre; et le résidu fut arrosé de nouveau par de Paleool à 90°.
La liqueur filtrée fut distillée jusqu’à un très petit volune, et le résidu fut abandonné au refroidisssment. Un abondant précipité verdâtre s'était forme; tout le résidu fut jeté sur ua fire pour obtenir le précipité.
Ce précipité, examiné, a donné tous les caractères d’un corps gras accompagné d'un peu de matières colorante verte et de résine; l'expérience suivante justifiera pleinement ce que nous avançons : une petite portion de ce précipité fut placée sur une feutle épaisse de papier blanc; en portant cette feuille au-dessus d’une flamme d'alcool, la matière grasse fondit, s’étula sur le papier en faisant nne large tache persistante et transpercate, puis au milien resta la résine séchée et présentant un aspoct friable; sa saveur était la méine que celle de la résine provenaut du traitement alc )olique.
Li uy avait donc pius à en douter, cette substance compiuxe était force de natière grasse qui avait échappée à
l’action dissolvaate d'a salfure d2 carone et autres, puis de la résine accompiziée d’une matière colorante verte.
Toutes €: recherches dans le bat d'isoler un principe actif autre que la mmitière résinense obtenue par le traitem sat «Icoolique des se neices, portent à croire à la non-existenc: d'un aleali fixe; et il est tout probable que les Semences c'e Potirons et de Pépons doivent entière-neat leur propriété vermifuge, et surtout tœniafuze, à la petite quantité de résine amère et âcre qu'elles contieanent ; e’est du moins ce que que-ques expériences physiologiques m'ont permis de supposer.
Une personne affligée d’un tœnia alla trouver son médecin qui lui ordonna une émulsion de semences de courzes faite ave 60 gr. de semences dans 250 gr. d'eau.
Toute r'enalsioa fut prise d'un seul coup, le soir, avant d; se coucher.
Le lendemain, le mate rendit un assez grand nomb'e d'anneaux, tous détachés les uas des autres.
Deux jours après, le mène médicament fut administré de la mème façon, et le résultat fut semblable au premier.
Enfin, une troisième dose produisit encore le même effet, e’sst-à-dire un grand no nbre d’anneaux désagrégés.
Il faut ajouter que ie lendemain matin de chaque administration le malade avait pris 50 gr. dauile de ricins.
Fatigué de n'obtenr qu'un résultat médiocre, et désireux de se débarrasser de son canemi, cette personne me pria de ui donner un médicam sat plus éaergique. Sachant que depuis Dougtemps les semences de courges étaient employées avec eficacté coatre Le ver solitaire, mas sous forme d’électuaire, je voulus essayer si r'ellomoat cette propriété tæniafuge était certaine, et je préparai une jâte avec tout le soin désirable, de
là façon suivante :
en
60 gr. de semerces furent pilées et réduites en ue pâte extrémeme:t fne avec 50 sr. de sncre et un peu d’eau de fleur d'oranger, et le tout fut additionné d’un peu d’eau pour donner uze consistance molle.
Cut électuaire fut administré le soir vers cinq heures, et la personne prit un simple potage dans la soirée.
Le lendemain matin, elle prit 50 gr, d'huile de ricins, et doux Feures après elle rendait son tænia en entier, c’est-à-dire avec la tête. |
Depuis, cinq expériences nouvelles m'ont donné le même résultat, et en une seule séance le tœnia a été éliminé après l'administration d'huile de ricins, à doses suivant les sujets atteints de ce terrib'e parasite.
Ces expric 1ces ne viennent-elles pas appuyer l'hypothèse que nous avons éimise tout a l'heure, c’est-a-dire que les semences de epargses n'agissent que par leur résine.
Ft en e“et, si nous nous reportons à la propriété que possède cette résine de se dissoudre dans lhuile, et que, d’un autre côté nous considérions ce qui se passe dans l’émulsion de courges, nous verrons que cette dernière n’agit que par la r'etite quantité de résine entraînée par l’action dissolvante de l'huile et, ee qui vient appuyer cette assertion, ce sont les risu'ta s obteaus par e: genre d'administration des semences, comparés à ceux que donnent les semences elles-mêmes.
En résumé, les Semences de Potirons et de Pépons ont four.n à l'analyse les résultats suivants :
De Huile en quantité notable, 59,2 070 ;
De la Résine âcre et amère, unie à de la matière grasse ;
De la Caséine;
De lÉmulsine ;
De la Gomme;
Pu Sucre ernist. Aisable :
Un Acide particulier de nature orsanique.
Des $eis :
De la Potasse, de la Chaux, de la Magnésie, de PAlumine, du Fer (a l’état de protosel), da Manganèse, de l'Iode, à l'état de Carbonates, Phosphates, Sulfates, Chlorures et Iodures et un peu de Silice.
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