CONCLUSIONS
1° La cholécystectomie pour cholécystite sans drainage de la voie principale est bien, quant à ses suites éloignées, une des plus belles conquêtes de la chirurgie, puisque de l'étude de 100 opérés revus de 1 à 19 ans après l'opération, nous avons pu établir qu’elle donne, entre des mains expérimentées, une proportion de résultats satisfaisants de
,> % pour les cholécystites lithiasiques, de 85 ? pour les Aa simples.
° Les accidents sérieux ou graves, ceux pour lesquels peut,se poser la question d’une réintervention sont très rares après celte opération. La lithiase secondaire du cholédoque (1,2 %) de même que les crises douloureuses avec ictère (1,2 %) sont exceptionnelles et semblent surtout se voir, d'après notre série, dans les suites éloignées des nie
és pour cholécystite aiguë suppurée.
Les troubles digestifs liés à des adhérences plus ou moins serrées sont un peu,moins rares. Ils semblent un peu plus! fréquents dans les suites des opérés pour cholécystite chronique non lithiasique (10 %) que dans celles des opé-
rés pour cholécystite chronique lithiasique (3,7 %).
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Qu'il s'agisse ou non de lithiase, ces troubles semblent l'apanage des cholécystites chroniques. Ces adhérences sont toujours en rapport avec des adhérences antérieures existant à l'opération première. Il est possible qu'il faille
incriminer parfois un, ulcus duodénal méconnu pour en ex-
pliquer la reproduction et l’exagération.
3° Si les accidents sérieux ou graves sont rares dans les suites de cette opération, la persistance de troubles légers est fréquente et l’on ne peut pas ne pas tenir compte de ceux-ci dans l'appréciation exacte de la qualité de la guérison. Ces troubles légers sont de modalités très variables, digestifs ou douloureux. Les douleurs sont le plus souvent discontinues, plus fréquemment du type hépatique que du type pancréatique, Elles surviennent parfois sous forme de crises de colique sans ictère ; elles peuvent être alors accompagnées d’un léger mouvement fébrile dans certains cas. Mais comme intensité et comme durée elles sont toujours très différentes des crises antérieures. Tous ces troubles paraissent sans gravité aucune et n’empêchent pas le malade de mener une vie quasi-normale. Ïls ne paraissent avoir aucune tendance à s’aggraver, mais bien à s’atténuer avec le temps chez beaucoup d’opérés. Ces accidents paraissent enfin tous relever d'une absence ou d’une insuffi-
sance de soins médicaux.
4° Ces troubles légers peuvent se rencontrer avec les è + . L La LL Lé Lé mêmes modalités cliniques chez les lithiasiques avérés et chez les non-lithiasiques. Ils semblent pourtant beaucoup
plus fréquents chez les premiers que chez les derniers.
Si la pathogénie des troubles graves est bien connue, celle des troubles légers est plus difficile à établir. IL semble que chez certains malades on puisse expliquer certains retours douloureux par la persistance d’un état inflammatoire chronique de la voie principale avec ou sans pancréatite légère. En tout cas les adhérences ne paraissent qu'exceptionnellement les conditionner.
Qu'il s'agisse de troubles douloureux ou digestifs, le facteur terrain, autant que permette de l’apprécier la cholestérinémie, semble jouer un rôle important dans leur persistance chez les lithiasiques après l’opération ; parmi ces derniers et chez tous ceux qui présentent encore de pareils troubles, on trouve, en effet, une hypercholestérinémie notable à 2 gr. ou au-dessus dans 83,3 % des cas.
5° Si l'on tient compte scrupuleusement de ces troubles légers dans l'appréciation exacte de la guérison, on peut di-
re que :
a) La cholécystectomie pour Jithiase vésiculaire donne cliniquement 52 % de guérisons absolument parfaites, qui se maintiennent avec les années, en dépit de l'absence de régime le plus souvent. Les malades de ce groupe sont aussi complètement guéris que peut l'être après l'intervention, un malade opéré d’appendicite.
La cholestérinémie chez de pareils opérés se montre normale dans 83,1,% des cas. À ne tenir compte que des réactions biologiques, on pourrait donc admettre que les malades entièrement et définitivement guéris répondent à 43,3 %
du chiffre des opérés.
red
Ces sujets semblent bien, pour. leur part justifier la conception de l'origine purement infectieuse de certaines lithiases vésiculaires, : au même titre qu'ils apportent confirmation de ce fait que, lorsque cholécystite il y a, c’est bien, de tout l’arbre biliaire, parfois à la seule vésicule, que pratiquement s’est limitée l'infection.
b) La cholécystectomie pour cholécystite simple non lithiasique donne 60 % de guérisons parfaites. Les plus mauvais résultats dans ces formes semblent répondre aux cas de cholécystite légère sans péricholécystite.
6° I n'y a pas d'opération qui nécessite davantage la col- | laboration médico-chirurgicale. C'est parce qu'on néglige trop souvent les soins médicaux chez les malades que l’on observe encore une proportion importante de troubles légers dans les çuites de cette intervention. Cependant, il n’est pas nécessaire de mettre systématiquement au traitement médical tous ces opérés ; le nombre assez considérable de malades complètement et parfaitement guéris, justifie cette façon de voir. La recherche de la cholestérinémie pourrait être chez les lithiasiques un critérium précieux après l’opération pour juger de l’opportunité d’un régime ou d’une médication.
=° Les réinterventions sont très rares. Les réinterventions pour calcul du cholédoque tendent à devenir en particulier tout à fait exceptionnelles, avec les progrès de la technique. Les réinterventions pour adhérences ont montré
qu'il valait mieux préférer les opérations conservatrices (en-