‹ Étude Des Suites Éloignées De La Cholécystectomie Pour Cholécystite D'après 100 Opérés RevusChapitre 109 sur 112 · OBSERVATION C · texte numérisé non relu

OBSERVATION C

Cholécystectomie pour cholécystile chronique avec lésions adéno. malteuses sans calculs dans la vésicule, avec péricholécystite. Colo-colostomie pour adhérences hépatlocoliques dix. mois plus tard.

Femme âgée de 42 ans. Subit en rgo1 une appendicectomie et une Ovariotomie gauche. 6 mois après, douleurs violentes dans le côté droit du ventre et métrorragies. Hystérectomie et suppression de l'ovaire droit en 1911. Les crises douloureuses continuent ; elles s’accompagnent de frissons, de vomissements et de maux de tête. Les douleurs s’irradient alors vers l’épaule droite et s’accompagnent parfois d’un état lipothymique. Après ces crises qui ne durent que quelques heures, il persiste une douleur vague dans le côté droit du bas-ventre et un peu de subictère. Les crises d’abord

espacées tous les 6 mois, augmentent de fréquence. Le ventre est.

flasqueé, la pression est douloureuse dans le creux épigastrique et la région sous-jacente au rebord costal droit, surtout lorsqu'on enfonce les doigts sous le foie.

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à Opération le 18 février 1921. M. H4rTManx. Cholécystectomie rétrograde. La vésicule est réunie au colon transverse par une lame d’adhérences solides, ; on doit sectionner celle-ci avec les ciseaux. __ Elle ne contient pas de calculs mais une bile épaisse et noirâtre. 2 L'examen de la pièce fait par M. Ménétrier montre l'existence en un point de la paroi d’un module où l’on reconnaît un certain nombre de glandes adénomateuses. Ces glandes, développées dans la profondeur forment des dilatations kystiques dans la couche musculaire ; elles en poussent même en dehors de celle-ci sans qu'il y ait pourtant évolution néoplasique manifeste. | Ki Suiles immédiates : simples. Ablation du drain le 20 février. 4 SUITES ÉLOIGNÉES. Revue le 21 décembre 1921. À sa sortie de l'hôpital, la malade se sentait complètement soulagée. Un mois après sa sortie elle revient consulter parce qu’elle souffre du côté À droit, mais beaucoup plus bas que la région opératoire ; en même temps elle se plaint que son ventre gonfle an même point par moments. Il n’y a pas de rapport net entre l'apparition de ce gonflement et les repas. Parfois cette voussure débute le matin au lever.

Depuis, la malade a eu deux grandes crises douloureuses ; la 1° date de 2 moïs, la 2° de 3 semaines. Ces crises ont débuté, la 1°° vers 7 heures du soir, la 2° vers 7 heures du matin, par un gonfle- .ment de toute la moitié droite de l’abdomen ; des douleurs vives { - apparaissaient du même côté presqu'aussitôt, sous forme de constriction très pénible avec irradiation dans la colonne dorsale et l'épaule droite’ La malade était en même temps prise de vomissements très abondants, comme de l’eau roussâtre, n’ayant plus les caractères de vomissements bilieux comme avant l'opération.

La crise durait 10 à 12 heures ; elle cessait progressivement, sans gargouillement, maïs avec débâcle diarrhéiques. Elle était précédée chaque fois d’une période de constipation prolongée. Dans l'intervalle des crises, la malade présente des alternatives de ‘constipation et de diarrhée avec gonflement et gargouillement dans le côté droit. Elle aurait les yeux jaunes pendant les crises.

Le 204 SE

À l'examen du ventre : cicatrice oblique, souple, sans adhéren-

ces aux plans profond et sans éventration. Douleur au « point vé-

siculaire » dans l'inspiration profonde. Léger endolorissement de la partie inférieure de l’épigastre à droite de la ligne médiane.

L'examen radioscopique du gros intestin pratiqué par le D Lagarenne a donné les résultats suivants : )

Le lavement baryté remplit l’ampoule rectale, puis l’anse sigmoïde ; celle-ci, déviée à gauche, forme avec le colon iliaque un grand $ italique ; on la dissocie très bien de ce dernier à la palpation. Arrêt très prolongé au niveau de l’angle colique gauche. La progression dans le transverse est très lente ; la partie moyenne du transverse, même en position couchée, décrit un angle qu'on ouvre facilement au palper.

Toute la portion droite du transverse vient s'appliquer contre la face inférieure du lobe droit du foie : elle est douloureuse à la palpation ainsi que le colon ascendant. En position debout l’angle colique droit reste fixé sous le foie ; son calibre est légèrement irrégulier à ce niveau ; l’angle droit ou du moins la partie droite du transverse est attirée en haut sous le foie. |

L'examen radioscopique de l'estomac après repas baryté montre un organe en forme de corne bien régulière. Le bulbe duodénal et l’angle supérieur du duodénum apparaissent assez dilatés et d’une façon continuelle, Il semble y avoir quelques adhérences en-

tre le lit de la vésicule et la partie supérieure de la 2° portion duo-

dénale car le bulbe et l’angle supérieur du duodénum restent constamment injectés, adhérences très légères ne déterminant pas de sténose ; on voit, en effet, par moments des bouchées de baryte dilater largement la 2° portion du conduit. L’estomac est vide 3 heures + après l’ingestion.

Par contre, l'examen radioscopique pratiqué au bout de 48 heures permet de constater que le cœcum et la totalité du colon sont encore remplis par la masse barytée. Le cœcum et le colon ascendant paraissent nettement dilatés par rapport au transverse dont le calibre est considérablement réduit.

Opération le 20 janvier 1922, par M. HARTMANN. Incision débu-

© — 200 — | tant sur, la ligne médiane à > em. au-dessous de l’ombilic contournant celui-ci à gauche pour remonter obliquement en haut et à droite vers le rebord costal. Epiploon libre. Le 1/4 droit du colon transverse est fusionné avec le foie. Cœcum et colon ascendant sont dilatés et rouges. Les 3/4 gauches du colon transverse sont petits, blancs, rétractés. On pratique une colo-colostomie latérale au niveau des deux bandes longitudinales. Fermeture du ventre en 5

étages. s %

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