‹ Étude Des Suites Éloignées De La Cholécystectomie Pour Cholécystite D'après 100 Opérés RevusChapitre 5 sur 112 · D PASSE · texte numérisé non relu

D PASSE

autres dont l'ancienneté atteignait 10 à 15 ans ; 3 enfin pour lesquels les interventions remontaient respectivement à. 16 ans 5, 17 ans et 19 ans 3.

TecuniQuE EMPLOYÉE. -— L'incision, dans presque tous les | Cas que nous, rapportons, a été une.incision oblique, parallèle au rebord costal ét située un peu au-dessous de lui, incision que l’on recourbait suivant les besoins, à ses extrémités, en haut vers la ligne médiane, en bas vers le côté externe du, gr and droit, lui donnant ainsi une forme onduleuse, un peu à la manière de Kehr. Pour quelques cas seulement, dont tous sont dus à M. Lecène, c'est l'incision transversale, type Sprengel qui a été utilisée. Il n'a été usé de tamponnement que de façon exceptionnelle (3 cas), et les mèches étaient alors retirées de très bonne heure (dès le 3" jour). Mais toujours un drain assez gros était placé au contact du foie et le reste de l'incision suturé, soit en un plan avec des bronzes, soit en trois plans (catgut chromé sur les muscles). Ce drain était Jui- -même supprimé aussiiôt que possible après l'opération, souvent dès le deuxième ou le troisième jour, mais parfois assez longtemps après, cette ablation tardive étant conditionnée par un suintement plus ou moins prolongé de bile ou de pus.

La cholécystectomie a été pratiquée du fond vers le col 36 fois ; la cholécystectomie rétrograde a été faite pour tous les autres cas (64). Toutes les fois que les signes cliniques ou l’état de la voie principale, de par les constatations opératoires mêmes, donnaient un doute sur la liberté de celle-ci, le cathétérisme des voies biliaires était pratiqué par le moignon du cystique.

SES Te

L'opération a été exécutée secondairement à une cholé-

cystotomie chez 4

malades qui tous avaient gardé une fistule muqueuse à la suite de cette dernière intervention. A la cholécystectomie on a ajouté simultanément l’ablation de l'appendice six fois, une fois l’extirpation d'un adénome hépatique : chez une malade enfin, le cholécystectomie n’a été qu’une intervention complémentaire au cours de la résection partielle et de la marsupialisation

d'un kyste hydatique du foie.

Moyexs D'ÉTUDE. — Comme nous le disions dans notre introduction, nous ne nous sonimes pas contenté de l'examen clinique des opérés pour apprécier les résultats de l'intervention. Toutes les fois que la chose a été possible, nous avons pratiqué l'examen radiologique de l'estomac et surtout du duodénum ou du colon ; cet examen nous a été très utile pour la localisation exacte des points douloureux décelés par la clinique.

Il nous a permis d’ appr écier parfois des déformations légères du duodénum, de déceler une fixité anormale du genu supérius ou de l'angle colique droit par rapport à l'ombre hépatique ; il nous a ainsi guidé dans l’appréciation plus exacte de l'importance des adhérences dans le déterminisme de certains troubles. Dans deux cas où les symptômes subjectifs et physiques pouvaient faire penser à une participation pancréatique, nous avons complété nos investigations par l'épreuve de Schmidt pour une malade, par l'examen du suc duodénal recueilli par tubage, selon la technique de MM. Carnot et Mauban, pour l’autre.

Mais comme il reste malgré tout très difficile de faire la

part de la nervosité dans les symptômes qu'accusent certaines de ces opérées, il était utile pour celles-là surtout de trouver un criterium qui corrobore les données de l’examen clinique ; nous avons recherché ce criterium dans l’étude fonctionnelle du foie et nous verrons qu’il y a le plus souvent une concordance frappante entre les résultats de ces recherches et les renseignements fournis par l'examen des malades. Ces recherches biclogiques étaient en tout cas utiles pour juger de l'importance du facteur diathésique

dans la pathogénie de certains retours douloureux.

PLAN GÉNÉRAL D'ÉTUDE. — Ce que nous nous proposons donc dans ce travail, ce n’est nullement une étude statistique sèche et aride. Ce que nous voulons, c'est préciser quelle est exactement la puissance d'action de la chirurgie dans les cholécystites quand l'infection pratiquement paraît limitée à la vésicule. Notre but est évidemment aussi de,porter tout notre effort sur les suites éloignées des cholécystites lithiasiques de beaucoup les plus intéressantes. Il ne sera peut-être pas sans intérêt cependant de leur comparer les résultats éloignés des cholécystites simples.

Nous diviserôns ce travail en cinq chapitres :

Dans le premier, nous ferons l’étude analytique et qualitative de nos résultats, ce qui nous conduira chemin faisant à exposer les raisons de la classification que nous adoptons. Cette étude sera faite uniquement au point de vue clinique et radiologique.

Dans le deuxième nous nous proposons tout naturelle-

ment d'en exposer la statistique.

Dans le troisième, nous envisagerons les faits du point de vue biologique.

Dans le quatrième, nous ferons un essai pathogénique des troubles et accidents tardifs consécutifs à l'opération.

Dans le cinquième, enfin, nous aurons à nous prononcer quant aux modes de traitement préventif et curatif qu'il y à lieu d'’instituer chez les malades qu'atteignent ou que menacent encore des accidents. En particulier, nous aurons à voir si parfois la question peut se poser d’une nouvelle intervention et en quoi peut consister celle-ci suivant -les cas. |

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