‹ Étude Des Suites Éloignées De La Cholécystectomie Pour Cholécystite D'après 100 Opérés RevusChapitre 80 sur 112 · OBSERVATION LXXIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION LXXIII

Cholécystectomie pour cholécystite calculeuse chronique avec périchôlécystile. Suites éloignées : 17 mois s LU

Femme de 49 ans. Depuis 1911, souffre d’entéro-colite avec constipation ; puis elle a de temps à autre des douleurs vagues dans l’hypochondre droit avec subictère passager. En 1919, elle se plaint seulement de quelques malaises. Le 20 mai 1920 est prise de vomissements qu'elle attribue à une indigestion. Le 22, crise douloureuse violente dans l’hypochondre droit et le creux épigastrique ; cette douleur ne diminue qu'au bout de cinq jours. Depuis lors, elle a cinq crises douloureuses survenues à l’occasion d’un examen de la région. Douleur à la pression vésiculaire. A été opérée « des ovaires » il y a des années. L'examen du sang le lendemain d’une crise a donné : 12.857 glob. blancs dont 68 % de monos.

Opération le 5 juillet 1920, par M. HarTmanx. Cholécystectomie rétrograde. Vésicule volumineuse, gris rougeâtre, aux parois épaissies et scléreuses ; elle présente des adhérences molles avec le co-

lon ; elle contient un peu de liquide muqueux et de très nom breux calculs. Deux points sur le lit vésiculaire. :

Suites immédiales : Très simples. Ablation du drain le 3° jour.

SUITES ÉLOIGNÉES. — Revue le r9 décembre 1921. La malade s’est sentie complètement soulagée jusqu’en avril 1921, à part une constipation tenace. Elle suivait d’ailleurs rigoureusement son régime et faisait usage, de temps à autre, d’eau de Vichy. A partir d'avril, elle a commencé de nouveau à souffrir, surtout la nuit vers une heure du matin de petites douleurs sourdes dans le côté droit avec irradiation dans le dos et dans l'épaule droite ; ces douleurs s’accompagnaient d’une sensation de constriction, de barre transversale ; la malade ne vomissait pas et n’avait pas de jaunisse, Ces douleurs, d’abord peu marquées, n’empêchaient pas la malade de vaquer à ses occupations ; elles ont été progressivement en augmentant depuis lors. Cependant durant le mois de juin la malade ne souffre plus. Mais au mois de juillet elle est prise d’une crise douloureuse rappelant celles d’avant l’opération, mais moins forte toutefois, sans, vomissements ni ictère ; cette crise dure 4 ou 5 jours ; la malade aurait observé que pendant les derniers jours de la crise ses matières étaient nettement décolorées.

‘Depuis cette dernière crise la malade souffre presque continuellement. Elle est restée vingt jours dans le service de M. Parmentier durant le mois de, novembre dernier ; sous l'influence du repos, ses douleurs se sont un peu atténuées, mais aussitôt sa sortie de l’hôpital elle a recommencé à ressentir les mêmes douleurs. De plus, elle avait des maux de tête fréquents, avait perdu l'appétit et présentait après le repas des régurgitations « pâteuses et amères ».

À l'examen de l’abdomen on constate une cicatrice parallèle au rebord costal, qui est souple et sans éventration, sauf toutcfois, sur un point très localisé, répondant au trajet du drain ; en cet endroit, existe une petite déhiscence circulaire du diamètre d’une pièce de 0,50 où s’accuse une légère dépression de la cicatrice. La pression, en ce point, est légèrement douloureuse. On réveille de même une douleur vague au palper suivant une lar-

geur de trois travers de doigt, immédiatement au-dessus et à droite de l’ombilic, au niveau de la zone pancréatico-cholidocienne. Un autre point douloureux paraît net sur la ligne médiane à 3 travers de doigt au-dessous de l’appendice xyphoïde. Il n’y a pas de ptosa rénale ; on ne constate rien d’anormal à l’examen des autres appareils.

Le tubage gastrique à jeun ne révèle pas de stase ; l'examen du

suc gastrique après repas d’épreuvè montre un chimisme normal. SEEN ; L'examen radiologique de l'estomac et du duodénum pratiqué par le D' Lagarenne, montre une légère fixité de l’angle sous-hépatique de ce dernier, par rapport au foie, sans déformation et sans sténose > il existe un point deuloureux solaire vif. Aucunes des zones douloureuses trouvées à l'examen clinique ne répondent à l’ombre gastro duodénale. L’évacuation de l'estomac est complète 3 heures après l’ingestion du repas baryté. L'examen du colon après lavement de baryte ne févèle rien de particulier. Nous devons à l’obligeance du D' Henri Béclère d’avoir pu radiographier cette malaade en vue de déceler un calcul méconnu. Cette épreuve est restée absolument négative. * \

Nous avons alors essayé de voir quelle était la valeur du suc. pancréatique chez cette opérée. L'examen du suc duodénal recueilli par tubage a été fait par notre ami Picard, interne de M. Parmentier, selon la technique de MM. Carnot et Mauban. Cet examen a semblé déceler une légère déficience de la stéapsine.

Cholestérinémie : 2 gr. 50. Urines : sels biliaires : Tu = 957. Urobiline +. Abumine G.

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