‹ Étude Des Suites Éloignées De La Cholécystectomie Pour Cholécystite D'après 100 Opérés RevusChapitre 82 sur 112 · OBSERVATION LXXV · texte numérisé non relu

OBSERVATION LXXV

Cholécystectomie partielle pour cholécystite calculeuse aiguë suppurée. Cholécystectomie totale deux ans plus tard. Suites éloignées cinq ans et demi.

Homme de 88 ans. Bien portant jusque là, est réveillé brusquement vers 3 heures du matin le 23 mai 1914, par de fortes douleurs dans l’hypochondre droit et à l’épigastre avec irradiations

Ir ABTFANTES

vers le mamelon, sans vomissements. Le 24, amélioralion permettant au malade de se lever et de travailler. Reprise des douleurs le 25 : ces douleurs n’ont pas cessé depuis. La température s’est maintenue entre 39° et 40° du 27 au 31 mai ; le malade est apyrétique depuis le 4 juin. Le 27, ventre de bois au palper ; la contracture disparaît progressivement les jours suivants ; il subsiste seulement une douleur au point vésiculaire.

Le 17 juin 1914, cholécystectomie partielle et draînage de la vésicule par M. HARTMANN. Vésicule cachée par l’épiploon et Île colon adhérents au foie. Vésicule à parois épaisses, friables,

d’où s’écouie du pus à la ponction. Pas de calculs à l'exploration.

L'examen bactériologique du pus montre de rares bactéries sur lame. Après ensemencement on trouve un bacille peu mobile, Gram négatif, non identifié mais qui n’est ni du coli ni du typhique. pi

A la suite de cette opération persite une fistule à écoulement muqueux se fermant par moments. d’où :

-2° opération la 20 mars 1916, par M. HarTMann. Cholécystecio: inie du fond vers le col avec excision du trajet fistuleux. Vésicule réduite à un canal fibreux adhérent. Deux petits calculs sont trouvés dans l’origine du cystique.

Suites immédiates : Ablation du drain le 27 mars ; remise en place d’un drain, la 28 à cause de l'existence d’un écoulement bilieux. Suppression définitive de 4 avril.

SUITES ÉLOIGNÉES. — Revu en décembre 1921. Pendant trois ansle malade s’est trouvé tout à fait bien quoique ne suivant aucun régime. À partir de juin 1917 il commence à souffrir de tiraillements et de crampes au creux de l'estomac, avec itradiations à la base du cou, jamais dans le dos. Ces douleurs survenaient le plus souvent une demi-heure après le repas de midi et duraient 24 à 48 heures, sous forme de douleurs continues sans exacerba: tions. Elles ne s’accompagnent ni de nausées, ni de vomissements et n'étaient jamais suivies de jaunisse. L'influence de la nature des aliments ingérés sur les crises serait nulle au dire du malade, Pendant six mois, à partir de juin 19x17, il a souffert ainsi

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quotidiennement. Depuis ces douleurs gastriques ne se montrent plus que par intermittences. Enfin depuis trois ans, le malade cst sujet aux vertiges à l’occasion du moindre effort, vertiges ac- compagnés de nausées passagères. Depuis 1917, il a maigri, ditil, de 5 à 6 kilogs. Il ne fume pas et boit de l’eau ; pas de spécificité avouée. L'examen de la cicatricé révèle une légère éventration, localisée à la partie inféro-externe de celle-ci (emplacement du drain). On ne trouve aucuns points douloureux à la palpation de l'épigastre ni de l’hypochondre droit, le foie est de, volume normal, l'estomac ne présente pas de clapotage. L'examen des différents appareils permet de constater les signes nets d’une maladie de Hogdson. |

Cholestérinémie : 2 gr. 70. Urines : sels biliaires : 994. Urobiline : o. Albumine : +.

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