OBSERVATION LXXX
} $ - RS i SE QE À Cholécystectomie pour cholécyslite calculeuse chronique avec péricholécystite. Suites éloignées : un an et cinq mois
Femme âgée de 34 ans. Début en avril 1916, en pleine santé, par une douleur violente dans la fosse iliaque droite avec nauseest et vomissements. La douleur cesse en quatre ou cinq jours. En ‘1917, elle présente de l’ictère suivi de cinq ou six crises doulou- ‘reuses en quatre mois. Le 24 juin 1920, nouvelle crise avec fièvre.
A l'examen du ventre on constate au palper une douleur et une contracture de défense an/niveau de l’hypochondre droit.
Opération le 21 juillet 1920. M. HarTMann. Cholécysteclomie rétrograde. 2 points sur le lit vésiculaire.
La vésicule présente quelques adhérences. Elle contient une bile, très épaisse, très visqueuse, noire, quatre calculs dont l’un obture le bassinet.
Suites immédiates : Simples. Ablation du drain le 3° jour.
SUITES ÉLOIGNÉES. — Pendant les six premiers mois après l’opération la malade ne ressent aucun trouble et ne suit pourtant aucun régime.
Depuis février r92r1, elle se plaint de troubles digestifs qui ne vont qu'en s’accentuant depuis cette époque.
Presque chaque matin elle a, au lever, des nausées suivies d’efforts infructueux de vomissements. Les digestions sont pénibles et prolongées. Vers cinq ou six heures du soir elle sé trouve encore incommodée du repas pris à midi. Elle est sujette à la mi graine et a très peu d’appétit. Elle souffre souvent de tiraillements dans le côté droit quand elle se couche sur le côté gauche.
De plus, depuis trois ou quatre mois elle présente du ballonnement de la moitié droite du ventre après le repas. Ce ballonnement cesse au bout d’une heure avec bruit de glouglou et émission de gaz par l’anus. \ '
Enfin, elle présente de temps à autre des crises douloureuses. Celles-ci survenaient au début tous les mois ou tous les deux mois, elles se répètent maintenant toutes les deux ou trois semaines.
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Ces crises surviennent tantôt la nuit vers deux ou trois heures du matin, tantôt au lever. Elles débutent par un point douloureux dans le côé droit (la malade a l'impression qu’on lui enfonce un clou dans le côté) avec irradiation dans le dos.
En même temps, elle a l'impression d’une barre épigastrique
avec sensation d’étouffement. Au: bout d’une heure ou deux, elle est prise de coliques et d’une envie impérieuse d'aller à la selle. Elle présente alors une diarrhée brune et mousseuse qui persiste pendant quarante-huit heures à raison de quatre à cinq selles par jour.
Ces crises ne s’accompagnent ni de vomissements, ni d’ictère, ni de décoloration des matières.
La malade n’a suivi aucun régime ni pris aucun médicament depuis l'opération.
A l’examen du ventre : cicatrice oblique *à tendance chéloïdienne avec rétraction légère des plans , superficiels au niveau du trajet du drain. En ce point, on sent au palper une induration profonde ,qui remonte sous le rebord costal. Cette zone indurée est douloureuse au palper. On réveille aussi de la douleur à deux travers de doigt à droite de l’ombilic. Le cœcum paraît nettement distendu à la percussion.
Cholestérinémie : 1 gr. 80.
L'examen radiologique de l’estomac fait par M. le De Lagarenne montre un estomac en J, de péristaltisme normal, sans défor-
mation de ses courbures. Le bulbe duodénal s’injecte mais l’angle supérieur du duodénum est fixe par rapport. à l'ombre hépatiques ; ses limites sont peu nelltes. Le passage dans la deuxième portion du duodénum se fait en nappe mince ; cette zone est douloureuse à la palpation. Au bout d’une heure 1/4 un peu plus de
la moitié de la baryte est évacuée. Deux heures + après l’inges-
tion, l’estomac est vide.,
Ta PARU
CHOLÉCYSTITES NON CALCULEUSES