‹ Etude des Températures Locales dans les Névrites et les Paralysies PériphériquesChapitre 19 sur 24 · ALES · texte numérisé non relu

ALES

Bras droit Bras gauche

(malade) Partie inférieure de l’avant-bras 30°2 31°2 Bord cubital du bras ........ 26° 28° Mar Paume’ sm: 29° De Face dorenlé res, 298 29° fe Pot) ci M MNT 28° 28°5 Auriculaire, annulaire. 27° 29°5

Nous trouvons encore ici une hypothermie locale, surtout nette dans la région directement intéressée par la paralysie du nerf cubital.

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ESSAI DE PATHOGENIE

Dans ces différentes observations, nous avons pu constater, qu'à côté des symptômes neurologiques propres à la lésion nerveuse, il existe un symptôme peutêtre moins net, mais cependant décelable, c’est celui de l’hyperthermie ou de l’hypothermie locale au niveau des membres atteints.

Ces variations de température sont en général peu importantes, elles sont de l’ordre du degré, tout au plus atteignent-elles deux ou trois degrés lorsque les lésions sont très accentuées.

Elles occupent toujours la région directement intéressée par la lésion nerveuse, mais débordent sur les régions avoisinantes.

Comment peut-on expliquer ces variations de température ?

Dans la production de ces variations de température, divers facteurs entrent en jeu.

Tout d’abord, le système sympathique joue un rôle, mais lui seul ne suffit pas pour expliquer ces phénomènes.

En effet, la peau et par suite la température subit l'influence de la température et des mouvements de l’air, de l'épaisseur des vêtements, de l’activité du sujet, enfin des réactions vaso-motrices.

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De plus, les excitations des terminaisons nerveuses périphériques produites par la température du milieu extérieur, jouent sans doute un rôle important.

Le système nerveux joue également un rôle, on peut même dire de premier ordre, dans la production de la chaleur et de sa déperdition.

En effet, tous les dénivellements thermiques plus ou moins considérables, aussi bien de la température centrale que de la périphérique, constatés dans ces lésions nerveuses, démontrent la part qui revient aux centres

nerveux dans le maintien de l'équilibre thermique.

Claude Berxarp a montré que le muscle s’échauffe sous l'influence de l'excitation nerveuse et par là même élève la température locale de sa région. Il avait même accepté l'hypothèse de l'existence de nerfs caloriiques et de nerfs frigorifiques, dont l'excitation amenait soit de l'hyperthermie, soit de l’hypothermie.

Il n’est pas douteux qu'un rôle important soit Joué dans ces phénomènes par le sympathique et le parasympathique, mais la présence de fibres thermiques spécialisées dans les deux systèmes est plus que discutable.

En réalité, comme le prétend A. THomas, ce sont les fibres excito-sécrétoires qui sont en même temps thermiques et elles ne le sont qu'en vertu de la qualité de l'excitation qui leur vient des centres et qu'elles transmettent à la périphérie.

Enfin, certains auteurs ont distingué des centres de production de chaleur ou thermogénétiques, des cen-

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tres thermotaxiques qui contrôleraient la production de chaleur et l'irradiation périphérique.

Quelques-uns vont beaucoup plus loin et admettent l'existence d’un centre pour le froid (parasympathique), d’un centre pour le chaud (sympathique), des centres régulateurs.

Mais il semble bien, la production de la chaleur et la déperdition étant liées à une telle complexité de processus physico-chimique, qu’on ne peut séparer cette double fonction de beaucoup d’autres et la considérer isolément. On ne peut se représenter un centre thermique indépendant, exclusivement préposé à la production de chaleur.

On ne peut pas définir la région infundibulo-tubérienne, comme régulatrice thermique, sans englober dans une vue d'ensemble beaucoup d’autres régions du névraxe qui coopèrent avec elle ; en effet, la physiologie et la clinique sont là pour nous montrer que des lésions plus ou moins éloignées de cette région peuvent modifier la courbe thermique, et par là même la température périphérique.

On conçoit donc que toute lésion d’un nerf qui semble jouer un rôle dans la conduction de la chaleur, puisse donner soit de l’hyperthermie, soit de l’hypothermie dans les régions qui sont sous sa dépendance.

Mais à côté de l’action du système nerveux, le système sympathique joue un rôle qui varie avec les différents auteurs qui ont étudié cette question.

En effet, Claude BERNARD fait de celui-ci un véritable nerf frigorifique.

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