MAD EE
Tandis que Dasrre et Morar insistent sur le fait que tout nerf moteur et sécréteur est un nerf thermique, et que l’appareiïl sympathique vaso-constricteur ne saurait jouer qu'un rôle thermo-conservateur, les vasodilatateurs cutanés jouant par opposition le rôle de thermo-déperditeur.
Mais comment agit le sympathique sur la température locale ?
On sait que les filets sympathiques parviennent aux muscles lisses des vaisseaux soit par les plexus qui suivent le trajet de ceux-ci, soit pour une proportion moindre par les troncs nerveux cérébro-spinaux et leurs branches.
Ces filets sont constitués de fibres centripètes et de fibres centrifuges, ces dernières ayant une action soit vaso-constrictive, soit vaso-dilatatrice. |
La vaso-constriction amène une réduction du calibre des vaisseaux et une hypothermie locale, la vaso-dilatation a une action inverse.
En outre, ces fibres naissent des centres en quantité sensiblement égale.
Pour certains auteurs, comme DAsTRE et Morar, le nombre des filets vaso-dilatateurs serait plus important au voisinage de la moelle, mais diminuerait à chaque relai ganglionnaire ; l’activité de ces fibres vaso-dilatatrices s’affaiblirait à mesure qu’elles approchent de la périphérie où l’action des vaso-constricteurs deviendrait prépondérante.
L'action des filets sympathiques fut bien mise en
RO TU Ln TUE {
PTT
TRE CPP SRE NP SES
Se th one) 6 | LEA
Lun: UE Di à Cu
De ds à) is dl
CIS Ç ee
évidence par Claude BERNARD dans ses fameuses expériences.
En effet celui-ci, excitant le cordon sympathique à sa partie supérieure, constatait que les vaisseaux se resserraient jusqu'à s’effacer. Au contraire, la section de ce cordon amenait une vaso-dilatation paralytique avec élévation de la température locale.
Depuis, ces expériences furent appliquées chez l’homme et sont même entrées dans la pratique chirurgicale courante avec les travaux du Professeur Le- RICHE.
En effet, ce dernier a préconisé dans certaines affections vasculaires de dénuder l'artère par dilacération des plexus sympathiques qui l’entourent. Cette intervention amène une vaso-dilatation et une élévation de la température locale du membre intéressé.
Toutes ces interventions et expériences démontrent le rôle du sympathique dans les variations de température locale.
Nous venons de voir les éléments qui entrent en jeu dans les variations de température périphérique.
Ilest plus difficile d'expliquer la pathogénie des phénomènes d’hyperthermie ou d’hypothermie locale.
Nous avons vu que l’hyperthermie locale était souvent un symptôme de début de la névrite ou de la paralysie. On peut penser qu’au début de ces affections, il existe une excitation nerveuse qui échauffe les muscles, donc qui élèvent leur température et par là même celle de leur territoire.
Puis à ce stade d’hyperthermie, succède un stade