‹ Étude des troubles de la ménopause et leur traitementChapitre 9 sur 12 · PE TES · texte numérisé non relu

PE TES

L'examen des différents organes est négatif, sauf pour Île cœur, où l'auscultation montre un éclat clangoreux du deuxième bruit aortique. Cependant l'examen orthographique donne une image cardia-aortique normale.

La pression artérielle moyenne est de 14.5, la mx. de 22, la minima difficile à fixer, est aux environs de 9 cm. Hg. Un traitement par des médications sédatives et par l'opothérapie ovarienne se montre complètement inefficace et la pression moyenne reste toujours au même chiffre de 14,5.

On prescrit alors, plusieurs série d'injections d'extraits pancreatiques désinsulinés (4 séries) espacées d'un mois.

La première série n’a qu'une action modérée sur la pression elle reste à 14, mais les symptômes subjectifs :s'améliorent.

La 3° série produit une baisse très importante de la pression moyenne qui descend à 11,5, la maxima est de 16. Au bout de la 4° série tous les symptômes ont disparu et la tension est de 14.5 pour la mx., de 10 seulement pour la moyenne.

Obs. 6. {Kisthinios et Davydoft). — Mme H .. 49 ans. Toujours régulièrement réglée jusqu'à il y a 4 ans. A partir de ce moment, règles irrégulières disparaissant complètement quelques mois plus tard. Depuis 4 ans : bouffées de chaleur ,éblouissements, pas de céphalée. Mais il ya deux ans, céphalée occipitale soudaine pendant son travail ; cette céphalée, survenue brusquement cette seule fois ne s’est jamais reproduite. Mais à ce moment elle était allée consulter pour ce symptôme. On avait trouvé :

Urée sanguine : 6 gr. 27 Urines : pas d'albumine Tension artérielle : 25-16 au Vaquez

On fait une saignée et on la renvoie chez elle se reposer. Actuellement, bouffées de chaleur, sensation de coups violents dans la tête après l'effort (montéed” un escalier,etc.),

bourdonnements d'oreilles, mouches noires devant les yeux engoudissements des mains, parfois un peu d’enflure äux doigts, doigts morts. Bon appétit, mais mange peu à cause de son hypertension.

Depuis deux ans, traitée au benzoate de benzyle, pas d'amélioration.

Tension artérielle actuelle : variable, 30-16, 28-15. On institue un traitement par l'extraitpancréatique désinsuliné ; on fait trois séries d’injections séparées par des intervalles de repos pendant lesquels on fait prendre de l’angioxyl sous forme de sirop.

Ce traitement a duré trois mois (une série d’injections par mois). À ce moment la malade ne présente plus aucun symptôme subjectif et sa tension artérielle est : 18-11.

Obs. 7 (Kisthinios et Davydoff). — Mme T..…., 53 ans, mépagère. .

La malade soignée depuis deux ans pour hypertension présente des palpitations survenant pendant la journée et la nuit.

Une douleur siégeant dans la région précordiale, se propageant vers l'omoplate gauche, la fait soufirir fréquemment. Ces accidents ont commencé à se manifester il y a deux ans. Depuis, la malade dit avoir maigri de 10 kgr. Elle n’est plus règlée depuis six mois, mais depuis un an et demi, les régles ont commencé à être très irrégulières. La malade ne dort plus bien depuis 2 ans. Elle présente une céphalée matinale, disparaissant quelques heures après. Cette céphalée siège à la partie supérieure du crâne.

Soignée depuis deux ans par des extraits d'ovaires, la malade ne trouvant aucune amélioralion n'a pas suivi son traitement avec régularité, et a fini par l’abandonner tout à fait. Depuis plusieurs mois, elle ne suit aucun traitement. Il y a un peu plus d'un an, sa tension artérielle était de 26- 13.5 au Vaquez. Elle prenait de l'extrait d'ovaires à

CHELALA AGUILERA 4

Ce moment, mais abandonna ce traitement peu après.

Actuellement sa tension est de 21,5-13 bien que cette malade ne suive aucun traitement depuis plusieurs mois.Pouls : 116. Cœur : tachycardie, clangor aortique, souffle systolique de la pointe, ébauche de bruit de galop.

Pas de pollakyurîe nocturne, pas de vertiges ni éblouissements,pas de bourdonnements d’oreilles.On institue un trai tement par l’angioxyl selon la technique habituelle. A la fin de la deuxième série d'injections, les signes subjectiis ont disparu et la tension artérielle est de 18-12 à l'appareil de Vaquez.

Obs. 8 (P. Cossa). — Mme R. Marie est une femme de 43 ans sans antécédents pathologiques connus. Elle vient consulter à Sainte-Anne en novembre, parce quedepuis dix-huit mois elle présente un état de malaise, d'anxiété continue, sur lequel viennent se greffer des accidents paroxystiques. Brusquement, bouffées de chaleur et impression « que le sang ne circule pas », « que je respire mal ».

Ces crises durent environ un quart d'heure.

Mais la peur de leur retour, la crainte de mourir dans l’une d’entre elles, effraie la malade Ces derniers temps l'anxiété est devenue permanente et plus vive, « Tout me fait peur, je n'ai goût à rien, j'ai tout le temps l'impression que quelque chose de fâcheux va m'arriver, que je vais mourir ». De puis quelque temps, en outre,dé petites obsessions sont survenues, contre lesquelles la malade lutte facilement d'’ailleurs : obsession de se jeter par la fenètre, comme l’a fait une jeune fille de sa connaissance.

L'examen ne révèle rien de notable qu’une hypertension artérielle marquée, 22-13 au Pachon. Rien au cœur. La recherche du réflexe oculo-cardiaque ne montré pas de ralentissement du pouls.

Cet état ne cède pas aux moyens habituels ; la tension artérielle de la malade ayant augmenté (25-15), on se décide à

èssayer des injections d'angioxyl, d’abord à une ampoule par jour {20 unités). Dès la troisième piqûre, l'angoisse diminue. A la sixième, les phénomènes subjectifs ont totalement disparu. Ce mieux se maintient ensuite. Toutefois, la tension artérielle a baissé de deux points seulement 23-13. On augmente alors la dose quotidienne d’angioxyl, tout en soumettant la malade aux conditions d'hygiène et de régime habituelles du traitement de l'hypertension.

A noter que, dans l'intervalle, la malade, mal réglée depuis un certain temps, à vu sa ménopause devenir complète.

Des circonstances matérielles obligent d'interrompre la cure à la quinzième injection. Après dix jours sans angioxyl, les phénomènes d’anxiété reparaissent, mais plus légers. La malade revient alors elle-même demander la reprise du traitement Dès la troisième piqûre les troubles subjectifs disparaissent de nouveau complètement. On associe à partir de ce moment des extraits ovariens à l’angioxyl. Tension artérielle : 22-12.

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