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tion a été reprise par Kervarec qui a confirmé les recherches des auteurs précédents.
Cossa a signalé de très bons résultats dans les Spasmes vasculaires de quelque nature qu'ils soient.
Targowla et Rubinowitch, Cassa et Trells, Meignant et Cossa l’ont utilisé avec succès dans certains états anxieux.
Tous ces résuMats firent penser que l’emploides extraits pancréatiques désinsulinés dans les troubles de la ménopause, devait avoir des effets heureux.
Le Docteur M. Sagarra dans son excellente thèse sur les rapports entre la fonction ovarienne et la pression artérielle rapporte plusieurs observations où l’hypertension de la ménopause a été favorablement influencée par les exrtaits pancréaliques. Et ce même auteur dit en propres termes : « Nous croyons done que cette thérapeutique doit être mise en œuvre toutes les fois qu'il s’agit d'une hypertension de la ménopause comportant une symptomatologie subjective marquée, et que l’on ne doit pas priver les malades des bienfaits de cette médication dont l’action est des plus heureuses dans cette forme d’hypertension ».
Le mode d'emploi de ces extraits est très simple. Dans les formes accompagnées d’une symptomatologie prononcée on doit employer les injections intramusculaires : elles doivent être pratiquées tous les jours à la dose de 20 à 40 unités hypotensives (1). Le traitement sera con-
(1) Gley et Kisthinios ont trouvé un moyen d’étalonner physiologique:ment les substances hypotensives en cherchant le seuil de la réaction d’hypotension. C’est une méthode qui a été employée par A. et B. Chau-
tinué pendant quinze à vingt jours. En général les effets de la première série d’injections sont peu marqués, mais deviennent beaucoup plus manifestes au bout des deuxième et troisième séries. On fera une série tous les mois ou tous les deux mois, selon les cas, en donnant dans l'intervalle pendant une dizaine de jours l'extrait pancréalique désinsuliné sous forme de sirop (une cuillère à soupe à chaque repas).
Dans les cas moyens on peut diriger le traitement de la façon suivante :
On commencera par une série d'injections intramusculaires quotidiennes pendant dix-huit jours ; puis repos huit jours ; ensuite on fera prendre, pendant une dizaine de jours l'extrait désinsuliné sous forme de sirop (une cuillerée à soupe à chaque repas) : puis aucune médica-
.chard pour déterminer la chronaxie des nerfs vaso-dilatateurs. D'une manière générale, la recherche des seuils d’excitation des nerfs donne en électrophysiologie des résultats très constants. Les auteurs ont pensé que, dans les expériences d’hypotension provoquée ‘où l'excitant n’est plus de nature électrique, mais de nature chimique, la recherche du seuil de la réaction donnerait peut-être aussi des résultats constants. Cette recherche consiste alors à déterminer la quantité minima d'extraits hypotenseurs, capable de provoquer une chute de la pression juste appréciable sur le tracé.
Les résultats obtenus ont été conformes aux prévisions et cette quantité minima est beaucoup moins variable que la chute de pression produite par une dose moyenne d'extrait:
P. Gley et N. Kisthimios ont proposé d'appeler unité de substance hypotensive la quantité qui, injectée brusquement dans la veine jugutaire d'un lapin de 2 kilogramimes, provoque un æbwissement de pression juste enregistrable.
Dans la pratique, on administre à l'animal 0 gr. 01 de sulfate neutre d’atropine par kilogramme de façon à éviter le ralentissement du rythme cardiaque qui se produit rarement sous l'influence des extraits pancréatiques et dont l'enregistrement ‘gêne celui de la chute de pression (R. Giroux et N. Kisthinios. Les Extraits pancréatiques désinsulinés, p. 29, Masson et Cie, éditeurs Paris),
ris
Cation pendant quinze jours. Recommencer ensuite uñé nouvelle série d’injections, et même une troisième si on CS LE CRTI CSS |
Les séries doivent être prolongées plus ou moins longtemps suivant les cas ; mais il est rare qu’on doive aller au- oe de trois ou quatre séries.
PMédication sédative
On peut employer la teinture de belladone à la dose de XV à XX gouttes avant chacun des deux principaux repas; on peut l’associer aux feintures de jusquiame, crataégus ou valériane.
La teinture de valériane ; même dose, ou en spécialité. La papavérine, à la dose de 0 gr. 06 à 0 gr. 10 par jour, en pilules, associée à la jusquiame.
Les bromures, en potion ou en spécialité.
L’ésérine : 4 à 6 dragées de génésérine par jour.
Le gardénal : 0 gr. 05 le soir avant de se coucher ou la même dose en plusieurs prises de 0 gr. 01 ou 0 gr. 02 espacées dans la journée. Mais il vaut mieux l’employer en une seule prise le soir quelque temps avant de se coucher, pour combattre l’insomnie dont souffrent souvent ces hypertendues.
Traitement hygiéno-diététique
il faudra donner aussi aux malades des conseils hygiéniques qui peuvent être d’un grand secours. D'abord, les malades devront éviter toute fatigue phy-
Hu
sique : on connait l'influence du repos sur la tension artérielle. Cependant, il ne faut pas tomber dans l'excès contraire consistant à ne rien faire du tout : la gymnastique suédoise, les exercices modérés, le massage sont de bons sédatifs du sympathique. La marche au grand air est aussi à recommander, mais d’une façon modérée.
Il faudra aussi éviter les émotions : on connaît bien l'influence des émotions sur le sympathique : cette influence se manifeste surtout au moment de la ménopause, où justement la femme est plus sensible aux . émotions. :
Régime surtout lacto-végétarien et fruitarien. Diminuer les boissons : un litre et demi par 24 heures suffit.
Combattre la constipation.
En dehors de ces prescriptions la malade pourra manger ce qu’elle voudra, mais en évitant de fatiguer son tube digestif.
Supprimer tous les excitants du système nerveux (café, thé, alcool).
Cas traités par les extraits pancréatiques désinsulinés
Voici cinq observations typiques que nous avons choisies parmi un grand nombre.
Obs. 4. — Mme S.., 42 ans, souffre de maux de tête à siège occipital, très tenaces, depuis plus d'un an. Elle se plaint en outre, de troubles fréquents de la vue, caractérisés par l'apparition brusque de « brouillards » devant les yeux.
A | En
Plusieurs fois dans la journée elle accuse des bourdonrné: ments dans les oreilles et des bouffées de chaleur.
La tension artérielle est de 22 pour la maxima, de 14 pour la moyenne et de 11,5 pour la minima.
L'examen des différénts organes, et des reins en particulier, ne révèle rien d'anormal.
Mais en l'interrogeant on apprend qu'il y a deux ans ses règles ont été complètement supprimées.On lui fait un traitement par les éxtraits ovariens, traitement que la malade suit pendant 3 mois sans aucun résultat.
À ce moment on lui conseille un traitement par les extraits pancréatiques désinsulinés de MM. Gley et Kisthinios. Au bout d’une série de 12 injections intramusculaires (40 unités hypotensives par jour) la malade se sent très soulagée des céphalées et la tension n'est que de 18 mx. et 12 my. ; la mesure de la minima est très difficile.
On lui fait encore trois séries semblables à la précédente et la tension baisse à un taux à peu près normal (mx. 14, my. 9) pour s'y maintenir désormais.
Obs. 5. — Mme H.. , 49 ans, vient consulter dans le Service de M. le Pr Vaquez, parce que depuis quelques mois elle présente des céphalées occipitales très violentes, des angoisses passagères et des troubles de la vue.
A l'âge de 47 ans, elle a eu ses dernières règles et c'est à partir de ce moment qu'elle a commencé de ressentir les troubles actuels Cependant ceux-ci ne se sont accentués qu'il y a 6 mois.
Jusqu'à l'âge de 47 ans la malade avait toujours été bien portante et à aucun moment elle ne s'était plainte du moindre symptôme faisant penser à une hypertension artérielle.
Dans ces antécédents il n'y a rien de particulier à signa ler. Mère de deux enfants, elle n'a jamais eu d'albumine dans les urinus pendant les grossesses ni en dehors d'elles,