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puis s’abcèdent vers la vessie : d’où fistule vésicoprostatique. Qu'il se produise une communication -entre la prostate et l’urèthre ce qui est facile à concevoir dans une prostate farcie d’abcès tuberculeux et voilà la vessie en communication avec l’urèthre par lintermédiaire de la prostate. L’urine n'aura plus besoin de forcer le sphincter pour s’écouler. Elle suintera à travers la fistule vésico-prostatourétrale ainsi constituée et apparaîtra au méat urinaire sans que le malade éprouve aucun besoin, sans qu'il en ait conscience, et sans qu’il perçoive d'autre sensation que celle du contact des vêtements mouillés par l’urine.
A cette période d’abcès et de cavernes on constate aussi quelquefois de la rétention. Tel est le cas de- l'observation n° 14, par exemple, dans laquelle l’autopsie montre une prostate caverneuse type. Or les cavernes étaient restées localisées à la glande et n'avaient pas envahi les organes voisins. Seul le col vésical était ulcéré et il existait une contracture de l’anneau sphinctérien mis en évidence par le cathétérisme et l'intervention, spasme sur lequel venait s’épuiser la contraction vésicale, et qui explique la crise de rétention qu'avait eue le malade.
Les autres troubles mictionnels que nous avons étudiés, sont également observés au cours de cette période de l’évolution de la tuberculose de la prostate.
En résumé, nous pouvons dire qu’à la période des granulations 1l se produit des phénomènes conges-
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tifs de toute la glande et qui s'étendent même au col de la véssie et provoquent par suite des troubles mictionnels tels que pollakiurie, besoins impé-rieux, douleurs à la miction. Plus tard, quand les nodules augmentent le volume de la prostate, la miction est gênée d’une façon toute mécanique. En même temps les lésions bacillaires localisées au voisinage du col ne tardent pas à être le point de départ d’une réflexe énergique : le spasme urétral ou contracture de l'anneau sphinctérien de l’urèthre. La rétention de l’urine est constituée. Enfin, lorsque les nodules s’abcèdent et se fistulisent, peut apparaître un trouble nouveau : l’incontinence,
2° Influence du degré de l'affection. — II est évident que les troubles mictionnels seront plus ou moins nets suivant que les lésions tuberculeuses seront plus ou moins accentuées. Un seul tubercule évoluant au milieu du parenchyme prostatique peut passer inaperçu à la rigueur et ne retentir nullement sur la miction. Au contraire si la prostale est bourrée de lésions tuberculeuses 1l est forcé que ces lésions provoquent une symptomatologie quelconque, assez nette cependant. Mais il faut envisager 161 un autre point de vue : la situation des lésions. En effet, supposons que le tubercule unique que nous avons considéré tout à l’heure au lieu de se trouver au milieu de la prostate en plein tissu glandulaire siège soit au niveau de l’urèthre soît au niveau du rectum. L'évolution de ce tubercule aura bien moins de chance de passer inaperçue et