‹ Etude des troubles mictionnels: Dans la tuberculose de la prostateChapitre 6 sur 42 · ASS) HER · texte numérisé non relu

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et une profonde troublée par du pus et quelquefois des caillots de sang. Si l’on fait l'épreuve des trois verres on constate le plus souvent que seul le premier verre est trouble, le deuxième est limpide et quant au troisième qui contient l'urine de la fin de la miction il présente des stries sanglantes qui correspondent aux dernières gouttes expulsées.

Le sang émis dans les urines est toujours en quantité minime et ce n’est pas à proprement parler une véritable hémorragie. De plus il apparaît toujours à la fin de la miction, colorant les dernières gouttes expulsées. C’est une hématurie vraiment terminale. C’est un symptôme du début de l’affection et c'est ce qui la fait comparer (Desnos) aux hémoptysies des phtysiques pulmonaires avec Îlaquelle elle a beaucoup d’analogie. Elle est due à la congestion provoquée dans la prostate par la présence des tubercules, et à la rupture d’un petit vaisseau friable par suite des violentes contractions périnéales expulsives qui marquent la fin de la miction.

Pour Guyon ces hématuries ne seraient pas d’origine prostatique, mais plutôt d’origine rénale.

Rarement on a affaire à une véritable urétrorragie ; cependant on a cité quelques cas (Reliquet, Julien). Le plus souvent en face d’une hémorragie profuse il faudra songer à une autre affection que la tuberculose de la prostate.

On a également constaté quelquefois de véritables éjaculations sanglantes qui reconnaissent pour

cause l'extension du processus tuberculeux aux vésicuies séminales. ©

d) Enfin, à tous ces symptômes viennent s’ajouter des troubles rectaux qui s’observent plus particulièrement lorsque les lésions bacillaires siègent loin de l’urèthre, du côté de la face rectale de la prostate et sont pour ainsi dire excentriques. Ils consistent en douleurs permanentes, pongitives, siéceant dans l’anus et le périnée, s’irradiant jusque dans la verge, le bassin, l’hypogastre et parfois dans les membres inférieurs. | |

Quelquefois ce n’est qu'une simple sensation de pesanteur périnéale. Presque toujours le malade présente du ténesme qu’il rapporte toujours au début de sa maladie et dont il est très affecté, car cette sensation de ténesme devient de plus en plus sensible et de plus en plus impérieuse. Ces troubles apparaissent, s’exagèrent par suite de la défécation, de la fatigue des membres inférieurs, de la station assise, de la marche en voiture, du travail pémible (travail des champs, piochage où le sujet prend une attitude très fatigante).

Nous dirons pour résumer vet exposé des gros signes de la tuberculose de la prostate qu'il faut envisager deux sortes de symptômes : les uns qui orientent le diagnostic du médecin, ce sont les divers troubles mictionnels, rectaux, etc., qui sont accusés par le malade, les autres qui devront être recherchés attentivement par le médecin pour lui permettre de fixer son diagnostic et qui lui seront fournis par deux modes d'exploration clinique : le toucher rectal et le cathétérisme.

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