CONCLUSIONS
1° Les tumeurs mélaniques primitives du mésentére sont excessivement rares, puisque nous n'avons pu en réunir que deux observations.
2° Ces tumeurs nous paraissent sortir du cadre des néoplasies développées aux dépens d'éléments préexistants dans l'organisme.
3 Les néoplasies mélaniques du mésentère sont, comme toutes les autres tumeurs de même nature, constituées par des amas de granulations de couleur noire encombrant, soit des tissus composés d'éléments préexistants, soit des tissus composés d'éléments fibreux de nouvelle formation.
4 Leurs symptômes sont très obscurs, comme ceux de toutes les tumeurs mésentériques, ainsi que le prouvent les erreurs de diagnostic auxquelles elles ont donné lieu.
Toutefois on pourra penser à une néoplasie mélanique du mésentère quand se trouveront réunis les signes cliniques suivants :
A. — Situation de la tumeur sur la ligne médiane ;
B. — Sa grande mobilité dans tous les sens ;
c. — La présence au-devant et au-dessous d'elle de zones de sonorité ;
p. — Son peu de développement contrastant avec l’extrême gravité des symptômes généraux ;
E. — La présence de granulations pigmentaires dans le sérum du sang et dans les globules blancs.
5 Les néoplasies mélaniques du mésentère ont une marche invariablement progressive et fatale, et toute tentative d’extirpation ne pourrait qu'avancer le terme de la maladie.
Vu : le Doyen, Vu : le Président de Thèse, BROUARDEL. STRAUS.
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, GRÉARD,